Coalition Under2
La Coalition Under2 est une coalition de gouvernements infranationaux qui a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre . Elle voit le jour par un protocole d’entente, signé par douze juridictions fondatrices le à Sacramento, en Californie[1]. Bien qu'elle soit initialement appelée le protocole d'entente Under2, elle devient la coalition Under2 en . En , la coalition regroupe 178 États, régions, provinces et gouvernements infranationaux, ainsi que plusieurs autres entités nationales et infranationales. La liste des signataires s’étend à 270 gouvernements, représentant plus de 1,75 milliard de personnes et 50 % de l’ économie mondiale[2]. Le protocole d’entente Under2 est conçu grâce à un partenariat entre les gouvernements de Californie et de Bade-Wurtemberg[3], avec Climate Group agissant comme secrétariat[4].
Objectif et intention
modifierL’objectif des signataires du mémorandum est que chacun d'entre eux parvienne à des réductions d’émissions de gaz à effet de serre compatibles avec une trajectoire de 80 à 95 % inférieures aux niveaux de d’ici à et/ou à un objectif d’émissions annuelles par habitant inférieures à 2 tonnes métriques d’ici à . Les signataires estiment que ces actions sont conformes aux conclusions du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) quant aux mesures nécessaires pour éviter une hausse de 2 degrés Celsius des températures moyennes mondiales[5],[6]. Les organisateurs craignent qu'une hausse de la température mondiale supérieure à 2 degrés Celsius n'entraîne des dommages environnementaux généralisés[1].
Les signataires du mémorandum sont invités à soumettre un plan visant à atteindre l'objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 2 tonnes métriques par habitant d'ici à 2050[5]. Chacun des gouvernements s’engage également à s’entraider en matière de recherche scientifique, de partage des technologies disponibles et des meilleures pratiques en matière d’efficacité énergétique[7].
Le mémorandum s'élabore juste avant la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques de 2015, également connue sous le nom de COP 21 ou Accord de Paris[5]. Le protocole d’entente Under2 permet aux gouvernements infranationaux tels que les villes, les comtés et les États de mettre en valeur leur travail visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre[1].
Histoire
modifierLes gouvernements infranationaux, comme les villes, les États et les provinces, se sont traditionnellement appuyés sur les gouvernements nationaux pour prendre l'initiative en matière de gouvernance climatique transnationale visant à lutter contre les changements climatiques par le biais d'accords intergouvernementaux[8]. Certains gouvernements infranationaux expriment leur frustration face à l'inaction des dirigeants nationaux et prennent l'initiative de créer l'accord de protocole d'entente infranational Under2 [9]. La principale différence entre un traité international et l’accord Under2 MOU entre gouvernements infranationaux est que le Under2 MOU n’est pas contraignant.
En , la Californie et le Bade-Wurtemberg, qui sont à l'origine du protocole d'accord Under 2, annoncent que le groupe climatique va se charger du rôle de secrétariat du pacte[10].
Des efforts sont déployés par le passé pour organiser les gouvernements infranationaux afin de lutter contre le changement climatique, notamment par le biais du programme « Villes pour la protection du climat » – une initiative associée à l’Union internationale des pouvoirs locaux et au Programme des Nations Unies pour l’environnement. À son apogée en 2010, le programme compte 700 membres municipaux qui ont pour rôle de fournir, entre autres, des inventaires et des objectifs en matière d'émissions de gaz à effet de serre. L'Union internationale des pouvoirs locaux fournit une assistance technique aux municipalités participant à cette planification[11].
Avant même la conception du protocole d’entente Under2, de nombreux gouvernements infranationaux prennent l’initiative de créer un plan d’action climatique. L’objectif d’un plan d’action climatique est d’identifier la quantité d’émissions de gaz à effet de serre produites par la juridiction et, dans de nombreux cas, de proposer des stratégies pour réduire ou stopper complètement les émissions de gaz à effet de serre[12]. Certains gouvernements constatent que les données produites par le plan d’action climatique accroissent la transparence et facilitent la planification à long terme visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre[13]. Étant donné que les signataires du protocole d'accord Under2 soumettent leurs plans d'action en annexe au document, c'est la première fois que certaines villes et certains États du monde entier élaborent des plans pour réduire les émissions de gaz à effet de serre sur leur territoire.
Participants
modifierAdhésions nationales
modifierVoir aussi
modifierNotes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Under2 Coalition » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 (en) « Jerry Brown signs non-binding climate pact with other leaders », sur sacbee (consulté le )
- 1 2 (en) « Under2 Coalition », sur Under2 Coalition (consulté le )
- ↑ (en) « California Champions Cross-Border Climate Innovations », sur The American Prospect, (consulté le )
- ↑ (en) « Under2 Coalition », sur The Climate Group (consulté le )
- 1 2 3 (en) « California driving global low-carbon effort », sur UPI, (consulté le )
- ↑ (en) Justin Gillis, « Climate Panel Cites Near Certainty on Warming », sur The New York Times,
- ↑ (en) David Wright, « Cross-Border Constraints on Climate Change Agreements: Legal Risks in the California-Quebec Cap-and-Trade Linkage », Environmental Law Reporter, vol. 46, , p. 10478–10495
- ↑ (en) Paula Castro, « Common But Differentiated Responsibilities Beyond the Nation State: How Is Differential Treatment Addressed in Transnational Climate Governance Initiatives? », Transnational Environmental Law, vol. 5, no 2, , p. 379–400 (DOI 10.1017/S2047102516000224, S2CID 158004032, lire en ligne)
- ↑ (en) Anthony D. Barnosky, Paul R. Ehrlich et Elizabeth A. Hadly, « Avoiding collapse: Grand challenges for science and society to solve by 2050 », Elementa: Science of the Anthropocene, vol. 4, no 1, , p. 000094 (ISSN 2325-1026, DOI 10.12952/journal.elementa.000094)
- ↑ (en) « Baden-Württemberg and California welcome 43 new signatories to the Under 2 MOU », sur The Climate Group (consulté le )
- ↑ (en-US) « How US cities dropped climate protection commitments in response to mainstream political opposition and programmatic stagnation », sur USAPP, (consulté le )
- ↑ (en) Ellen Bassett et Vivek Shandas, « Innovation and Climate Action Planning », Journal of the American Planning Association, vol. 76, no 4, , p. 435–450 (ISSN 0194-4363, DOI 10.1080/01944363.2010.509703, S2CID 152544975)
- ↑ « El gobernador de Jalisco da conferencia durante COP22 », sur www.animalpolitico.com, (consulté le )
- ↑ « États-Unis: le New Jersey rejoint une coalition pro-climat, après l'élection de Donald Trump », sur efi.fr, (consulté le )
- ↑ Véronique Maignant, « COP26. La Région Bretagne rejoint les signataires de l’Under2 Coalition (U2C) », sur bretagne-economique.com, (consulté le ).
- ↑ « La Réunion rejoint la Coalition Under2 et s’engage à tenir ses objectifs climatiques », sur zinfos974.com, (consulté le ).