Juana Doña
Juana Doña Jiménez, née le à Madrid et morte à Barcelone le, est une dirigeante communiste, féministe, syndicaliste et écrivaine espagnole.
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Mundo Obrero (en) |
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Guerre d'Espagne Grève de la faim des femmes républicaines de la prison franquiste de Ségovie (1949) (d) |
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Prix Comadre de Oro (d) () |
Dernière femme condamnée à mort en Espagne, Juana Doña était, pour son ami l'écrivain Manuel Vázquez Montalbán, la « seconde dame du communisme espagnol » après la Pasionaria, Dolores Ibárruri[1],[2]. Elle participera également à la fondation du Mouvement de libération des femmes (MLF)[2],[3].
Biographie
modifierElle entre aux Jeunesses communistes dès ses quinze ans[1],[4],[3] et intègre le Comité Central du Parti Communiste d'Espagne durant la Guerre Civile Espagnole (1936-1939)[1],[4],[5]. Elle a participé aux combats contre les forces nationalistes de Franco en prenant part à la défense de Madrid avec celui qui allait devenir son mari, Eugenio Mesón, important leader des Jeunesses socialistes unifiées, arrêté après le coup d'état de Segismundo Casado[6] et fusillé par un conseil de guerre franquiste en 1942[1]. En 1940, elle fut une collaboratrice des groupes urbains appelés « Cazadores de ciudad »[5] dans la Guérilla du Llano.

Elle est condamnée à mort lors d’un conseil de guerre tenu contre ces groupes en 1945[5], accusée d'un attentat contre l'ambassade d'Argentine[1]. En 1947, à l'occasion de la visite d'Eva Perón en Espagne, et grâce à son intervention[1],[3], sa peine est commuée: elle est condamnée à trente ans de réclusion. Elle reste emprisonnée pendant dix-huit ans[3],[5] et participe en 1949 à la grève de la faim des femmes républicaines prisonnières politiques de la prison de Ségovie.
Après sa libération, elle milite auprès du syndicat des Commissions Ouvrières clandestines[4],[3],[5]. Après la mort de Franco, pendant la Transition, elle est candidate du PCE (Trabajadores de Madrid) au Sénat en 1977[7], travaille à la publication du parti, Mundo Obrero[2],[4],[5], puis intègre à l’Organisation révolutionnaire des travailleurs (ORT)[4],[5]. En 1984, elle participe à la fondation du Parti Communiste des Peuples d'Espagne[5].
Postérité
modifierEn 2018, la mairie de Madrid donne son nom à une rue (appelée jusque-là Bataille de Belchite).
Publications
modifier- 1977, Mujer.
- 1978, Desde la noche y la niebla (mujeres en las cárceles franquistas), « Depuis la nuit et le brouillard (femmes dans les prisons franquistes) », Prologue d'Alfonso Sastre. Madrid. Ediciones de la Torre.
- 1992, Gente de abajo (no me arrepiento de nada), « Gens d'en bas (je ne regrette rien) », prologue Manuel Vázquez Montalbán. Madrid. A-Z Ediciones y Publicaciones.
- 2002, Témoignage dans le livre de Ricard Ninyes Irredentas : las presas politicas y sus hijos en las carceles franquistas[5].
- 2003, Querido Eugenio (una carta de amor al otro lado del tiempo) « Cher Eugenio (une lettre d'amour à l'autre côté du temps) », prologue de Manuel Vázquez Montalbán. Barcelone. Lumen.
Bibliographie
modifier- Ramos Mesonero, Alicia (2012). Mémoire Des Prises De Franco. Huerga Et Fierro Éditeurs. (ISBN 9788483749555)
Références
modifier- 1 2 3 4 5 6 « Juana Doña », sur Babelio (consulté le )
- 1 2 3 Ediciones El País, « Juana Doña, militante comunista y feminista » (consulté le )
- 1 2 3 4 5 « Femmes républicaines », sur www.javilarrauri.com (consulté le )
- 1 2 3 4 5 « LA AVENTURA DE LA HISTORIA », sur www.elmundo.es (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Collectif Sarka-SPIP, « DONA JIMENEZ, Juana - Los de la sierra », sur losdelasierra.info (consulté le )
- ↑ Ediciones El País, « Una escritora vital » (consulté le )
- ↑ « Blanco y Negro (Madrid) - 08/06/1977, p. 33 - ABC.es Hemeroteca », sur hemeroteca.abc.es (consulté le )