The Beauty Process: Triple Platinum

album de L7

The Beauty Process: Triple Platinum est le cinquième album studio du groupe de rock américain L7, sorti le 25 février 1997 chez Slash Records, en collaboration avec Reprise Records. L'enregistrement se déroule aux studios Conway Recording à Hollywood et aux studios Sound City à Van Nuys, en Californie. Le groupe a enregistré la majeure partie de l'album en trio, formé par les membres fondatrices Donita Sparks et Suzi Gardner, et la batteuse de longue date Demetra Plakas, suite au départ de la bassiste Jennifer Finch. Cet album marque une rupture avec le style rock énergique de ses prédécesseurs, pour un style plus lent et plus aventureux.

The Beauty Process: Triple Platinum
Album de L7 (groupe)
Sortie 25 février 1997
Durée 41:35
Langue anglais
Genre grunge, Punk rock
Label

Albums de L7 (groupe)

À sa sortie, l'album The Beauty Process atteint la 172e place du classement Billboard Top 200 américain et la 12e place du classement Heatseekers Albums. Pour promouvoir l'album, L7 signe un contrat pour assurer la première partie d'une tournée de Marilyn Manson à travers les États-Unis. La chanson « Off the Wagon » sort en single en 1997, tandis qu'un film de concert intitulé L7 : The Beauty Process et réalisé par Krist Novoselic, ancien bassiste de Nirvana, sort en 1998. L'album reçoit généralement des critiques favorables, qui saluent ses paroles engagées et son style plus libérateur par rapport aux précédents albums de L7. Cependant, les ventes sont inférieures aux prévisions, ce qui a conduit Reprise à se séparer du groupe par la suite.

Contexte et enregistrement

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The Beauty Process : Triple Platinum est la suite de l'album Hungry for Stink de L7, sorti en 1994 chez Slash Records en collaboration avec Reprise Records. Hungry for Stink culmine au 117e rang du classement américain Billboard Top 200 et coïncide avec le festival de musique Lollapalooza de 1994, où le groupe partagz la scène avec d'autres groupes à succès, dont The Smashing Pumpkins et The Breeders[1]. Pour leur album suivant, L7 décide d'adopter une approche moins contrainte que pour leurs albums précédents. Selon la chanteuse et guitariste Donita Sparks, « Avant, je pense qu'on voulait prouver qu'on était des dures à cuire. On voulait montrer qu'on pouvait faire du rock plus fort que n'importe qui. Maintenant, on est plus sûres de nous. Du coup, on a plus de liberté. C'est plutôt libérateur »[2].

L'album The Beauty Process est enregistré aux studios Conway Recording à Hollywood et aux studios Sound City à Van Nuys, en Californie. L'album est produit par Rob Cavallo, Joe Barresi et le groupe[3]. Au cours des séances d'enregistrement, la bassiste fondatrice Jennifer Finch quitte le groupe pour retourner à l'université[3]. Bien que Finch est brièvement remplacée par Greta Brinkman, une amie de L7, Sparks doit jouer de la basse lorsque Brinkman n'est pas disponible[3]. Sparks explique que le temps passé en studio d'enregistrement engendrait un coût énorme, et que par conséquent, le groupe ne pouvait plus se permettre d'attendre Brinkman[3]. Les chansons « Bitter Wine », « Must Have More » et « Me, Myself & I » sont écrites par la guitariste et chanteuse Suzi Gardner[4]. L'album doit être mixé deux fois et masterisé trois fois[5],[6]. L'enregistrement de l'album est achevé en novembre 1996[7].

Musique et paroles

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Le titre de l'album fait référence à deux choses différentes : la première partie, « The Beauty Process », correspond à ce que Sparks appele « se maquiller pour faire peur avant un concert », tandis que la seconde partie, « Triple Platinum », est une plaisanterie sur la carrière de L7, car le groupe n'avait pas encore atteint le statut de disque d'or[4].

The Beauty Process marque une rupture avec le style rock dur de ses prédécesseurs pour un style plus lent et plus aventureux[2]. Par exemple, la chanson « Me, Myself & I » est une ballade acoustique[8], tandis que « Moonshine » présente un refrain romantique et délicat[2]. De même, « Bitter Wine » traite des secondes chances et, selon CMJ New Music Monthly, présente « des guitares distordues sur  [sic] de basse pincée, de drone électronique et d'un refrain d'âme perdue »[9]. Le single « Off the Wagon » est décrit par Sparks comme la façon dont elle se sent lorsqu'elle boit beaucoup : « Cela peut être le meilleur moment de ma vie, ou je peux finir en larmes. Mais il y a toujours des bleus »[2]. Bien que le morceau encourage la consommation de substances illicites, Jennie Yabroff de Salon le considère comme « fort en attitude [et] faible en substance »[10].

L'album The Beauty Process contient également des morceaux plus lourds qui rappellent les albums précédents du groupe[2]. La chanson « Drama » comporte un solo de guitare joué avec une guitare jouet Micro Jammers[11]. Sparks explique qu'elle était frustrée, commentant : « Tant pis, je ne peux pas jouer ces riffs, laissons les Micro Jammers le faire pour 1,99 $ »[11]. Spin décrit la chanson comme « [ressemblant] à Helmet sans signatures rythmiques prétentieuses »[8]. Le morceau « Bad Things » est décrit comme « une déferlante de paranoïa urbaine », tandis que « The Masses Are Asses » traite de l'indignation sociale et de l'humour grossier[2].

Promotion et lancement

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L'album The Beauty Process sort le 25 février 1997 chez Slash Records[3]. Pour promouvoir l'album, L7 signe en tant que première partie d'une tournée de Marilyn Manson à travers les États-Unis au début de 1997[3]. La bassiste Gail Greenwood, anciennement du groupe de rock alternatif Belly, rejoint le groupe en tant que membre du groupe de tournée[3]. Linnea Nan, directrice du développement artistique chez Reprise, explique que la tournée était l'occasion de « renforcer la notoriété » et de présenter le groupe à de nouveaux fans[3]. La tournée se termine fin février au bout de 8 semaines[3]. L'album atteint la 172e place du classement Billboard Top 200 américain et la 12e place du classement Heatseekers Albums.

La chanson « Off the Wagon » sort en single le 28 janvier 1997. Le single comprend les titres inédits « Guera » et « Punk Broke (My Heart) » en face B[3]. Un clip vidéo pour le single est prévu, mais finalement annulé[3],[4]. Un film de concert, intitulé L7 : The Beauty Process, est réalisé par Krist Novoselic, ancien bassiste de NirvanaKrist Novoselic, et sort en 1998. Le film est tourné en 1997, alors que Novoselic est en tournée avec le groupe. Il présente des extraits de chansons en direct, entrecoupés de sketches et joués par les membres du groupe pendant leurs jours de repos en tournée[12]. L'album The Beauty Process se vend moins bien que prévu, ce qui conduit Reprise à se séparer du groupe par la suite[13].

Réception critique

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L'album The Beauty Process reçoit généralement des critiques favorables de la part des critiques musicaux. Alec Foege, rédacteur en chef de Rolling Stone, estime que l'album est à la fois plus puissant et plus net que ses prédécesseurs, déclarant que le groupe avait « mûri pour devenir les Jagger et Richards féminine du punk »[20]. Bien qu'il considère la chanson « Lorenza, Giada, Alessandra » comme un plagiat de « Swimsuit Issue » de Sonic Youth (sic, « Drunken Butterfly »), il conclut que le groupe propose « plus de variations stylistiques originales sur le punk classique en 40 minutes que la plupart des groupes n'en proposent au cours de toute leur carrière. Intelligent, arrogant et finalement intemporel, The Beauty Process donne au punk le lifting qu'il mérite sans en lisser les rides. »[20] De même, Heidi Macdonald de CMJ New Music Monthly salue les différentes ambiances et les paroles pleines d'attitude de l'album, commentant que The Beauty Process comprend « juste assez d'introspection pour montrer que les filles ont grandi, et qu'elles ne sont pas devenues fades »[9].

Dans une critique mitigée, Jessica Hopper de Spin souligne les chansons plus lentes de l'album, mais conclut que L7 était essentiellement resté le même groupe « pop-metal » qu'auparavant[8]. Greg Kot ' Chicago Tribune observe que, bien que l'album explore un son plus texturé et nuancé, son manque d'énergie dans la seconde moitié fait que « des diatribes telles que "The Masses are Asses" paraissent mesquines »[15]. Dans un article pour Salon, Jennie Yabroff estime que, bien que l'album contienne des chansons captivantes et palpitantes, aucune n'a « la profondeur ou la complexité nécessaires pour satisfaire l'auditeur au-delà de l'euphorie initiale de la malbouffe »[10]. Dans une critique négative, Carly Carioli du Boston Phoenix critique l'album pour ses paroles vagues — il remarque que le morceau d'ouverture répète le titre de l'album sur « un seul accord à la Melvins », tandis que le morceau de clôture répète les noms Lorenza, Giada et Allesandra « encore et encore, de plus en plus vite, sur un vacarme presque identique »[23].

Stephen Thomas Erlewine, rédacteur chez AllMusic, décrit The Beauty Process comme « un bon disque de hard rock » avec « sa part de morceaux accrocheurs », mais note qu'il donne aux fans « envie de revenir à l'époque où L7 semblait révolutionnaire, et pas seulement gardien de la flamme »[14]. Stephen Thompson, du AV Club, ' salue les chansons pour leur côté hymne et leur manque de sophistication, et considéré « The Masses Are Asses » et « Off The Wagon » comme les meilleurs moments de l'album[24]. Le célèbre critique musical Robert Christgau donne également une critique positive de l'album, commentant : « S'orientant encore plus résolument vers le metal, ils exploitent leur prétention au "bruit urbain" jusqu'à ce qu'elle produise la fange et les choses brillantes dont ils ne peuvent se passer »[22]. Sparks considère The Beauty Process comme son album préféré de L7 car elle estime que Gardner a écrit des chansons qui « tiennent complètement la comparaison avec n'importe quelle chanson punk underground »[4]. Entertainment Weekly publie initialement une critique positive de l'album, mais l'inclut ensuite dans sa liste des « albums ratés » de 1997, en raison de son manque de succès commercial[25].

Liste des pistes

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Toutes les chansons sont écrites et composées par Donita Sparks and Suzi Gardner.

NoTitreDurée
1.The Beauty Process0:58
2.Drama3:28
3.Off the Wagon3:27
4.I Need2:57
5.Moonshine3:23
6.Bitter Wine4:15
7.The Masses Are Asses4:20
8.Bad Things3:12
9.Must Have More2:54
10.Non-Existent Patricia4:30
11.Me, Myself & I3:46
12.Lorenza, Giada, Alessandra4:25
41:35

Personnel

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Les crédits sont adaptés des notes de pochette de l'album.

L7
Musiciens supplémentaires Additional musicians
Technique

Références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « The Beauty Process: Triple Platinum » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ Weisbard, « Lollapalooza '94 », Spin, vol. 10, no 6,‎ , p. 147–148 (lire en ligne, consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 DeLuca, « L7 Not So Tough For 'The Beauty Process' » [archive du ], The Philadelphia Inquirer, (consulté le )
  3. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Morris, « L7 Readies 'The Beauty Process' », Billboard, vol. 109, no 4,‎ , p. 16, 24 (lire en ligne, consulté le )
  4. 1 2 3 4 (en-US) Tim Scott, « Rank Your Records: Donita Sparks Rates L7’s Six Studio Albums », sur VICE, (consulté le )
  5. ↑ (de) Anders, « Power-Frauen am Scheideweg », Metal Hammer, Germany, Marquad Publishing Group,‎ , p. 123 (lire en ligne)
  6. ↑ Scott, « Rank Your Records: Donita Sparks Rates L7's Six Studio Albums », Vice, (consulté le )
  7. ↑ « Cool Rockin' Album Comin' From L7 » [archive du ], MTV, (consulté le )
  8. 1 2 3 4 Hopper, « The Beauty Process: Triple Platinum », Spin, vol. 13, no 1,‎ , p. 161 (lire en ligne, consulté le )
  9. 1 2 Macdonald, « The Beauty Process: Triple Platinum », CMJ New Music Monthly, no 43,‎ , p. 34 (lire en ligne, consulté le )
  10. 1 2 Yabroff, « The Beauty Process » [archive du ], Salon, (consulté le )
  11. 1 2 Hamilton, « Q&A: Donita Sparks of L7 », Rolling Stone,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  12. ↑ Nelson, « L7 Get Worldly With A Live Album, Home Video » [archive du ], MTV, (consulté le )
  13. ↑ Scribner, « L7 Shows Its Made-Over Face Since 'The Beauty Process' » [archive du ], Los Angeles Times, (consulté le )
  14. 1 2 Erlewine, « The Beauty Process: Triple Platinum – L7 » [archive du ], AllMusic (consulté le )
  15. 1 2 Kot, « L7: The Beauty Process: Triple Platinum (Slash) » [archive du ], Chicago Tribune, (consulté le )
  16. ↑ « The Beauty Process: Triple Platinum », Entertainment Weekly, nos 367–368,‎ february 21–28, 1997, p. 126
  17. ↑ Sara Scribner, « L7, 'The Beauty Process: Triple Platinum,' Slash/Reprise » [archive du ], sur Los Angeles Times, (consulté le )
  18. ↑ Simon Williams, « L7 – The Beauty Process », NME,‎ , p. 59 (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  19. ↑ Ryan Schreiber, « L7: Triple Platinum:: Pitchfork Review » [archive du ], sur Pitchfork (consulté le )
  20. 1 2 3 Foege, « L7: The Beauty Process: Triple Platinum », Rolling Stone, no 755,‎ , p. 69–70 (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  21. ↑ Keith Harris, The New Rolling Stone Album Guide, Fireside Books, , 4th éd. (ISBN 978-0743201698), « L7 », 500
  22. 1 2 Robert Christgau, « Consumer Guide », The Village Voice,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  23. ↑ Carioli, « Veruca Salt versus L7 » [archive du ], The Boston Phoenix, (consulté le )
  24. ↑ Thompson, « L7: The Beauty Process: Triple Platinum », The A.V. Club, (consulté le )
  25. ↑ « Entertainment Weekly - The Best Of 1997 -1997-12-26 »,

Liens externes

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