La Rose du ruisseau
La Rose du ruisseau (titre original : The Masked Bride) est un film muet américain perdu[1] de Christy Cabanne, sorti en 1925.
| Titre original | The Masked Bride |
|---|---|
| Réalisation | Christy Cabanne |
| Scénario | Carey Wilson d'après Leon Abrams |
| Acteurs principaux |
Mae Murray Francis X. Bushman Roy D'Arcy |
| Sociétés de production | Metro-Goldwyn-Mayer Corporation |
| Pays de production |
|
| Durée | 64 minutes |
| Sortie | 1925 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Il met en vedette Mae Murray, Francis X. Bushman et Basil Rathbone[2]. Le film a été produit et distribué par la Metro-Goldwyn-Mayer.
Synopsis
modifierComme l'indique le magazine The Moving Picture World[3], Gaby est une danseuse de valse chaloupée dans un cabaret parisien de Montmartre, dont le partenaire Antoine et ses amis sont des voleurs notoires. Gaby rencontre Grover, un milliardaire américain qui étudie la criminalité. Elle le fait tourner en bourrique, allant même jusqu'à se prêter au plan de ses complices pour le dépouiller d'un précieux collier. Jouant le jeu jusqu'à un certain point, elle finit par se rendre compte de la profondeur des sentiments de l'américain pour elle, alors qu'elle réalise la duplicité de son petit-ami qui lui préfère finalement le collier. Elle trouve le bonheur en épousant l'américain.
Fiche technique
modifier- Titre original : The Masked Bride
- Réalisation : Christy Cabanne
- Scénario : Carey Wilson d'après une histoire de Leon Abrams
- Photographie : Oliver Marsh
- Société de production : Metro-Goldwyn-Mayer Corporation
- Pays d'origine : États-Unis
- Format : noir et blanc — 35 mm — 1,33:1 — muet
- Durée : 64 minutes
- Dates de sortie :
- États-Unis :
- France :

Distribution
modifier- Mae Murray : Gaby
- Francis X. Bushman : Grover
- Roy D'Arcy : préfet de police
- Basil Rathbone : Antoine
- Pauline Neff : la sœur de Grover
- Chester Conklin : le sommelier
- Fred Warren : Vibout
- Leo White : le chef de salle
- Lenore Bushman : petit rôle (non crédité)
Production
modifierJosef von Sternberg est initialement engagé pour réaliser le film. Après deux semaines de tournage, exaspéré par le comportement de Mae Murray sur le plateau, il ordonne aux cadreurs de filmer les poutres. Il finit par quitter le projet et est remplacé par Christy Cabanne[4],[5].
Le tournage commence début [6], et un grand décor de café parisien est construit aux studios MGM de Culver City[7]. Dans le film, Mae Murray porte un collier composé de quatre-vingt-dix diamants « phosphorescents violets », que Moving Picture World prétend être unique au monde. Le magazine affirme également que le collier est assuré pour 300 000 $[8].

Réception
modifierLa critique de The Film Daily est mitigée : le scénario est jugé faible, mais les décors somptueux et la prestation de Mae Murray divertissante[9].
C.S. Sewell, critique de The Moving Picture World, donne une critique positive du film, malgré une intrigue qualifiée de « hautement improbable ». La performance et les talents de danseuse de Mae Murray sont salués, de même que ceux du reste de la distribution. Le critique remarque le retour de Francis X. Bushman après deux ans d'absence à l'écran et le décrit comme « toujours aussi beau »[10].
La critique de Variety est en revanche majoritairement négative, qualifiant le film de « mélodrame des plus ringards » et la production de « bâclée »[11].
Conservation
modifierEn l'absence de copie dans aucun centre d'archives cinématographiques, The Masked Bride est considéré comme un film perdu[1]
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « The Masked Bride » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 « The Library of Congress American Silent Feature Film Survival Catalog: The Masked Bride » [archive du ], sur memory.loc.gov (consulté le )
- ↑ Progressive Silent Film List: The Masked Bride at silentera.com
- ↑ Charles S. Sewell, « Through the Box Office Window: The Masked Bride; Pleasing Story of a Dancer of the Paris Underworld Serves as Mae Murray Vehicle », Chalmers Publishing Co., New York City, vol. 77, no 6, , p. 576 (lire en ligne, consulté le )
Cet article contient des extraits d'une publication dont le contenu se trouve dans le domaine public. - ↑ Richard Koszarski, Great American Film Directors: In Photographs, Courier Dover Publications, (ISBN 0-486-24752-X), p. 30
- ↑ Michael G. Ankerich, Mae Murray: The Girl with the Bee-Stung Lips, University Press of Kentucky, (ISBN 978-0-813-14038-4), p. 332
- ↑ (en) The Moving Picture World, New York City, Chalmers Publishing Company, , 657 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) The Moving Picture World, New York City, Chalmers Publishing Co., , 763 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) The Moving Picture World, New York City, Chalmers Publishing Company, , 431 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) The Film Daily (Media History Digital Library), New York City, Wid's Films and Film Folks, Inc., , 4 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) The Moving Picture World, New York City, Chalmers Publishing Company, , 576 p. (lire en ligne)
- ↑ (en) Variety, New York City, Variety Publishing Company, , 41 p. (lire en ligne)