Union de Jeunes filles

Organisation de jeunesse féminine durant la guerre d'Espagne

L'Union de Jeunes filles est une organisation juvénile féminine espagnole créée pendant la guerre civile. Elle est née pendant la Conférence Nationale des Jeunes filles qui s'est tenue dans l'Athénée de Madrid les 8 et . Elle s'est étendue au reste de l'Espagne les mois suivants. Son intention était de rassembler les jeunes filles de gauche âgées de 16 à 25 ans. Elle fut créée par des femmes des Jeunesses Socialistes Unifiées (JSU), mais prônait l'unité quelle que fût la position politique, religieuse et géographique[1].

Union de Jeunes filles - en espagnol, Unión de Muchachas
Histoire
Fondation
1937
Dissolution
1938
Cadre
Type
Siège
Madrid
Pays

Histoire

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Antécédents

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Ce fut une organisation politique, culturelle et éducative créée dans un contexte de guerre, donc dans une situation anormale au cours de laquelle s'est produit une mobilisation des femmes qui ont brisé les stéréotypes de genre traditionnels[2].

Aux côtés d'autres organisations telles que l'Union des femmes antifascistes (AMA) ou Mujeres Libres, l'Union de jeunes filles a lutté pour l'égalité des femmes dans le monde du travail, en croyant que l'égalité apporterait la victoire du parti républicain dans la guerre, en joignant leur effort à celui des hommes sur le front. Elles partageaient donc la lutte antifasciste et la mobilisation des femmes. L'organisation a ensuite fait partie de l'Alliance juvénile antifasciste (AJA) à partir de [3].

Objectifs

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Son principal objectif était de coordonner l'activité que les jeunes filles pouvaient apporter pour la guerre. Elles voulaient aussi préparer les jeunes filles sur le plan technique et professionnel pour qu'elles puissent trouver du travail le plus tôt possible.

Dans ce but, elles ont créé des Foyers ou des Maisons de jeunes filles dans toutes les localités où elles avaient des militantes, pour organiser le travail de ces délégations municipales et fournir un lieu de soutien et d'assistance, ainsi qu'un siège de réunions ou de travail. Dans ces maisons il y eut des bibliothèques et des clubs sportifs. Elles ont aussi mis en place des cours d'alphabétisation et de culture générale. En 1937 a été inauguré le premier Foyer des jeunes filles situé à L'Escorial, où furent dispensés des cours de culture générale, de coupe et confection, de musique, de dessin et de culture physique[4].

Un autre objectif était la formation d'infirmières et la qualification pour couvrir les postes de travail laissés vacants par les hommes qui étaient au front. Et l'une de leurs revendications était l'égalité salariale. Cependant, elles se sont heurtées à l'intransigeance des syndicats qui n'acceptaient pas l'incorporation des femmes au travail[5].

Pour atteindre les objectifs de l'association, la propagande a été fondamentale. Ainsi, l'atelier appelé La Gallofa, dirigé par le peintre José Bardasano fut un élément clé. Au départ il était installé à Madrid mais, avec l'évolution de la guerre, il a été déplacé à Valence[6]. La section de propagande a été dirigée par Juana Francisca Rubio[7].

L'équivalent catalan était l'Alianza nacional de la dona jove, fondée le et présidée par Montserrat Martínez.

Adhérentes

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La première dirigeante de l'Union de jeunes filles fut Trinidad Torrijos. Puis Josefina López Sanmartín, Rosario Soto et Juana Doña ont assumé le poste[8],[9]. Julia Vigre a été responsable de la revue Muchachas (Jeunes filles), qui diffusait ses principes, revue qui a commencé paraître en 1937[10],[11]. Parmi les adhérentes figuraient Adelina García Casillas, l'une des Treize Roses, et la milicienne Isabel Martínez Blaya[12],[13].

Voir aussi

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Références

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(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Unión de Muchachas » (voir la liste des auteurs).
  1. (es) Eureka, « Si eres una chica joven y odias el fascismo, ¡ven a la Unión de Muchachas! », Agente Provocador, (consulté le )
  2. (es) sandralledomas, « Unión de Muchachas | », (consulté le )
  3. Lledó Mas, « La Unión de Muchachas del País Valencià. Género, juventud y antifascismo », Université d'Alicante, (DOI 10.14198/bua.2023.lledo.union, lire en ligne, consulté le )
  4. i Féron, « Mujeres, juventud y activismo antifascista en la Europa mediterránea (1933-1945) », Ayer, no 100, , p. 97–121 (ISSN 1134-2277, lire en ligne, consulté le )
  5. Sornichero, « Resistencia y compromiso de las mujeres antifascistas », Asparkía: investigació feminista, , p. 141–164 (ISSN 2340-4795, lire en ligne, consulté le )
  6. (es) « José Bardasano », www.carmenthyssenmalaga.org (consulté le )
  7. Conejo Atrio, « Compañeras: creativas y rebeldes », Université Ouverte de Catalogne, (lire en ligne, consulté le )
  8. Encarnación Barranquero Teixeira, « Ángeles o demonios: representaciones, duiscursos y militancia de las mujeres comunistas », Arenal, (lire en ligne, consulté le )
  9. « Persona - López Sanmartín, Josefina (1919-1989) », PARES (consulté le )
  10. Díaz, « Una maestra republicana: el viejo futuro de Julia Vigre (1916-2008) », Revista Española de Sociología, vol. 25, no 1, , p. 161–164 (lire en ligne, consulté le )
  11. Concepción Ruiz-Funes et Enriqueta Tuñón, « Nosotras fuimos la unión de mujeres españolas antifacistas en México (1939-1976) », Política y Cultura, Universidad Autónoma Metropolitana Unidad, (lire en ligne, consulté le )
  12. Carlos Fonseca, Trece rosas rojas: la historia más conmovedora de la guerra civil, Ed. Temas de Hoy, (ISBN 978-84-8460-528-7)
  13. « Diccionari biogràfic de dones » [archive du 25 de septiembre de 2015], web.archive.org, (consulté le )

Liens externes

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