Tannay (Vaud)

commune suisse du canton de Vaud

Tannay ([tanɛ]) est une commune suisse du canton de Vaud, située dans le district de Nyon, dans la région de Terre-Sainte.

Tannay
Tannay (Vaud)
La tour de l'horloge et le centre du village.
Blason de Tannay
Armoiries
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Nyon
Communes limitrophes Commugny, Coppet, Mies, Chavannes-des-Bois
Syndic
Mandat
Michaël Schlegel
2026-2030
NPA 1295
No OFS 5729
Démographie
Gentilé Tannayroli
Population
permanente
1 732 hab. (31 décembre 2025)
Densité 952 hab./km2
Langue Français
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 32″ nord, 6° 10′ 35″ est
Altitude 407 m
Superficie 1,82 km2
Localisation
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Tannay
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Tannay
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Tannay
Liens
Site web www.tannay.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Géographie

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Photo aérienne prise à 500 m par Walter Mittelholzer (1930).

Localisation

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Tannay se situe au bord du lac Léman, à 413 m. d'altitude, à dix kilomètres au sud-sud-ouest de Nyon, dans la région de Terre Sainte, dans le canton de Vaud[3]. Un petit ravin la sépare de la commune limitrophe de Mies[3].

Le territoire de Tannay s'étend sur 1,82 km2[2]. Lors du relevé de 2013-2018, les surfaces d'habitations et d'infrastructures représentaient 41,4 % de sa superficie, les surfaces agricoles 43,6 %, les surfaces boisées 13,3 % et les surfaces improductives 0,0 %[4].

Transports

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Toponymie

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Le nom de la commune, qui se prononce [tanɛ], dérive vraisemblablement d'un nom de personne latin (du type Tannus ou Taminus), qui y possédait un domaine, et du suffixe celtique -acum[7]. Tamnay-en-Bazois, en Bourgogne, remonterait également à un Taminus[7].

Il se peut également qu'il soit formé de la racine celtique tann- (chêne) et du suffixe -ētum et désigne ainsi un endroit où poussent ces arbres, mais la racine tann- n'est pas productive en Suisse romande[7].

La première occurrence du toponyme dans un texte, sous la forme de Taney, date de 1390[7].

Histoire

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La commune conserve les vestiges d'un établissement gallo-romain[5].

Au Moyen Âge, Tannay fait partie de la seigneurie de Coppet[5]. En 1666, un conflit à propos d'une terre à Veytay, en limite de Mies, oppose ses habitants au baron de Coppet[5].

Intégrée de 1536 à 1798 au bailliage de Nyon sous le régime bernois, la commune est attribuée au district de Nyon en 1798[5]. Elle a toujours relevé de la paroisse de Commugny[5].

La commune accueille des réfugiés huguenots, en particulier du Pays de Gex, dont un certain Jean Delor[5]. Ses descendants fondent une fabrique d'horlogerie, qui est prospère au xixe siècle[5].

En 2024, les citoyens de la commune refusent à 72 % un projet d'étude visant à fusionner huit communes de la région de Terre-Sainte[8].

Population et société

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Gentilé

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Les habitants de la commune se nomment les Tannayrolis[9],[10].

Démographie

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Évolution de la population

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La commune compte 1 732 habitants au 31 décembre 2025 pour une densité de population de 952 hab/km2[1]. Sur la période 2010-2023, sa population a augmenté de 13,5 % (canton : 18,6 % ; Suisse : 9,4 %)[11].

Évolution de la population de Tannay entre 1850 et 2020[12],[1]

Pyramide des âges

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En 2023, le taux de personnes de moins de 30 ans s'élève à 35,1 %, similaire à la valeur cantonale (34,6 %). Le taux de personnes de plus de 60 ans est quant à lui de 24,1 %, alors qu'il est de 22,5 % au niveau cantonal[13].

La même année, la commune compte 834 hommes pour 900 femmes, soit un taux de 48,1 % d'hommes, inférieur à celui du canton (49,1 %)[13].

Pyramide des âges de Tannay en 2023 (%)[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5
90 ans ou +
0,3
9,5
75 à 89 ans
8,6
14,5
60 à 74 ans
14,8
26,4
45 à 59 ans
26,6
13,8
30 à 44 ans
14,9
18,2
15 à 29 ans
16,4
17,1
- de 14 ans
18,4
Pyramide des âges dans le canton de Vaud en 2023 (%)[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6
90 ans ou +
1,4
6,5
75 à 89 ans
8,7
13,5
60 à 74 ans
14,3
20,9
45 à 59 ans
20,9
22,3
30 à 44 ans
21,7
19,6
15 à 29 ans
17,7
16,6
- de 14 ans
15,3

Éducation

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L'école est commune avec Mies jusqu'en 1849[5].

En 2026, Tannay est la commune suisse qui compte le plus grand pourcentage d'habitants âgés de 25 à 65 ans titulaires d'un diplôme tertiaire : le taux de 78 % y est largement supérieur à la moyenne nationale de 48 %[14].

Système politique

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Pouvoir exécutif

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Le pouvoir exécutif est exercé par la Municipalité, composée de 5 membres élus pour 5 ans. Il est présidé par un syndic[15].

Composition pour la législature 2026 à 2031
Fonction Syndic Vice-syndic Municipal Municipale Municipale
Nom Michaël Schlegel Fabrice Beau Philippe François Aurore Hepp Laure-Anne Lijour
Attributions principales Administration, relations extérieures, tourisme Pompiers, constructions, informatique, eaux Finances, transports Environnement, agriculture, urbanisme, social Cultures, routes, sport, école

Pouvoir législatif

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Le pouvoir législatif est exercé par le Conseil communal, composé de 35 membres élus pour 5 ans. Son président est élu chaque année[15]. Depuis 2026, le président est Giovanni De Pasquale.

Culture et patrimoine

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Patrimoine bâti

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La commune compte sur son territoire un château de 1649[5],[16]. Vendu à la commune le par la famille Duvillard, il est réaffecté en bâtiment communal en 1985 après un an et demi de travaux sous la direction de l'architecte Vincent Mangeat[17]. Il abrite notamment les salles de réunion des autorités communales et les bureaux de l'administration, ainsi que des appartements[17].

Une école due à Vincent Mangeat, classée en note 2 à l'inventaire cantonal des monuments historiques[18], s'élève dans le parc du château. Comptant de nombreuses parois vitrées, elle compte quatre salles de classe réparties sur trois étages et deux préaux, l'un ouvert et l'autre couvert[19]. Combattue par référendum en 1985[20], elle est opérationnelle à la rentrée 1987 et inaugurée formellement en [21]. Une unité d'accueil pour écoliers semi-enterrée, ajoutée dans le prolongement du préau[18], est inaugurée en [22].

Variations musicales de Tannay

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Le festival de musique classique est créé par l'ancien journaliste et membre de la Municipalité tannayrolie Serge Schmidt[23] en 2009[24] ou 2011[25]. Il se déroule durant la deuxième quinzaine du mois d'août, sous une tente de plus de 500 places[26].

Ses différentes éditions voient notamment se produire les artistes suivants :

Héraldique

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Blason Blasonnement :
D’argent au chêne de sinople fruité d’or, mouvant d’un mont à trois coupeaux de sable, au chef d’azur chargé de trois fasces ondées d’argent[46].

Économie

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La société de laiterie et de fromagerie de Mies-Tannay est fondée en 1883[5].

Agricole et viticole jusqu'en 1950, Tannay a acquis au début du xxie siècle un statut résidentiel pour une population aisée travaillant à Genève[5].

Elle dispose d'un chantier naval et d'un port de plaisance[5].

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Bilan démographique selon le niveau géographique institutionnel » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  2. 1 2 « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes » Accès libre [xls], sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  3. 1 2 Charles Knapp (dir.), Dictionnaire géographique de la Suisse, vol. 5 : Soyhière - Tofa La, Neuchâtel, Victor Attinger, 1902-1910 (lire en ligne Accès libre), p. 621 [détail des éditions]
  4. ↑ Office fédéral de la statistique, « Statistique de la superficie standard - Communes selon 4 domaines principaux » Accès libre [xls], sur www.bfs.admin.ch, (consulté le ).
  5. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Germain Hausmann, « Tannay » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du
  6. ↑ « L'inauguration de la troisième voie entre Genève et Coppet masque un formidable gâchis - Le Temps », www.letemps.ch,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  7. 1 2 3 4 Andres Kristol et Nicolas Pépin, « Tannay - commune » Accès libre, sur toponymes.ch (consulté le ).
  8. ↑ Raphaël Ebinger, « Le projet de fusion de Terre-Sainte a un genou à terre », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  9. ↑ Charles Roux, Noms et sobriquets des Vaudois, Yens-sur-Morges, Cabédita, , 129 p. (ISBN 2-88295-339-9), p. 90
  10. ↑ « Tannay : Alphabet des communes vaudoises », sur Feuille des avis officiels du canton de Vaud (consulté le )
  11. ↑ « Variation de la population résidante permanente, de 2010 à 2023 » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  12. ↑ « Évolution de la population des communes 1850-2000 » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique, (consulté le ).
  13. 1 2 3 4 « Population résidante permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, la nationalité (catégorie), le lieu de naissance, le sexe et la classe d'âge » Accès libre, sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  14. ↑ Philipp Reich, « Voici les communes avec le plus de diplômés universitaires en Suisse », sur Watson, (consulté le )
  15. 1 2 « Autorités communales », sur www.tannay.ch (consulté le )
  16. ↑ « Le château de Tannay », sur swisscastles.ch (consulté le )
  17. 1 2 Xavier Dormond, « Un éden à La Côte », 24 heures,‎ , p. 21 (lire en ligne)
  18. 1 2 Madeleine Schurch, « Tannay offre la vie de château à ses écoliers », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  19. ↑ Lise Bourgeois, « La petite sœur d'Arzier », 24 heures,‎ , p. 20 (lire en ligne)
  20. ↑ Xavier Dormond, « Les parties dos à dos », 24 heures,‎ , p. 26 (lire en ligne)
  21. ↑ Xavier Dormond, « Bâtiment de lumière », 24 heures,‎ , p. 21 (lire en ligne)
  22. ↑ Jocelyne Laurent, « Tannay offre une Tanière à ses enfants », La Côte,‎ (lire en ligne Accès payant)
  23. 1 2 3 4 Sylvie Bonier, « Serge Schmidt en variations majeures », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  24. 1 2 Matthieu Chenal, « Les Variations Musicales de Tannay régalent depuis 10 ans », 24 heures,‎ (lire en ligne)
  25. ↑ Julian Sykes, « Le chant bienheureux des Variations Musicales », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne Accès libre, consulté le )
  26. 1 2 Pascal Schouwey, « A Tannay (VD), les 13e Variations musicales retrouvent leur public », sur Radio télévision suisse, (consulté le )
  27. ↑ Isabelle Guignet, « La musique classique s'invite à Tannay », 24 heures,‎ , p. 25 (lire en ligne)
  28. ↑ Julie Kummer, « Tannay promet des envolées musicales », 24 heures,‎ , p. 25 (lire en ligne)
  29. ↑ Matthieu Chenal, « Les Variations Musicales ont trouvé la bonne formule », 24 heures,‎ , p. 27 (lire en ligne)
  30. ↑ Dominique Rosset, « Les variations de Tannay », L'Hebdo,‎ , p. 63 (lire en ligne)
  31. ↑ Julian Sykes, « Les Variations musicales de Tannay », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  32. ↑ Sylvie Bonier, « Variations musicales de Tannay », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  33. 1 2 Sylvie Bonier, « Variations à la plage », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  34. ↑ Julian Sykes, « Fougue tragique russe à Tannay », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  35. ↑ Julian Sykes, « Le chant bienheureux des Variations Musicales », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  36. ↑ Virginie Nussbaum, « À Tannay, les Variations musicales sont devenues grandes », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  37. ↑ Julian Sykes, « Classicisme enjoué aux Variations musicales de Tannay », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  38. ↑ Jacques Schmitt, « Aux Variations Musicales de Tannay, Maria João Pires joue Mozart », sur ResMusica, (consulté le )
  39. ↑ Jacques Schmitt, « Ivo Pogorelich en concerto solo aux Variations Musicales de Tannay », sur ResMusica, (consulté le )
  40. ↑ Jacques Schmitt, « Martha Argerich aux Variations Musicales de Tannay », sur ResMusica, (consulté le )
  41. ↑ Julian Sykes Julian Sykes, « Camille Thomas et son violoncelle à Tannay, un jeu tout en tripes », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  42. ↑ Julian Sykes, « De Lambert Wilson à Martha Argerich, les Variations musicales de Tannay en mode duo », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne Accès payant, consulté le )
  43. ↑ Jean-Jacques Roth, « Aux Variations musicales de Tannay, une ouverture en paillettes et pâmoison », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  44. ↑ Matthieu Chenal, « Nouveau tandem pour souffle nouveau aux Variations Musicales de Tannay » Accès payant, 24 heures, (consulté le )
  45. ↑ Matthieu Chenal, « Les Lausanne Soloists enflamment Tannay avec l'esprit du tango » Accès payant, 24 heures, (consulté le )
  46. ↑ CH, VD. « Arrêté du 21 décembre 2016 sur les armoiries communales », p. 96. (version en vigueur : 1er janvier 2017) [lire en ligne (page consultée le 27 septembre 2026)]

Liens externes

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