Thielbek
Le Thielbek est un cargo de 2 815 tonneaux coulé avec le Cap Arcona et le Deutschland IV par la RAF le dans la baie de Lübeck avec une perte de 2 750 vies. Les victimes étaient des déportés embarqués à fond de cale (environ 2 000 prisonniers sur le Thielbeck). Ils venaient des camps de Dora et Neuengamme.
| Thielbek | |
| Autres noms | Thielbek (1940–1945) Reinbek (1949–1961) |
|---|---|
| Type | Navire à vapeur et cargo polyvalent |
| Histoire | |
| Chantier naval | Lübecker Maschinenbau AG |
| Caractéristiques techniques | |
| Longueur | 105 m |
| Maître-bau | 14,7 m |
| Tirant d'eau | 6,4 m |
| Vitesse | 11 nœud |
| Carrière | |
| Pavillon | Allemagne |
| Port d'attache |
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| IMO | 5216941 |
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Le Thielbeck lève l’ancre une heure avant l’arrivée des éléments de reconnaissance anglais et se dirige jusqu’à la rade de Neustadt, dans le golfe de Lübeck. Là, il reste à l’ancre. Il y avait trois vapeurs : le Thielbeck, le Cap-Arcona et l’Athena. Le matin du 3 mai, les Anglais, qui se trouvent à proximité sur le rivage, donnent l’ordre aux navires de rentrer au port, les croyant chargés de troupes et de fuyards allemands. L’Athena rentre. Les autres restent par ordre des SS qui sont à bord. À trois heures de l’après-midi, après un avertissement, les cargos sont coulés ; d’abord le Cap-Arcona, puis le Thielbeck. Le Cap-Arcona prend feu ; le Thielbeck coule en dix minutes. Les vedettes de sauvetage allemandes ne portent secours qu'à leurs soldats et laissent couler les prisonniers. Les cent cinquante premiers prisonniers arrivés au rivage furent fusillés par les SS[1].
En 1949, le navire, d’où 49 corps furent enfin retirés puis envoyés au cimetière de Lübeck, fut renfloué, réparé, puis repris le service sous le nom de Reinbek[2]. En 1961, la compagnie Knöhr & Burchard, qui le faisait naviguer sous pavillon panaméen, le vendit. Il fut démonté en 1974 dans le chantier naval de Split.
Son nom provient du Thielbek, un affluent disparu de l'Elbe à Hambourg.
Articles connexes
modifierNotes et références
modifier- ↑ Maisie Renault, La Grande Misère: Une résistante catholique à Ravensbrück, Flammarion, , 240 p. (ISBN 978-2081348110)
- ↑ Photo du Reinbek