Trois Pièces pour piano de Poulenc
Trois Pièces pour piano est un triptyque de Francis Poulenc composé en 1928.
| Trois Pièces FP 48 | |
Pastorale de Vassily Kandinsky (1911). | |
| Genre | suite pour piano |
|---|---|
| Nb. de mouvements | 3 |
| Musique | Francis Poulenc |
| Durée approximative | 9 min 20 s |
| Dates de composition | 1928 |
| Dédicataire | Ricardo Viñes |
| Publication | 1931 Heugel |
| Création | Paris, salle Chopin |
| Interprètes | Francis Poulenc |
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Présentation
modifierSi les deux dernières pièces des Trois Pièces de Poulenc sont composées en 1928, la première remonte à 1918 ; elle faisait partie d'une suite de trois pastorales pour piano[1],[2].
Publiée en 1931 par Heugel et révisée en 1953, l'œuvre complète est dédiée au pianiste Ricardo Viñes[1]. Le triptyque est créé le à Paris, salle Chopin, par le compositeur au piano, en même temps que les Novelettes[1].
D'une durée moyenne d'exécution de neuf minutes vingt environ[3], la partition porte la référence FP 48 dans le catalogue des œuvres du compositeur établi par le musicologue Carl B. Schmidt[4].
Structure
modifierLes Trois Pièces pour piano sont composées de[1] :
- Pastorale, « calme et mystérieux », en mi bémol mineur ;
- Hymne, « modéré », en mi bémol majeur ;
- Toccata, « très animé », en la mineur, pièce la plus connue du recueil, souvent jouée indépendamment, comme bis en particulier, notamment popularisée par Vladimir Horowitz[1],[3].
Analyse et commentaires
modifierLa première pièce, Pastorale, souligne Guy Sacre, « est à cheval sur deux époques et deux styles, mais n'en dégage pas moins un charme profond[1] ».
La musicologue Adélaïde de Place relève que la deuxième pièce, Hymne, « est une page lyrique, entrecoupée, selon Cortot, « par une sorte d'intermède vocalisant » qui se ressent, dans son rythme, de l'influence de Stravinski ; alors que son intensité mélodique tient, d'après Henri Hell, de Chopin[2] ».
Quant à la Toccata qui clôt le triptyque, elle « resplendit d'un entrain vif et pétillant, d'une écriture à la virtuosité éblouissante[2] » selon Adélaïde de Place, et, pour Guy Sacre, est « comme il se doit, une pièce échevelée, favorite des pianistes [...] : après un début insolent [...], elle court en arpèges, en gammes joyeuses, en volubile main gauche, s'alanguit un moment, finit dans un crépitement des deux mains alternées[1] ».
Pour Alfred Cortot, l'ensemble constitue « trois morceaux qui se complètent en un tout d'immédiat et facile agrément[5] ».
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 Sacre 1998, p. 2123.
- 1 2 3 de Place 1987, p. 566.
- 1 2 (en) Jeremy Grimshaw, « Trois pièces, for piano, FP 48 | Details », sur AllMusic (consulté le )
- ↑ Werck 2018, p. 164.
- ↑ Cortot 1938, p. 523.
Bibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Alfred Cortot, « Les « Six » et le piano », dans Alfred Cortot, La musique française de piano, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », , 762 p. (ISBN 2-13-037278-3), p. 487-589.
- Adélaïde de Place, « Francis Poulenc », dans François-René Tranchefort (dir.), Guide de la musique de piano et de clavecin, Paris, Fayard, (ISBN 978-2213016399), p. 563-569.
. - Guy Sacre, La musique de piano : dictionnaire des compositeurs et des œuvres, vol. II (J-Z), Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 2998 p. (ISBN 978-2-221-08566-0).
. - Isabelle Werck, Francis Poulenc, Paris, Bleu nuit éditeur, coll. « Horizons » (no 35), , 176 p. (ISBN 978-2-35884-024-8).
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :