Séminaire des Carmes
Le séminaire des Carmes a été le séminaire universitaire de l'Institut catholique de Paris. Fondé en 1919, il a formé des séminaristes originaires de nombreux diocèses de France. En 2026 Mgr Crepy annonce sa fermeture[1],[2].
| Séminaire des Carmes | ||||
| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique romain | |||
| Type | Séminaire (catholique) | |||
| Protection | ||||
| Site web | https://www.seminairedescarmes.fr/ | |||
| Géographie | ||||
| Pays | ||||
| Région | Île-de-France | |||
| Ville | Paris | |||
| Coordonnées | 48° 50′ 53″ nord, 2° 19′ 47″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 6e arrondissement de Paris
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Histoire
modifierCouvent des Carmes (1611-1790)
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Extrait du plan de Bullet et Blondel, 1676.
Les locaux du séminaire des Carmes se situent au 21 rue d’Assas, dans le 6e arrondissement de Paris. Ces locaux ont une longue histoire : avant d'être un séminaire, ils abritaient un couvent. En 1610, le pape Paul V envoya à Henri IV deux religieux de l'ordre réformé de Notre-Dame du Mont-Carmel par lettres missives. Les Carmes arrivèrent à Paris peu après l'assassinat du roi et c'est Marie de Médicis qui les accueillit et les autorisa à s'installer non loin du palais du Luxembourg où elle avait établi sa cour.
Les carmes installèrent leur couvent, le , dans une maison située à l’angle de la rue Cassette et du chemin de Vaugirard, donnée par Nicolas Vivien, maître des comptes, leur premier bienfaiteur.
Rapidement trop à l’étroit, les Carmes entament la construction du couvent et de la chapelle actuels en 1613. La chapelle qui fut construite reçut le premier dôme édifié dans Paris.
L'église du couvent est classé au titre des monuments historiques en 1910[3].
Les bouleversements de la Révolution (1790-1797)
modifierLes martyrs - Journée du 2 septembre 1792
modifierUne centaine de prêtres y a été tuée lors des événements révolutionnaires de , (voir Massacres de Septembre),
Le retour à la vie religieuse (1797-1845)
modifierLe séminaire (1919-2026)
modifierÀ partir de 1919, le couvant des Carmes de la rue de Vaugirard a accueilli le séminaire de l'Institut catholique de Paris. Des nombreuses personnalités du clergé français y ont suivi leur formation initiale. En 2026 sa fermeture est annoncée: les séminaristes en cours de formation sont envoyés au SUSS à Issy-les-Moulineaux[4].
Galerie
modifier- Plaques au n° 70 rue de Vaugirard en hommage aux martyrs de la prison des Carmes et à Henri Lacordaire.
- Plaques au n° 70 rue de Vaugirard en hommage à Frédéric Ozanam.
- Plaque au n° 74 rue de Vaugirard en hommage à Édouard Branly.
Personnalités issues du séminaire des Carmes
modifier- Cardinal Jean-Marc Aveline, archevêque de Marseille
- Cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon
- Paul Bertrand, évêque émérite de Mende
- Philippe Bordeyne, recteur de l'Institut catholique de Paris
- Louis Bousigues, ancien combattant et acteur des chantiers du cardinal
- André Brien, prédicateur des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris de 1971 à 1974
- Henri Brincard, évêque du Puy de 1988 à 2014
- Bienheureux Christian de Chergé, moine trappiste de Tibhirine, assassiné en 1996, béatifié en 2018
- Georges Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes
- Claude Dagens, évêque émérite d'Angoulême ; membre de l'Académie française
- Bruno Feillet, évêque de Seez
- Guy Gaucher, évêque émérite Bayeux et Lisieux
- Hervé Gosselin, évêque d'Angoulême
- Paul-Marie Guillaume, évêque de Saint-Dié de 1983 à 2005
- Étienne Guillet, évêque de Saint-Denis depuis 2024
- Jacques Habert, évêque de Bayeux et Lisieux
- Franck Javary, évêque de Châlons-en-Champagne
- François Kalist, archevêque de Clermont-Ferrand
- Cardinal Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris de 1981 à 2005
- Émile Marcus, archevêque émérite de Toulouse ; ancien supérieur du séminaire des Carmes
- François Maupu, évêque de Verdun de 2000 à 2014
- Hubert Michon, archevêque de Rabat (Maroc) de 1983 à 2001
- Pierre Molères, évêque émérite de Bayonne, Lescar et Oloron
- Laurent Percerou, évêque de Nantes
- René Picandet, évêque d'Orléans de 1981 à 1997
- Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque émérite de Bordeaux
- Pascal Roland, évêque de Belley-Ars
- Laurent Sentis, supérieur du séminaire de Toulon
- Georges Soubrier, évêque émérite de Nantes ; ancien supérieur du séminaire des Carmes
- Cardinal Jean Verdier p.s.s., premier supérieur du séminaire puis archevêque de Paris
- Antoine de Vial, ancien directeur du Service pastoral d'études politiques
Notes et références
modifier- ↑ « Communiqué de presse »,
- ↑ Laura Marchais, « À Issy-les-Moulineaux, un nouveau séminaire pour former les prêtres de demain », Aleteia, (lire en ligne)
- ↑ Notice no PA00088501, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Héloïse de Neuville, « À Paris, un nouveau séminaire face à la crise des vocations », La Croix, (lire en ligne)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- La Maison des Carmes, 1937, Paris, Séminaire des Carmes, 32 pages, lire en ligne
Articles liés
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la musique :
- Site officiel
- Découvrir le séminaire, Institut catholique de Paris