Une pause, quatre soupirs

film sorti en 1993

Une pause, quatre soupirs (Bodies, Rest & Motion) est un film américain réalisé par Michael Steinberg, sorti en 1993. Adapté par Roger Hedden de sa propre pièce de théâtre, il réunit Phoebe Cates, Bridget Fonda, Tim Roth et Eric Stoltz dans les rôles de quatre jeunes adultes vivant en Arizona[1].

Une pause, quatre soupirs
Titre original Bodies, Rest & Motion
Réalisation Michael Steinberg
Scénario Roger Hedden
Musique Michael Convertino
Sociétés de production Fine Line Features
August Entertainment
Mindel-Shaw Productions
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Durée 95 minutes
Sortie 1993

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Présenté au Festival du film de Sundance en janvier 1993, le film est ensuite sélectionné dans la section Un certain regard du Festival de Cannes 1993[2]. Le titre français Une pause, quatre soupirs est notamment attesté par Le Monde[3], tandis que le Festival de Cannes conserve la variante Une pause ? Quatre soupirs[2].

Synopsis

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À Enfield, petite ville fictive d'Arizona, Nick souhaite quitter une existence qu'il juge sans avenir et prévoit de partir pour Butte, dans le Montana, avec sa compagne Beth. Carol, ancienne petite amie de Nick et désormais proche de Beth, reste attachée à leur vie à Enfield.

Nick prend finalement la route seul. Beth reste sur place et rencontre Sid, un peintre venu travailler dans la maison qu'elle devait quitter. Contrairement à Nick, Sid n'éprouve aucun désir de partir. Tandis que Beth se rapproche de lui, le voyage de Nick l'amène à reconsidérer ses choix[1].

Fiche technique

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  • Titre français : Une pause, quatre soupirs[3]
  • Variante du titre français : Une pause ? Quatre soupirs[2]
  • Titre original : Bodies, Rest & Motion
  • Réalisation : Michael Steinberg
  • Scénario : Roger Hedden, d'après sa pièce Bodies, Rest and Motion[1]
  • Musique : Michael Convertino
  • Photographie : Bernd Heinl[1]
  • Montage : Jay Cassidy[1]
  • Décors : Stephen McCabe ; direction artistique : Daniel Talpers[1][2]
  • Costumes : Isis Mussenden
  • Production : Allan Mindel, Denise Shaw et Eric Stoltz[1]
  • Sociétés de production : Fine Line Features, August Entertainment et Mindel-Shaw Productions[1]
  • Distribution aux États-Unis : Fine Line Features[1]
  • Pays de production : Drapeau des États-Unis États-Unis
  • Langue originale : anglais
  • Format : couleur, 35 mm, 1,85:1, Dolby SR
  • Genre : comédie dramatique
  • Durée : 95 minutes[4]. L'American Film Institute indique 99 minutes[1] et le Festival de Cannes 87 minutes[2].
  • Classification aux États-Unis : R[1]
  • Dates de présentation et de sortie :

Distribution

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Production

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Origine théâtrale

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Bodies, Rest and Motion est à l'origine une pièce de Roger Hedden, montée à New York au Mitzi E. Newhouse Theater du Lincoln Center en 1986. La distribution comprend notamment William H. Macy dans le rôle de Nick, Laurie Metcalf dans celui de Beth et Andrew McCarthy dans celui de Sid[5]. Hedden adapte ensuite lui-même son texte pour le cinéma et devient coproducteur du film[1].

Dans The New Yorker, Anthony Lane souligne que l'adaptation élargit l'espace du récit tout en conservant la structure centrée sur les quatre personnages principaux[6].

Tournage

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Le tournage principal débute le 27 juillet 1992 et dure environ cinq semaines à Tucson, en Arizona[1]. La ville sert de décor à la localité fictive d'Enfield. Le Los Angeles Times relève la place importante du paysage désertique et de l'architecture locale dans l'atmosphère du film[7].

Fine Line Features acquiert les droits de distribution nord-américains en novembre 1992[1].

Le générique d'ouverture cite le premier principe de Newton, selon lequel un corps conserve son état de repos ou de mouvement tant qu'aucune force extérieure ne vient le modifier[1]. Plusieurs critiques de l'époque rapprochent cette idée de l'indécision et de l'immobilisme des personnages[8][4].

Festivals et exploitation

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Le film est projeté au Festival de Sundance le 23 janvier 1993[1]. Il sort aux États-Unis le 9 avril suivant, puis est présenté en mai dans la section Un certain regard du Festival de Cannes[2]. Le Monde le mentionne parmi les films américains de la sélection officielle de la 46e édition du festival[9].

Box-office

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Le film totalise 764 724 dollars de recettes en Amérique du Nord[10]. Son premier week-end d'exploitation rapporte 75 957 dollars sur six écrans[11].

JP Box-Office estime le budget du film à 2,5 millions de dollars et recense 11 878 entrées en France, dont 4 380 à Paris et en périphérie[12].

Accueil critique

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Les critiques américaines sont partagées. Michael Wilmington, dans le Los Angeles Times, apprécie le mélange d'humour et de mélancolie ainsi que l'interprétation du quatuor principal[7]. Anthony Lane, dans The New Yorker, relève plusieurs qualités de mise en scène tout en jugeant que l'origine théâtrale du récit demeure sensible[6].

Dans The Washington Post, Desson Howe estime le film plaisant malgré son rythme volontairement lent[8], tandis que Rita Kempley se montre plus réservée sur l'ensemble[13]. Roger Ebert critique fortement les personnages et l'insistance de la métaphore autour de l'inertie, tout en saluant le travail des interprètes, en particulier celui de Bridget Fonda[4].

En France, Le Monde consacre au film une critique publiée le 29 mai 1993 sous le titre « Le désert entre les cœurs »[3].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 (en) « Bodies, Rest & Motion », sur AFI Catalog of Feature Films, American Film Institute (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 7 « Bodies, Rest & Motion (Une pause ? Quatre soupirs) », sur Festival de Cannes (consulté le )
  3. 1 2 3 « CINÉMA — Le désert entre les cœurs — Une pause, quatre soupirs de Michael Steinberg », sur Le Monde, (consulté le )
  4. 1 2 3 (en) Roger Ebert, « Bodies, Rest And Motion », sur RogerEbert.com, (consulté le )
  5. ↑ (en) « Bodies, Rest and Motion (1986) », sur Spectra Theater (consulté le )
  6. 1 2 (en) Anthony Lane, « Drifters », sur The New Yorker, (consulté le )
  7. 1 2 (en) Michael Wilmington, « 'Bodies, Rest & Motion' a Sweet, Goofy Portrait of Human Flux », sur Los Angeles Times, (consulté le )
  8. 1 2 (en) Desson Howe, « 'Bodies, Rest' and Slow Motion », sur The Washington Post, (consulté le )
  9. ↑ « La sélection officielle de Cannes », sur Le Monde, (consulté le )
  10. ↑ (en) « Bodies, Rest & Motion », sur Box Office Mojo (consulté le )
  11. ↑ (en) David J. Fox, « Weekend Box Office: Filmgoers Accepting 'Proposal' », sur Los Angeles Times, (consulté le )
  12. ↑ « Une pause… quatre soupirs (Bodies, Rest & Motion) », sur JP Box-Office (consulté le )
  13. ↑ (en) Rita Kempley, « 'Bodies': Stuck in the Desert », sur The Washington Post, (consulté le )

Liens externes

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