Sōfu Teshigahara

peintre et sculpteur japonais

Sōfu Teshigahara (勅使河原 蒼風, Teshigahara Sōfu?) est un ikebaniste, un peintre et un sculpteur japonais du XXe siècle, né le à Osaka et mort le .

Sōfu Teshigahara
Sōfu Teshigahara
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Osaka (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 78 ans)
Tokyo Women's Medical University Hospital (d) (Japon)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom dans la langue maternelle
勅使河原蒼風Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
勅使河原鉀一Voir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Fleur picassoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Distinctions
Œuvres principales

Biographie

modifier

Sōfu Teshigahara vit et travaille à Tokyo. Il est le fondateur en 1927 de l'Ecole Sogetsu 草月流 l'une des plus célèbres écoles modernes d'enseignement de l'art floral « ikebana ». Il a révolutionné l’art de l’ikebana en le sortant du tokonoma (alcôve des maisons traditionnelles japonaise) et en autorisant l’utilisation de matériaux non conventionnels tels que le métal. Il a pour devise : « l’ikebana n’importe où, avec n’importe quel matériel, par n’importe qui ».

En 1928 il anime des émissions radio sur l’ikebana sur la radio NHK[1].

En 1945 il organise une première exposition d’après guerre en collaboration avec Houn Ohara[1].

Dans les années 50 et 60 il voyage plusieurs fois en Europe et aux Etats-Unis. Il y rencontre de nombreux artistes d’avant-garde[2].

Il montre des expositions personnelles de ses œuvres, au Japon mais aussi à Neuchâtel, en 1969, et au Musée Galliera à Paris, en 1971. En prolongement des symboliques mises en œuvre dans l'art de l'arrangement Floral, Sōfu Teshigahara crée des peintures et des sculptures. Il réinvestit dans l'art de son pays ce que les arts occidentaux en ont emprunté, singulièrement depuis les graphismes de l'abstraction lyrique[3].

Après son décès en 1979 sa fille Kasumi Teshigahara devient le second Iemoto de l’école Sogetsu[1].

Racine de Camphrier
(pourtour du lac de Louvain-la-Neuve en Belgique).

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 (ja) « いけばな草月流 », sur いけばな草月流 (consulté le )
  2. ↑ (ja) « いけばな草月流 », sur いけばな草月流 (consulté le )
  3. ↑ Dictionnaire Bénézit 1999, p. 549

Bibliographie

modifier
  • Dictionnaire Bénézit, Dictionnaire des peintres,sculpteurs, dessinateurs et graveurs, vol. 13, éditions Gründ, , 13440 p. (ISBN 2700030230), p. 549.
  • Catalogue de l'exposition Sofu Teshigahara, Musée Galliera à Paris, 1971.
  • Jean-Jacques Lévêque: Sofu Teshigahara, Galerie des Arts, Paris,
  • Christine Croubois: traduction en français du livre de Sofu Teshigahara: " les 50 règles de l'ikebana"

Liens externes

modifier