Transports au Groenland
Le système de transport au Groenland est très inhabituel car il ne compte ni voies ferrées ni cours d'eau, et presque aucune route. Il y a au total 150 km de routes dans le pays entier ; 60 km de ces routes sont goudronnées. Il n'y a que deux villes connectées par une route, Ivittuut et Kangilinnguit. Les autres sont isolées. Historiquement, les moyens principaux de transports étaient le cabotage côtier en été et le traîneau à chiens en hiver, surtout dans le nord et l'est du pays.


Ports
modifierLe Groenland compte sept principaux ports, celui de Nuuk, le port de Sisimiut, de Qasigiannguit, de Narsaq, de Paamiut, d'Aasiaat et d'Ammassalik.
Aéroports
modifierÀ la suite de la prise de contrôle du Groenland par les États-Unis à l'époque où le Danemark était occupé par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, des aéroports ont été construits. Les aéroports avaient des noms de code numérotés de Bluie West One à Bluie West Eight du côté ouest de l'île, et de Bluie East One à Bluie East Eight du côté est.
Depuis 2024, l'aéroport de Nuuk constitue le nœud international pour les vols vers le Groenland. Trois autres aéroports sont importants, ceux d'Ilulissat, de Kangerlussuaq et Narsarsuaq, qui assurent principalement des liaisons intérieures et parfois des liaisons internationales saisonnières. Il existe également ceux de Maniitsoq et de Sisimiut.
Le Groenland a un total de dix-huit pistes d'atterrissage, dont quatorze sont pavées. Tous les vols internes sont opérés par Air Greenland. Icelandair propose des vols de Reykjavik à Narsarsuaq et propose des « journées dans la nature sauvage » avec des vols de Reykjavík à Kulusuk sur la côte est.
Les autorités américaines, à une époque, ont considéré l'idée de construire une route reliant les deux aéroports de Kangerlussuaq et Narsarsuaq, à plusieurs centaines de kilomètres au sud. L'idée fut cependant abandonnée car jugée impossible à réaliser.
Chemins inuits balisés
modifierIl existe quelques rares itinéraires à travers la toundra, comme les 200 kilomètres qui séparent Kangerlussuaq et Sisimiut, balisés par les inuits grâce à des cairns (ou inukshuk). Ceux-ci sont parcourus en été par des marcheurs et parfois même des coureurs, et de plus en plus empruntés par les touristes en quête de treks originaux. En 2025, cette liaison a été ouverte sous la forme d'une piste accessible seulement aux véhicules tout-terrain [1].
- Un cairn sur le chemin de Sisimiut, à quelques kilomètres de Kangerlussuaq
- Un cairn "d'altitude", peu avant Sisimiut
- Un des refuges typiques que l'on rencontre sur le trajet, les marcheurs précédents y laissent denrées, bougies, etc.
- Un refuge plus atypique
- Entre Sisimiut et Kangerlussuaq…
- Luminosité à minuit au début du mois d'août
- ↑ (da) Tôrtia Reimer-Johansen, « Arctic Circle Track åbnes officielt », Sermitsiaq, .