Tekle Tsodeq Makuria

fonctionnaire, ministre et historien éthiopien d'expression amharique

Tekle Tsodeq Makuria ((am) ተክለ ጻዲቅ መኩሪያ), né le dans la région d'Ankober et mort le à Addis-Abeba, est un écrivain éthiopien de la deuxième moitié du XXe siècle, auteur de nombreux livres d'Histoire de l'Éthiopie, dont son histoire coloniale. Il est le premier à rédiger des ouvrages d'histoire en langue amharique[1].

Tekle Tsodeq Makuria
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Fonction
Ministre
Biographie
Nom de naissance
ተክለ ጻዲቅ መኩሪያVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités

Biographie

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Origine et formation

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Tekle Tsodeq Makuria naît le dans le village d'Asagərt, près d'Ankober, dans une famille fortement affiliée à l'Église ortodoxe d'Éthiopie : son père, Mäkurya Gulte, et plusieurs de ses oncles sont prêtres dans l'église Tekle Haymanot de Guala (Jan Amora). À six ans, il est envoyé faire sa scolarité à Addis-Abeba chez un tuteur qui lui fait suivre l'éducation traditionnelle comportant l'apprentissage de la langue classique, le Guèze. Toutefois, parvenu au niveau d'entrée correspondant celui de l'école de chant (Betsabet), il refuse de continuer le cursus classique qui l'aurait destiné à une carrière de prête, et manifeste son souhait d'apprendre le français, aidé par un des proches de son père qui prend l'initiative de l'inscrire à l'Alliance française. Pour le dissuader de s'orienter dans cette voie qu'il juge hérétique, son père le change d'école après six mois et lui impose un mariage forcé, dont il a trois enfants. Il persiste cependant dans ses souhaits et suit pendant un an et demi des cours de français à l'école Teferi Mekonnen, avant de s'interrompre en 1936 lorsque l'Italie occupe l'Éthiopie. En 1937, après la tentative d'assassinat du général nouvellement nommé vice-roi , Rodolfo Graziani, il est emprisonné là l'occasion des représailles avec de nombreux autres jeunes intellectuels éthiopiens dans un camp de concencentration où il apprend l'italien pendant les deux ans que dure sa captivité, jusqu'en 1939. Il est alors employé par les autorités italiennes comme interprète[1],[2][note 1].

Carrière de fonctionnaire et de ministre

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Après la libération, après s'être essayé sans succès aux affaires, il est recruté par le ministre de l'Éducation nationale, tout d'abord comme traducteur puis dans différents postes de fonctionnaires, comme archiviste, responsable des ressources humaines, secrétaire général[1],[2].

En 1952, il est nommé par Haïlé Sélassié Ier à ses premières fonctions diplomatiques, en tant que secrétaire d'ambassade à Paris. Plus tard, il occupe celles de consul à Jérusalem en 1960 et enfin en 1965 celles d'ambassadeur en Yougoslavie, le tout étant entrcoupé de missions diverses lors de ses rappels à Addis-Abeba, et d'un exil volontaire d'un an en 1965 par manque de confiance sur le sort qui lui est réservé. Dans les années 1970, il est nommé ministre d'État de l'Administration des antiquités, et soutient à cette occasion de nombreux travaux archéologiques[1],[2].

En 1974, après la révolution éthiopienne, il est nommé brièvement par le Derg ministre de l'Éducation, puis ministre de la Culture, des sports et de la jeunesse. Six mois plus tard, après l'exécution de six hauts fonctionnaires par le Derg, il préfère se retirer et demande à pouvoir démissionner en raison de son âge, ce qui lui est accordé[2],[3].

Historien

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Notes et références

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  1. La biographie de Tekle Tsodeq Makuria diverge sur de nombreux points de détails et de date dans les deux sources. Il a été choisi en cas de discordances de donner la préférence à la seconde, plus complète et plus récente.

Références

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  1. 1 2 3 4 (en) Maxim Zaboloskikh, Dictionary of African Biography, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-538207-5, DOI 10.1093/acref/9780195382075.001.0001, lire en ligne), Tekle Tsadek Mekuria
  2. 1 2 3 4 (en) Rita Pankhurst, « In memoriam Tekle Tsadik Mekouria (1913-2000) », Aethiopica, vol. 4, no 1, (ISSN 1430-1938 et 2194-4024, DOI 10.15460/aethiopica.4.1.503, lire en ligne, consulté le )
  3. Beletu Kebede, « ተክለ ጻዲቅ መኩሪያ (Tekle-Tsadik Mekuria): un grand historien contemporain de langue amharique », dans Bulletin de la Maison des études éthiopiennes | Décembre 1992. N°1, Centre français des études éthiopiennes, coll. « Bulletins de la Maison des études éthiopiennes », , 53–61 p. (ISBN 978-2-8218-7230-1, lire en ligne)

Voir aussi

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