Thomas Stewart (baryton-basse)
Thomas Stewart (né le à San Saba, Texas, États-Unis, mort le à Rockville dans le Maryland[1]) est un chanteur d'opéra américain (baryton-basse).
Biographie
modifierIl étudie le chant à la Baylor University, puis à la Juilliard School de New York (avec Mack Harrell), où il débute dans Capriccio (rôle de La Roche) de Richard Strauss, pour la première américaine de cet opéra en 1954. Il entre ensuite au New York City Opera et au Lyric Opera de Chicago, puis grâce à une bourse Fulbright obtenue en 1957, il part, avec son épouse Evelyn Lear, en Europe où il chante à la Deutsche Oper de Berlin en 1958 le rôle de Escamillo dans Carmen, puis le rôle-titre de Don Giovanni. En 1960 il débute sur la scène du Royal Opera House de Covent Garden (Escamillo), ainsi qu'au Festival de Bayreuth, où il chante Amfortas, Donner, Wotan, le Hollandais, Gunther, Wolfram, le Héraut jusqu'en 1975. Sa carrière devenue désormais internationale, il chante au Metropolitan Opera de New York à partir de 1966 (Kurwenal, Sachs, mais aussi Falstaff, les grands rôles straussiens, se produisant dans « presque 200 représentations entre 1966 et 1993 »[2]), à l'Opéra de Paris en 1967 (Wotan), au Festival de Pâques de Salzbourg de 1967 à 1973 (Wotan, Gunther), à San Francisco en 1971, aux Chorégies d'Orange (Jokanaan en 1974, le Hollandais en 1980). Il fut un des grands barytons lyriques de son époque, l'ampleur de sa voix lui permettant d'incarner les grands rôles dramatiques. Il se consacre également au concert et à l'oratorio. Après ses adieux à la scène, il participe à la promotion de jeunes chanteurs wagnériens.
Thomas Stewart est un baryton-basse américain, particulièrement associé aux rôles wagnériens durant les années 1960. Bien que disposant d'une puissance d'émission et d'une autorité vocale différentes de celles de ses contemporains Hans Hotter, George London ou Ferdinand Frantz, les critiques soulignent la clarté de son timbre, la netteté de sa diction ainsi que son approche lyrique des rôles de Wotan et de Hans Sachs. Son interprétation de Sachs dans l'enregistrement des Les Maîtres chanteurs de Nuremberg en 1967, sous la direction de Rafael Kubelík, est régulièrement citée comme une référence pour son humanité et sa noblesse de ligne.
Son épouse depuis 1955, Evelyn Lear, soprano, lui survécut jusqu'au [3].
Discographie sélective
modifier- Richard Wagner : Parsifal (Amfortas), avec Hans Knappertsbusch (1964), et avec Pierre Boulez (1970)
- Richard Wagner : Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg (Hans Sachs), avec Rafael Kubelik (1967)
- Richard Wagner : La Walkyrie (Wotan) (1967), Siegfried (Der Wanderer) (1969), Le Crépuscule des dieux (Gunther) (1970), avec Herbert von Karajan
- Richard Wagner : Le Vaisseau fantôme (le Hollandais), avec Karl Böhm (1971)
- Richard Wagner : Lohengrin (Telramund), avec Rafael Kubelik (1971)
Notes et références
modifier- ↑ (en) Allan Kozzin, « Thomas Stewart, 78, Baritone on Opera Stage, Dies », dans The New York Times, 26 septembre 2006.
- ↑ Le Nouveau Dictionnaire des interprètes, sous la direction de Alain Pâris, Robert Laffont, collection « Bouquins », 2015, p. 916.
- ↑ « Décès de la soprano vedette Evelyn Lear », sur Radio-Canada, le 4 juillet 2012.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :