Takasaki Chikaaki (高崎 親章, Takasaki Chika'aki?), né le à Minato (ja), dans le district de Hioki (ja) de la province de Satsuma, et mort le , est un fonctionnaire, officier de police et homme politique japonais. Il est directeur du bureau des Affaires policières (ja) du ministère de l'Intérieur de 1892 à 1893. Par la suite, il est respectivement gouverneur des préfectures d'Ibaraki, de Nagano, d'Okayama, de Miyagi, de Kyoto et d'Osaka entre 1893 et 1911. De 1903 jusqu'à son décès, il est un des membres nommés par décret impérial de la Chambres des pairs du Japon.

Takasaki Chikaaki
Illustration.
Portrait tiré de l'« Okayama Gunji-shi » (岡山県郡治誌), publié en 1938.
Fonctions
Directeur général (ja) du bureau des Affaires policières (ja) du ministère de l'Intérieur

(4 mois et 9 jours)
Prédécesseur Ōmori Shōichi (ja)
Successeur Onoda Motohiro (ja)
13e gouverneur de la préfecture d'Ibaraki

(2 ans, 10 mois et 27 jours)
Prédécesseur Makino Nobuaki
Successeur Egi Kazuyuki (ja)
4e gouverneur (ja) de la préfecture de Nagano

(1 an, 2 mois et 1 jour)
Prédécesseur Asada Tokunori (ja)
Successeur Gondō Kan'ichi (ja)
3e Gouverneur (ja) de la préfecture d'Okayama

(2 ans, 9 mois et 12 jours)
Prédécesseur Kōno Chūzō (ja)
Successeur Yoshihara Saburō (ja)
8e gouverneur de la préfecture de Miyagi

(2 mois)
Prédécesseur Chikami Kiyoomi (ja)
Successeur Nomura Masaaki (ja)
9e gouverneur de la préfecture de Kyoto

(1 an, 10 mois et 20 jours)
Prédécesseur Utsumi Tadakatsu
Successeur Ōmori Shōichi (ja)
12e gouverneur (ja) de la préfecture d'Osaka

(9 ans, 6 mois et 27 jours)
Prédécesseur Kikuchi Kanji (ja)
Successeur Inuzuka Katsutarō (ja)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Minato (ja)[N 1], district de Hioki (ja), province de Satsuma
Date de décès (à 67 ans)
Nationalité Japonaise
Profession Fonctionnaire
Policier

Image illustrative de l’article Takasaki Chikaaki
Gouverneurs d'Osaka (ja)

Biographie

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Jeunesse et éducation

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Takasaki Chikaaki naît le 1er jour du 5e mois[3],[4],[5],[6],[7],[8] de la 6e année de l'ère Kaei[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9] () dans le village de Minato (ja)[10] du canton d'Ichiki (市来郷)[10], du district de Hioki (ja)[10] de la province de Satsuma[10],[3],[4],[8] (actuelle préfecture de Kagoshima[9],[3],[4],[8],[5],[6],[7]). Son nom personnel est Hanjūrō (半十郎)[3],[4]. Il est le fils aîné du samouraï Takasaki Chikahiro (ja) (高崎 親廣)[5],[6],[7],[8],[N 2]. En 1871, Takasaki déménage à Tokyo pour y effectuer ses études[6],[3],[4],[11]. Il est alors embauché par le ministère de l'Intérieur et affecté au département de la Police métropolitaine (ja)[12]. Contrairement à plusieurs de ses pairs, il gravit les échelons non pas grâce à son éducation, mais grâce à son expérience[11].

Carrière politique

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Il devient lieutenant de police de 15e rang en 1875 au sein de la préfecture de Chiba[5],[6]. Il est par la suite promu inspecteur de police adjoint de 2e classe, puis inspecteur de police adjoint[5],[6]. En 1876, Takasaki est envoyé à Kumamoto pour enquêter sur la rébellion Shinpūren, accompagné de cinquante hommes[11]. Là-bas, son père Chikahiro l'informe de la situation préoccupante concernant Saigō Takamori, qui venait de quitter la fonction publique pour son opposition au gouvernement central, dans la préfecture de Kagoshima[6],[7],[11]. Peu après, la rébellion de Satsuma éclate en 1877[11]. Takasaki retourne dans la préfecture de Kagoshima pour se recueillir devant le tombeau familial avec 21 collègues, dont Nakahara Naoo (ja)[13],[14],[15],[11]. Il s'agissait en fait d'une mission secrète confiée à Takasaki à son retour à Tokyo par le chef de la police japonaise Kawaji Toshiyoshi pour faire le suivi sur la situation avec Saigō Takamori[13],[14],[15],[11]. Lorsque Takasaki arrive à Kagoshima, dans l'espoir de convaincre la population de ne pas se joindre aux rebelles, il est traité avec mépris[11]. Nakahara et Takasaki sont alors capturés par les élèves de l'école privée de Saigō pour possession illégale d'arme à feu et ils sont soupçonnés d'avoir tué Saigō[13],[14],[15],[8],[11]. Ils sont torturés pendant plusieurs jours et tenus en captivité jusqu'à la fin de la guerre[11]. Chikahiro, le père de Takasaki, samouraï et prêtre shinto local, tente de désamorcer la situation en proposant aux hommes de Saigō de se rendre à l'armée impériale, mais il est lui-même capturé et assassiné[13],[14],[15],[8],[11]. Échappant de peu à la mort, Takasaki est finalement libéré par les forces gouvernementales et regagne Tokyo[5],[13],[14],[15],[6],[7],[11].

En 1879, il devient inspecteur de police intérimaire, conseiller gouvernemental et commandant de police[5],[6], L'année suivante, il est promu inspecteur de police de deuxième classe, puis surintendant de 5e classe et finalement surintendant de 2e classe[16],[17],[6]. Le , il devient le premier directeur du département de police (ja) de la préfecture de Miyagi[5],[6],[16],[17], et est reconduit au même poste le après la changement du nom de la fonction[16],[17],[18]. Le de la même année, il est remplacé par Sugai Masami (ja)[16],[17],[19]. Il devient alors directeur du département de police (ja) de la préfecture d'Osaka[6],[5],[16],[17],[20],[21],[22], en remplaçant Ōura Kanetake[20],[21],[22]. Le , il est renouvelé en tant que chef de la police d'Osaka[23],[20],[21],[22] et le , il est remplacé par Yamashita Hidemi[20],[21],[22]. Il devient alors secrétaire administratif dans la même préfecture[24],[20],[21],[22],[5],[6].

Le , il est nommé directeur du bureau des Affaires policières (ja) du ministère de l'Intérieur et reste en poste jusqu'au [25],[5],[6],[3],[4]. Il devient alors gouverneur pour la première fois, dans la préfecture d'Ibaraki[5],[6],[3],[4]. Le , il devient gouverneur de la préfecture de Nagano[5],[6],[3],[4]. Le , il occupe son prochain poste gouvernoral, en devenant gouverneur de la préfecture d'Okayama[5],[6],[3],[4]. Il négocie avec le maire d'Okayama Oda Yasumasa (ja) le réaménagement de la baie de Kojima (ja)[11]. Il est ensuite brièvement gouverneur de la préfecture de Miyagi à partir du [5],[6],[3],[4], mais sa contribution reste mineure dû à la durée de son mandat de moins d'un an[11]. Le de la même année, Takasaki devient gouverneur de la préfecture de Kyoto[5],[6],[3],[4]. Sa première année de mandat est sans action particulière[9]. Il lance par la suite une série de réformes administratives incluant une réduction d'effectif[9]. Il encourage également le développement agricole[9]. Il est alors critique des politiques du ministère de l'Éducation, qu'il qualifie d'insensibles aux situations particulières des régions[9]. Vers la fin de son mandat, il réussit à obtenir l'approbation de l'assemblée préfectorale pour la construction d'un nouveau bâtiment préfectoral (ja), ce qui avait déjà été discuté depuis le mandat de Watanabe Chiaki (ja)[9]. Il occupe par la suite son plus long mandat politique, en tant que gouverneur de la préfecture d'Osaka, à partir du [5],[6]. Il gère la préfecture en menant à bien l'effort de guerre après le début de la guerre russo-japonaise et gère les camps de prisonniers de guerre[11]. Il mène aussi à terme la construction du nouveau canal du fleuve Yodo[11].

Le , il est nommé par décret impérial à la chambre des pairs[6],[3],[4],[26].

Vie après la politique et décès

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Le , il quitte la fonction publique[6],[3],[4] et reçoit le poste honorifique de Kinkei no ma Shikō (ja) (錦鶏間祗候) le [6],[7],[3],[4],[27]. Il devient le 4e directeur représentatif de la société Nihon Seikōsho (日本製鋼所)[6],[3],[4] en 1914, succédant au britannique Douglas Vickers (en). Il gardera le poste jusqu'à son décès et sera remplacé par Dan Takuma[28],[29]. Il occupe simultanément les postes de directeur de Naniwa Ginkō (浪速銀行) et de l'Osaka Jōtō Tochi (大阪城東土地株式会社)[6],[7],[3],[4].

Il meurt le [8],[3],[4] à l'âge de 67 ans[N 3] des suites d'une maladie[11].

Famille et vie privée

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En , Takasaki Chikaaki devient chef de la famille Takasaki[6],[7]. Il épouse Takasaki Ei (ヱイ), fille aînée du samouraï Takasaki Hanbei (高崎 半兵衛)[N 4], née en dans la province de Satsuma[6]. Le couple a deux filles et trois fils, respectivement Fumi (フミ), née en [6], et Teru (テル), née en [6], et Hideo (秀雄), né en [6], Chikao (親雄), né en [6], et Takeo (武雄), né en [6].

Hideo épouse Ioko Mimurodo (猪尾子), quatrième fille du vicomte Mimurodo Masamitsu (ja), née en [6]. Il meurt avant son père entre 1915 et 1918[7]. Fumi épouse le contre-amiral Uemura Tsunekichi (上村 経吉)[N 5],[6], tandis que Teru épouse le samouraï Tanigawa Kiyosumi (谷川 清澄), originaire de la province de Satsuma[6]. Chikao épouse Shizu Saida (齋田 静)[N 6], fille aînée du roturier Saida Saiei (齋田 齋英), née en dans la préfecture de Yamanashi[7].

Distinctions

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Notes et références

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  1. Le village de Minato (湊村) est anciennement inclus dans le canton d'Ichiki (市来郷). Le , il fusionne avec deux autres villages pour créer le village de Nishiichiki (ja) (西市来村). Le village de Nishiichiki est promu au rang de bourg le et prend le nom d'Ichiki (市来町)[1]. Ichiki fusionne avec la ville de Kushikino (串木野市) le pour créer la ville d'Ichikikushikino (いちき串木野市)[2].
  2. Selon la nouvelle graphie, « 高崎 親広 »[8].
  3. 68 ans selon le calcul d'âge d'Asie de l'Est[8].
  4. Selon l'ancienne graphie, « 高崎 半兵衞 »[6].
  5. Selon l'ancienne graphie, « 上村 經吉 »[6].
  6. Prénom écrit « 靜 » selon l'ancienne graphie[7].

Références

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  2. (ja) « 市のあゆみ », sur Ville d'Ichikikushikino, (consulté le ).
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 日外アソシエーツ 2003.
  4. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 日外アソシエーツ 2004.
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 人事興信所 1903.
  6. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 人事興信所 1915, p. Ta91.
  7. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 人事興信所 1918, p. Ta118.
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  11. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 (ja) Keyaki, « 茨城・長野・岡山・宮城・京都・大阪-知事歴任、鹿児島人・高崎親章 », sur けやきのブログⅡ, (consulté le ).
  12. (ja) « 高崎親章関係文書 », sur Archives nationales du Japon, (consulté le ).
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Voir aussi

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Articles connexes

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Bibliographie

modifier
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  • (ja) Masaaki Ueda et al., 日本人名大辞典 Dictionnaire biographique japonais »], Kōdansha, , 2304 p. (ISBN 978-4062108003).

Liens externes

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