U Thant
Maha Thray Sithu U Thant, en birman formel သန့်၊ ဦး (/ˌuː ˈθɑːnt/[1]), né le à Pantanaw (Birmanie) et mort le à New York (États-Unis), est un homme politique birman, troisième secrétaire général des Nations unies de 1961 à 1971.
| U Thant | ||
U Thant en 1963. | ||
| Fonctions | ||
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| Secrétaire général des Nations unies | ||
| – (10 ans, 1 mois et 1 jour) |
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| Prédécesseur | Dag Hammarskjöld | |
| Successeur | Kurt Waldheim | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Maha Thray Sithu U Thant | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Pantanaw (Birmanie) | |
| Date de décès | (à 65 ans) | |
| Lieu de décès | New York (États-Unis) | |
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| Secrétaires généraux des Nations unies | ||
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Premières années
modifierU Thant poursuit ses études à l'université de Rangoun et devient professeur en 1928 puis directeur de 1931 à 1947 de la Pantanaw National High School. En 1947, après le vote par l'Assemblée constituante birmane de l'indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni, U Thant est directeur de la presse dans le gouvernement provisoire. Dans la Birmanie indépendante, il est directeur de la radiodiffusion en 1949, secrétaire au ministère de l'Information de 1949 à 1953 et secrétaire du Premier ministre U Nu de 1953 à 1957.
En 1952, il est aussi membre de la délégation birmane aux Nations unies avant de devenir le représentant permanent de son pays à l'ONU en 1957.
Secrétaire général de l'ONU
modifierÀ la mort du secrétaire général de l'ONU, Dag Hammarskjöld, en 1961, U Thant assure l'intérim avant d'être élu pour finir le mandat de son prédécesseur.
Durant ses mandats respectifs, U Thant entretient de bonnes relations avec le président français Charles de Gaulle, contribuant à faire évoluer la position de ce dernier sur l'ONU. En effet, lors de la guerre d'Algérie et durant la crise congolaise, le général a critiqué les actions de l'ONU allant contre les intérêts de la France, le qualifiant en septembre 1960 de « grand machin que tout le monde tripote et qui n'arrête pas de gêner ». Mais U Thant, moins interventionniste que son prédécesseur, gagne les faveurs du président français en lui présentant l'ONU comme un forum respectant la souveraineté des nations tout en limitant le rôle des superpuissances[2]
Lors de la crise des missiles de Cuba, en , il demanda instamment à toutes les parties de s'abstenir de toute action militaire. Il intervint auprès de Kennedy, Khrouchtchev et Castro, confiant à ce dernier : « Si la CIA et le Pentagone continuent à avoir un tel pouvoir, je vois le futur du monde sous un jour très sombre ». Réélu en 1966, il remplit son mandat quinquennal jusqu'en , avant de passer les rênes à son successeur Kurt Waldheim.
Retour en Birmanie et mort
modifierIl reçoit le Prix Gandhi pour la paix en 1972 et le Prix des droits de l'homme des Nations unies en 1973. Il meurt le à New York. Sa dépouille, rapatriée en Birmanie, devient l'objet d'une lutte entre les étudiants birmans et le gouvernement militaire de Ne Win, qui s'en empare et l'inhume dans une tombe scellée au Kandawmin Garden Mausolea, à Rangoon.
Notes et références
modifier- ↑ Prononciation en birman retranscrite selon la norme API.
- ↑ Qui veut la mort de l'ONU ?, Anne-Cécile Robert et Romuald Sciara, chapitre "Un secrétaire général bouddhiste", éditions Eyrolles, 2019
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
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