Trivières

section de La Louvière, Belgique

Trivières (en wallon Triviere) est une section de la ville belge de La Louvière, située en Wallonie dans la province de Hainaut.

Trivières
Trivières
L'église Saint-Martin, de style néo-gothique ouvert au culte en 1878.
Blason de Trivières
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement La Louvière
Commune La Louvière
Code postal 7100
Code INS 58001E
Zone téléphonique 064
Démographie
Gentilé Triviérois(e)[1]
Population 3 888 hab. (1/1/2025)
Densité 522 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 06″ nord, 4° 08′ 51″ est
Superficie 745 ha = 7,45 km2
Localisation
Localisation de Trivières
Localisation de Trivières au sein de La Louvière
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Trivières
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Trivières
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Trivières

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Étymologie

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L’origine étymologique du nom de Trivières est fort contestée. Selon certains, Trivières aurait été le théâtre d’une épique rencontre entre les Trévires et d’autres tribus gauloises contre les légions romaines de Tibère et Drussus. Les Trévires furent tous massacrés et c’est en leur souvenir que nos ancêtres auraient appelé cette région Trivières.

Cette hypothèse peut facilement être radiée des possibilités étymologiques. En effet, les Trévires n’ont jamais occupé les contrées du Hainaut; de plus, il ne subsiste aucun texte relatant cette hypothétique bataille.

Autre possibilité étymologique, trois rivières (la Haine, la Princesse et le Rieu des Estinnes) traversent le territoire de la commune. L’évolution linguistique aurait déformé trois rivières en Trivières.

Enfin dernière hypothèse, Trivières viendrait du latin « trivium » (trois chemins). Trois chemins se rencontrent presque au centre du village. L’un mène à Saint-Vaast, l’autre à Strépy et le dernier à Estinnes[2].

Géographie

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Quartiers

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Le Provia, Les Grands Prés, Blanches Terres, Le Moussière, Les Haiwis, Le Barette et Le Quesnoy.

Cité du Parc et Nouvelle Cité.

Évolution démographique

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  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements, 1976 = nombre d'habitants au 31 décembre.

Histoire

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Armes de l'époque mérovingienne retrouvées dans la nécropole de Trivières (Ve siècle-VIIe siècle), musée royal de Mariemont.

De l'époque mérovingienne (Ve et VIe siècles), on a retrouvé une nécropole, sur une colline surplombant la rivière Haine, très riche en armes et bijoux de qualité et en précieuses amulettes. Cette nécropole était proche du domaine royal des Estinnes, domaine royal où le personnel civil et militaire et les princes résidaient par intermittence. Les tombes les plus anciennes datent du Ve siècle et les plus récentes du début du VIIe siècle[3].

Poteries et amulettes de l'époque mérovingienne retrouvées dans la nécropole de Trivières (Ve et VIe siècles), musée royal de Mariemont.

La seigneurie principale du village de Trivières fut la propriété de plusieurs grandes familles. Les familles de Trivières, de Namur (1400), de La Hamaide (1670), de la Barre (1740), de van Brocchem, de Looz de Corswaren (1754) et de Wolff de Moorsel (descendants directs des rois d’Irlande) se succédèrent à la seigneurie de Trivières qui devint par la suite baronnie. Outre cette importante seigneurie, il existait également à Trivières de plus petites mais tout aussi intéressantes dépendances. Citons, par exemple, le fief de Solis, la seigneurie de Rebecq et les possessions foncières de l’abbaye de Saint-Feuillien du Roeulx[2].

Armoiries

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Les armes sont dérivées des armes de la famille de la Hamaide, seigneurs de Trivières de 1679-1740.
Blasonnement : D'or à la hamaide de gueules.



Liste des bourgmestres de 1830 à 1977

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Patrimoine et culture

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  • La chapelle Notre-Dame du Puits (1664).
    L’église de Trivières trouve son origine dans une simple chapelle relevant de la paroisse de Péronnes et placée sous la collation de l’abbaye norbertine de Saint‑Feuillien. La paroisse ne devient indépendante qu’en 1803. L’ancien sanctuaire, situé à plus de 600 mètres de l’emplacement actuel, était un édifice roman dont seul le chœur en moellons de grès chevet plat et baies en plein cintre subsista jusqu’à sa disparition vers 1880, lors de l’achèvement de la nouvelle église[4]. La construction de l’édifice actuel, conçue en 1869 par l’architecte C. Muller, progresse rapidement : en 1874, la maçonnerie est presque entièrement réalisée, à l’exception de la tour[4]. L’église adopte un style néogothique, orienté au sud‑est, avec trois nefs de cinq travées, une tour carrée intégrée à la façade, un transept légèrement saillant et un chœur terminé par une abside à trois pans[4]. Les lancettes de l’abside, dotées de vitraux installés en 1948, représentent saint Martin, le Sacré‑Cœur et sainte Barbe. L’intérieur conserve une chaire de vérité néogothique ainsi qu’une remarquable croix triomphale du XVIe siècle, accompagnée de la Vierge et de saint Jean, suspendue à l’entrée du chœur[4].
  • La chapelle Notre‑Dame du Puits, située rue du Perron, doit son appellation à la présence ancienne d’un puits banal établi à proximité. L’origine du sanctuaire remonte à 1509, lorsque Antoine de Namur, seigneur de Trivières, fait ériger un premier édifice destiné à abriter une relique de l’épine de la couronne du Christ et à servir de lieu de sépulture pour sa famille. Ce premier bâtiment est détruit au cours du XVIe siècle lors des troubles provoqués par les gueux[5]. Une nouvelle chapelle est alors reconstruite en 1664‑1665 à l’initiative du seigneur local, issu de la lignée de La Hamaide. L’édifice actuel adopte un style néogothique et associe briques et pierres calcaires. Il se compose d’une nef unique prolongée par un chevet à trois pans[5]. La façade méridionale se distingue par un décor en damier, réalisé à l’aide d’un tuffeau jaune, conférant à l’ensemble une identité visuelle singulière. Classée monument en 1981, la chapelle est également reconnue comme sanctuaire à répit. Une pierre tombale représentant un enfant emmailloté en constitue le témoignage le plus explicite[5].
  • Le château de Trivières, construit par la famille de Wolf de Moorsel, au début du XIXe siècle et vendu à la société des Charbonnages du Bois-du-Luc en 1912[6]. Dès 1917, il est racheté par l'administration communale de Trivières. Aujourd'hui, il héberge le Centre régional d'action interculturelle du Centre, une antenne du CPAS et une bibliothèque[6].

Culture

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Folklore

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Le carnaval de Trivières se déroule à Pâques[7]. Parmi les ducasses, on trouve la ducasse de la Trinité fin août, la ducasse du Pont et la ducasse des Filles en septembre[8].

Enseignement

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Économie

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Industrie

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Le sous-sol de Trivières était très riche en houille; son exploitation fut concédée, en 1786, à la Société de Saint-Denis-Obourg. Par la suite, le charbonnage de Trivières fut vendu à la Société du Bois-du-Luc, qui en conserva les concessions jusqu’en 1822. L’exploitation avait lieu en différents puits répartis sur l’étendue communale ; le plus important de ces puits est celui du Quesnoy qui était relié à Bois-du-Luc par une voie ferrée[2]. Les deux puits, Saint Paul et Saint-Frédéric creusés en 1898 et 1903 avaient une profondeur de 950 mètres[9]. L'exploitation fut arrêté le marquant la fin de la Société des Charbonnages de Bois-du-Luc ainsi que l'exploitation du charbon dans la région du Centre[9]. Outre l’industrie charbonnière, Trivières comptait plusieurs brasseries et un petit atelier de construction[2].

Tourisme vert

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Terril du Quesnoy.

Le terril du Quesnoy, situé rue de la Moussière, appartient au Service public de Wallonie et présente une grande diversité de milieux naturels[10]. Exploité jusqu'en 1973 par le siège du Quesnoy faisant partie de la société du Bois-du-Luc pour amassés les déchets[11]. Son accès se fait par une vaste roselière d’environ sept hectares, zone humide qui constitue un refuge essentiel pour les oiseaux aquatiques observables également aux étangs de Strépy, visibles depuis le sommet du terril[10]. Le versant sud, entièrement dénudé, offre un habitat favorable aux insectes thermophiles tels que le criquet à ailes bleues, le machaon ou encore le colias[10]. À l’inverse, la partie nord est recouverte d’une végétation arborée composée de bouleaux, de pins noirs d’Autriche et d’autres essences pionnières. Le site accueille également une faune amphibienne variée[10]. Plusieurs espèces de batraciens y trouvent des conditions favorables, dont le crapaud calamite, le crapaud commun, le crapaud accoucheur, la grenouille rousse ainsi que trois espèces de tritons. Grâce à cette mosaïque de milieux, le terril constitue un espace naturel remarquable, combinant zones humides, pentes ensoleillées et boisements pionniers[10].

Vie associative

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Notes et références

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  1. ↑ Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
  2. 1 2 3 4 « Trivières », sur www.lalouvière.be (consulté le )
  3. ↑ Germaine Faider-Feytmans, « La nécropole de Trivières et l'occupation mérovingienne dans le Bassin de la Haine (Belgique) », sur Persee, (consulté le )
  4. 1 2 3 4 Maquet 2012, p. 149.
  5. 1 2 3 Dewier 2008, p. 125.
  6. 1 2 Dewier 2006, p. 126.
  7. ↑ Maquet 2012, p. 232.
  8. ↑ Maquet 2012, p. 242.
  9. 1 2 Dewier 2010, p. 48.
  10. 1 2 3 4 5 Maquet 2012, p. 224.
  11. ↑ Sirjacobs 2016, p. 47.

Voir aussi

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Alain Dewier, La Louvière, t. 3 : L'entité, Tempus, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-90-76684-86-4)
  • Alain Dewier, Le bassin charbonnier du Centre : Terre aux milles chevalements, coll. « Mémoire en images », , 128 p. (ISBN 978-1-84588-640-0)
  • Julien Maquet (dir.) et al., La Louvière : Le patrimoine d'une métropole culturelle, Namur, Institut du patrimoine wallon, , 269 p. (ISBN 978-2-87522-084-4)
  • Isabelle Sirjacobs, Le patrimoine de La Louvière, Institut du Patrimoine wallon, coll. « Carnets du patrimoine » (no 135), , 64 p. (ISBN 978-2-87522-176-6)
  • Franz Vandendriessche, L'entité louviéroise en 150 cartes-vues ancienne, Haine-Saint-Pierre, Cercle d'histoire et de Folklore Henri Guillemin, , 159 p.
  • Franz Vandendriessche, L'entité louviéroise en 300 cartes-vues, Haine-Saint-Pierre, Cercle d'histoire et de Folklore Henri Guillemin, , 165 p.

Lien externe

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