Type RP30/RPC30
Les Remorqueurs Portuaire de 30t ou Remorqueurs Portuaire et Côtier de 30t ou Type RP30/RPC30 sont une classe de remorqueurs de la Marine nationale française. Le premier est entré en service le et sur les vingt initialement prévus seulement quatre seront finalement réalisés.
| Remorqueur Portuaire de 30 t | ||||||||
Le Céladon. | ||||||||
| Remorqueur Portuaire et Côtier de 30 t | ||||||||
| Caractéristiques techniques | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Type | Remorqueur | |||||||
| Longueur | 26 m | |||||||
| Maître-bau | 9 m | |||||||
| Tirant d'eau | 4,2 m | |||||||
| À pleine charge | 275 t | |||||||
| Propulsion | 2 propulseurs azimutaux 1 propulseur d'étrave |
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| Puissance | 2 800 chevaux (2 059 kW) | |||||||
| Vitesse | 12 nœuds | |||||||
| Caractéristiques militaires | ||||||||
| Embarcations | 1 semi-rigide pour la version RPC | |||||||
| Rayon d'action | 200 nautiques pour la version RPC | |||||||
| Autres caractéristiques | ||||||||
| Électronique | 1 radar de navigation | |||||||
| Équipage | 4 à 9 | |||||||
| Histoire | ||||||||
| Chantier naval | Piriou | |||||||
| A servi dans | ||||||||
| Commanditaire | DGA | |||||||
| Date début commande | ||||||||
| Période de construction |
2022 - 2023 | |||||||
| Période de service | 2023 - | |||||||
| Navires construits | 4 | |||||||
| Navires prévus | 20 | |||||||
| Navires annulés | 16 | |||||||
| Navires en activité | 4 | |||||||
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Historique
modifierCommande et contrat
modifierLe la Direction Générale de l’Armement (DGA) annonce la commande de quatre remorqueurs sur une série de vingt unités, les suivants étant inscrits en tranches optionnelles. Ce contrat d'une valeur de 140 millions d'euros HT qui doit voir la production de 4 unités par an entre et est notifié au chantier naval Piriou de Concarneau[1]. Ces navires doivent remplacer en une seule classe plusieurs types de remorqueurs en service dont les trois Remorqueurs Côtier Voith Schneider (RCVS) Bison, Buffle et Bélier (31,8 m de long par 9,2 m pour 500 tpc et 30 tonnes de traction produits à Cherbourg en 1980 et 1981), les seize Type RPC12, les trois Maito, Maroa et Manini (27,6 m de long par 8,9 m pour 280 tpc et 12 tonnes de traction produits aux chantier naval Vanpraet de Villeneuve-la-Garenne en 1984 et 1985) ainsi que les deux caudataires Phaéton et Machaon[note 1] qui pour certains affichent 40 années de service en . Le remplacement de ces anciennes unités portuaires devant ainsi permettre une homogénéisation avec les 29 RP10 et 7 PC6 tous livrés à la Marine nationale dans les années . Sur les vingt prévus, cinq devaient l'être en version côtière RPC30, portant ainsi la lettre 'A' sur la coque et non le 'Y' des unités portuaires. Les remorqueurs de cette nouvelle classe RP30/RPC30 portent chacun le nom d'une couleur[2].
Annulation
modifierLe contrat portant sur vingt unités devait être notifié en cinq tranches comprenant chacune 4 remorqueurs. Mais les évènements touchant le commerce international au début des années (pandémie de covid-19, invasion de l'Ukraine par la Russie) provoquent une hausse des coûts des matériaux de construction. Le chantier Piriou accusant une perte d'1 millions d'euros par remorqueur entame alors des discussions avec la DGA mais malgré ces négociations, l'écart de près de 20% entre le prix de vente et le coût de construction est trop important. Le contrat est alors annulé en et la production s'arrête après seulement quatre unités[1].
Si l'explosion des coûts liés également à des caractéristiques militaires importantes pour de petites unités portuaires à causé l'annulation du contrat, le besoin de renouvellement des vieux remorqueurs de la Marine nationale reste urgent. Ainsi dès un nouvel appel d'offres dénommé RP30 NG est préparé[3].
Caractéristiques
modifierCes remorqueurs de 26 mètres de long pour 275 tonnes de déplacement en pleine charge sont alimentés par deux moteurs Diesel Baudouin de 1 400 chevaux (1 030 kW) chacun entraînant un propulseur azimutal Schottel permettant une vitesse maximale de 12 nœuds. La capacité de traction au point fixe atteint les 35 t. Un moteur électrique Nidec Leroy-Somer de 480 chevaux (353 kW) alimente également un propulseur d'étrave qui permet d'assurer une poussée latérale de 4 t et deux groupes électrogène de 167 chevaux (123 kW) complètent la fourniture d'énergie à bord.
Ils sont armés de deux canons à eau de 325 m3/h, de deux treuils principaux sur la plage avant et d'un troisième plus petit sur la plage arrière. L'équipage varie de quatre à neuf marins selon la mission.
La version côtière RPC permet une plus grande autonomie jusqu'à 200 nautiques ou 5 jours de mer et dispose également d'un semi-rigide.
Le mât situé sur le toit de la passerelle est basculable vers la poupe, ce qui permet au remorqueur de s'approcher au plus près de la coque des navires de grande hauteur comme les Bâtiments Ravitailleur de Forces ou le porte-avion[4].
Liste des navires de la classe
modifierGalerie
modifierNotes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Navires chargés de la récupération des antennes linéaires des sous-marin nucléaire
Références
modifier- 1 2 « Piriou : à cause des hausses de coûts, la série des 20 remorqueurs de la marine s'arrête au 4ème », (consulté le )
- ↑ « Réception du premier remorqueur portuaire 30 tonnes (RP30) », sur Ministère des Armées,
- ↑ « La Marine nationale relance un appel d’offres sur les remorqueurs de 30 tonnes », sur lemarin.ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ « Zinzolin : à la découverte de la nouvelle génération de remorqueurs de la Marine nationale », sur www.meretmarine.com,