Tachfine ben Ali

Émir almoravide
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Tachfine ben Ali ou Tachfine ibn Ali (berbère : ⵜⴰⵛⴼⵉⵏ ⵓ ⵄⴰⵍⵉ) est le fils de Ali ben Youssef, qui appartient à la dynastie berbère sanhadja des Almoravides, et d'une captive chrétienne nommée Dhouou El Sabah[1].

Tachfin Ben Ali
Fonction
Émir almoravide
-
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
تاشفين بن علي بن يوسف بن تاشفين الصنهاجي اللمتونيVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Père
Fratrie
Enfant
L'effondrement almoravide et les taïfas de la deuxième période de 1144 à 1148

En 1126, Tachfine est nommé gouverneur d'al-Andalus par son père[2]. Il se distingue par ses succès militaires contre les chrétiens ibériques, notamment à Fraga (1134).

En 1138, Ali ben Youssef nomme Tachfine ben Ali pour héritier. La situation politique à la fin du règne de son père est inquiétante, voire critique. Entre 1140 et 1141, les Almohades s'emparent des oasis du sud, puis de Taza. Ils échouent devant Ceuta mais prennent peu après Melilla et Al Hoceïma. Durant tout son règne (1143-1145), Tachfine ben Ali doit combattre les Almohades, dont le seul objectif est la fin de la dynastie almoravide, qu'ils jugent décadente. En 1145, victorieux devant Tlemcen, les Almohades poursuivent Tachfine ben Ali jusqu’à Oran.

À l'extérieur de cette ville, il existe une colline nommé Solb el-Kelb (le roc du chien), au sommet de laquelle se dresse un ribat où se retirent les dévots. Dans la nuit du 27 ramadan, souvent considérée comme la Nuit du Destin, de l'année 539 de l'Hégire (), Tachfine monte à ce ribat pour assister à la clôture de la récitation du Coran. Apprenant qu'il se trouve dans ce ribat, une troupe de cavaliers almohades, arrivée la veille devant Oran, l'encercle et incendie sa porte. Tachfine parvient à s'échapper à cheval mais sa monture chute d'une falaise et Tachfine meurt avec. Sa tête est envoyée à Tinmel, capitale almohade[3].

Références

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  1. Mohamed Monkachi, « Unions mixtes dans l'histoire du Maroc », dans Aïcha Belarbi, Couples en question, Casablanca, Le Fennec, , 281 p., p. 125
  2. Abraham Lahnite (préf. Jean Martin), La politique berbère du Protectorat français au Maroc (1912-1956), t. 2 : Le Souss géographique, historique et humain, Paris, L'Harmattan, , 401 p. (ISBN 978-2-296-54981-4, BNF 42425842), p. 235
  3. Ahmed Ben Khaled En-Naciri Es-Slaoui (trad. de l'arabe par Ismaël Hamet), Kitab el-Istiqça li-Akhbar Doual el-Maghib el-Aqça, vol. XXXII, t. III : Les Almohades, Paris, Librairie ancienne Honoré Champion, (lire en ligne [PDF]), p. 43

Liens externes

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