Tiennette Petit
Tiennette Petit de l’Hôtel-Dieu de Paris, aussi connue sous le nom de Sœur Tiennette Petit, appartient sans aucun doute aux religieuses augustines[a],[1]. Née à une date inconnue, elle est reconnue coupable de meurtre et pendue au gibet de Montfaucon le 25 septembre 1584.
| Décès | |
|---|---|
| Époque | |
| Nationalité |
Française |
| Activité |
religieuse, meurtrière |
Contexte
modifier« Une offense légère, envenimée par le régime de la réclusion »[2] conduit Sœur Tiennette Petit de l’Hôtel-Dieu de Paris, qui a un passé sans reproche, à commettre un crime. Pendant la nuit, elle tente de tuer à coups de couteau une autre sœur, sa compagne, puis attaque une vieille religieuse nommée Jeanne la Noire, à qui elle tranche la gorge avec la même arme. Aussitôt ses crimes commis, et redoutant le châtiment, Sœur Tiennette Petit se jette dans la Seine pour y échapper[3]. Elle est toutefois retirée de l’eau indemne et conduite d’abord dans les prisons du chapitre de Paris. Le bailli instruit rapidement son procès et la condamne à la pendaison. Elle est transférée à la conciergerie de Paris par simple formalité, puis ramenée devant l’Hôtel-Dieu où la potence est dressée[2]. Cependant, elle obtient « que le chapitre même interjette de la sentence »[4] p. 62,[2]. Après examen du dossier, la cour confirme la sentence et ordonne l’exécution de la peine, mais cette fois-ci à Montfaucon[5].

Détail d'une enluminure de Jean Fouquet, extraite d'un manuscrit des Grandes Chroniques de France, vers 1460.
Les sources ne mentionnent pas de parade d'infamie avant son exécution, mais, selon l’usage en vigueur à cette époque, les condamnés sont menés à travers les rues de Paris afin d’être exposés à l’humiliation publique devant la foule et « tous subissaient le cérémonial de cette lugubre promenade. »[4] p. 20.
Le 25 septembre 1584, devant une multitude de personnes, Sœur Tiennette Petit est pendue au gibet de Montfaucon ayant à la main droite le couteau homicide[4] p. 61,[3].
Eugène Pottet décrit ainsi cette femme : « Sœur Tiennette de Paris, monomane homicide »[6].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Ce sont les sœurs augustines qui travaillent à l’Hôtel-Dieu de Paris au XVIe siècle.
Références
modifier- ↑ « Paris. Religieuses augustines de l’Hôtel-Dieu », sur Portail Biblissima (consulté le )
- 1 2 3 Alboize, Jules-Édouard et Maquet, Auguste, Les prisons de l’Europe, vol. 3, Paris, Administration de Librairie, , 363 p. (lire en ligne), p. 183
- 1 2 Henri Gourdon de Genouillac, Paris à travers les siècles : Histoire nationale de Paris et des Parisiens depuis la fondation de Lutèce jusqu’à nos jours, vol. 2, Paris, F. Roy, , 504 p. (lire en ligne)
- 1 2 3 Firmin Maillard, Le gibet de Montfaucon (étude sur le vieux Paris) : Gibets — Échelles — Piloris — Marques de haute justice. Droit d’asile — Les fourches patibulaires de Montfaucon — Documents historiques. Description — La légende des suppliciés. Scènes de la dernière heure, Paris, Auguste Aubry, , 106lire en ligne=https://www.gutenberg.org/files/62106/62106-h/62106-h.htm
- ↑ Pierre de L’Estoile, Mémoires pour servir à l’histoire de France : contenant ce qui s’est passé de plus remarquable dans ce roiaume depuis 1515 jusqu’en 1611, avec les portraits des rois, reines, princes, princesses & autres personnes illustres dont il y est fait mention, vol. 1 : Depuis 1515 jusqu’en 1589, Cologne, Demen, , 477 p. (lire en ligne), p. 182
- ↑ Eugène Pottet, officiel de l’instruction publique, Histoire de la Conciergerie du Palais de Paris depuis les origines jusqu’à nos jours (1031-1908), Paris, Asselin et Houzeau, , 289 p. (lire en ligne), p. 52