Tage (navire de ligne)
Le Tage est un navire de ligne mise en service par la Marine française au XIXe siècle.
| Tage (navire de ligne) | |
maquette à l'échelle au Musée national de la Marine de Paris | |
| Type | Navire |
|---|---|
| Chantier naval | Brest |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 65,02 m |
| Pavillon | France |
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Historique
modifierEn 1824, il sort des chantiers navals de Brest, sur cale, sous le nom de Polyphème, rebaptisé Saint Louis, et finalement Tage le en l'honneur du combat du Tage[1]. Il est lancé en 1847[1].
Le , il s'échoue dans la baie de Kamiesch en Crimée et est remis à flots[2].
De 1857 à 1858, il est converti en bateau à vapeur[1].
Du au , il sert de navire-prison pour détenir les prisonniers de la Commune de Paris au port de Cherbourg[3]. Charles Rouchy, le conjoint de Victorine Brochet, en fait partie[4].
Le Tage effectue le dix-huitième convoi de déportés de la Commune qui part le de l'île d'Aix et arrive à Nouméa en Nouvelle-Calédonie le , après 115 jours de voyage[5],[6]. Ce même convoi comporte aussi 393 transportés, condamnés de droit commun aux travaux forcés (convoi de transportation n° 351).
Par la suite, il transporte des prisonniers en Nouvelle-Calédonie, ou les rapatrie[3],[7],[8], tel le communard Henri Dey[9]. Pendant l’été -, le Tage doit faire face au manque de vent[10].
Il sert de ponton puis de charbonnière à Brest de 1886 à 1895 et est détruit en 1896[1].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 « le Tage », sur www.bernard-guinard.com (consulté le )
- ↑ « Express from Paris », The Morning Chronicle,
- 1 2 « La répression judiciaire de la Commune de Paris (1871-1880) », sur communards-1871.fr (consulté le )
- ↑ Marianne Enckell, « Rouchy Jean, Charles », sur Le Maitron, (consulté le ).
- ↑ « Convois_de_deportes », sur www.bernard-guinard.com (consulté le )
- ↑ Philippe Poisson, « "Le Tage" vaisseau transformé pour le transport des forçats », sur Le blog de Philippe Poisson (consulté le )
- ↑ Germaine Mailhé, Déportations en Nouvelle-Calédonie des communards et des révoltés de la Grande Kabylie (1872 à 1876), L'Harmattan, (ISBN 978-2-7384-2796-0, lire en ligne)
- ↑ Philippe Vigier, Répression et prison politiques en France et en Europe au XIXe siècle, creaphis editions, (ISBN 978-2-907150-11-8, lire en ligne)
- ↑ « Dey Henri, Charles, Joseph - Maitron », sur maitron.fr, (consulté le )
- ↑ Yannick Lageat, « La Marine française confrontée aux mers du sud de l’océan Indien (1864-1890) », Dynamiques environnementales. Journal international de géosciences et de l’environnement, nos 39-40, , p. 22–33 (ISSN 1968-469X, DOI 10.4000/dynenviron.319, lire en ligne, consulté le )