Église communautaire métropolitaine

L’Église communautaire métropolitaine (ECM ou MCC en anglais) est une confession chrétienne protestante inclusive internationale.

Église communautaire métropolitaine
Histoire
Fondation
Cadre
Type
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Organisation
Fondateur
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Selon un recensement de l'association publié en 2025, elle aurait 172 églises dans 20 pays[1],[2].

L’ECM a un statut d'observateur au Conseil œcuménique des Églises. Aux États-Unis, le Conseil national des Églises a refusé plusieurs fois la candidature de l'ECM, mais les congrégations sont membres de plusieurs partenariats œcuméniques dans le monde.

Histoire

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Metropolitan Community Church de Washington, D.C..

Après avoir été forcé de démissionner en raison d’un outing, le pasteur pentecôtiste américain Troy Perry publie une annonce mentionnant l’ouverture d’une église accueillante pour les gays à Los Angeles, Californie, dans le magazine The Advocate d’[3]. Le , l’Église communautaire métropolitaine tient son premier service avec 12 personnes[4]. Après six semaines dans son salon, la congrégation commence la location d’une salle.

En 1969, il célèbre le mariage de deux jeunes hommes [5]. En 1970, la première conférence générale rassemble des délégués de congrégations de 8 villes américaines[6]. En 1971, il inaugure un nouveau bâtiment en présence de plus d'un millier de membres. En 1972, il ordonne des femmes pasteures. En 1973, il devient modérateur de l’Église[7].

En 1972, Freda Smith est devenue la première femme pasteure de l'Église et a été la première femme élue au Conseil des anciens en 1973 [8].

Après avoir ouvert des églises à Toronto, au Canada et Londres, en Angleterre en 1973, l’association devient internationale en 1974[9].

Troy Perry est resté modérateur jusqu'en 2005[5].

Selon un recensement de l'association publié en 2025, elle aurait 172 églises dans 20 pays[1],[2].

Croyances

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Communion à la All God's Children MCC de Minneapolis, Minnesota, États-Unis, le 20 juillet 2008.

La théologie de l’ECM se base sur les deux professions de foi majeures de la chrétienté : crédo des apôtres et la profession de foi de Nicée[10]. Chaque Église célèbre l’eucharistie au moins une fois par semaine et distribue la communion à tous[11]. L’ECM pratique l’autonomie des congrégations au regard de la doctrine et du culte.

Mariage

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Troy Perry.

Le révérend Troy Perry, l’un des fondateurs de l’ECM a célébré le premier mariage entre personnes de même sexe aux États-Unis, à Huntington Park (Californie) en 1969[5]. Dès 1970, il lança une action en justice pour l’obtention du droit au mariage entre personnes de même sexe. Le résultat judiciaire fut un échec, mais cela contribua à la légalisation du mariage entre personnes de même sexe dans divers États américains au début des années 2000.

Le , le révérend Hawkes de l’Église communautaire métropolitaine de Toronto a marié deux couples de même sexe[12]. Le registraire général de l'Ontario a refusé d'enregistrer leurs actes de mariage. L'Église a alors porté l'affaire devant les tribunaux et l'affaire a été entendue en . Le , la Cour supérieure a statué que les droits du mariage devaient être étendus aux couples de même sexe, mais elle a suspendu la décision pendant une période de deux ans pour permettre à l'Assemblée législative de l'Ontario de se conformer à la décision par le biais du processus législatif[13].

Le , la Cour d'appel de l'Ontario a confirmé le jugement en faveur de l’Église communautaire métropolitaine de Toronto[14], avec la conclusion que l’exclusion des couples de même sexe constituait une violation manifeste de la Charte et, de surcroît, ne représentait pas une « atteinte raisonnable » au sens de l’article 1. À cet égard, l’arrêt reprenait en grande partie la jurisprudence établie. La Cour a également statué qu’il n’y avait pas suspension du recours applicable à l’ensemble de la population et que la nouvelle définition autorisant le mariage entrerait en vigueur immédiatement.

Gouvernance et administration

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L’ECM affirme le ministère et la place de chaque personne au sein de l’Église. Elle insiste aussi sur l’égalité et la collégialité des décisions. De plus, l’élection de la Rév. Nancy Wilson (en) comme modératrice fait de l'ECM, une des rares communions où les femmes aient un rôle pastoral important.

L’ECM est dirigée par un conseil des anciens et un conseil d'administration. Le conseil des anciens est consistitué d’un modérateur, d’un vice-modérateur et de 7 doyens. Il s’occupe de la spiritualité, du développement de la mission et du témoignage chrétien. Le conseil d’administration a 7 membres, désignés par le conseil des anciens. Il est le représentant légal de l’Église. Il s'occupe des affaires financières et pratiques. Les deux conseils sont assistés de quelques permanents dirigés par la Rév. Dr. Cindi Love.

Controverses

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En 2003, Terri Frey, membre du conseil d'administration, a accusé le pasteur Michael S. Piazza de la Cathédrale de l'Espérance de Dallas d'irrégularités financières, ouvrant une enquête sur l’église[15]. Cependant, l'enquête a pris fin lorsque les membres de la cathédrale ont voté à 88 % pour se désaffilier de la MCC. En 2006, la Cathédrale de l'Espérance a été admise au sein de l'Église Unie du Christ. La copasteure Mona West a affirmé que le vote était moins lié à l'enquête qu'à la frustration persistante de la congrégation envers la MCC, notamment l'opinion selon laquelle celle-ci se concentrait trop sur les questions LGBT et entraverait leur volonté d'aller à la rencontre des habitants hétérosexuels progressistes de Dallas.

Notes et références

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  1. 1 2 Metropolitan Community Church, Our churches, visitmccchurch.com, USA, consulté le 16 août 2025
  2. 1 2 Metropolitan Community Church, MCC Fact Sheet, newlightmcc.com, USA, consulté le 16 août 2025
  3. Brian Stanley, Christianity in the Twentieth Century: A World History, Princeton University Press, USA, 2019, p. 280
  4. TIME, « Religion: Hope for the Homosexual », sur time.com,
  5. 1 2 3 Christopher Kane, « Rev. Troy Perry reflects on 50 years of Metropolitan Community Church », sur losangelesblade.com,
  6. William Pike, « Metropolitan Community Churches », sur britannica.com (consulté le )
  7. William Pike, « Troy Perry », sur britannica.com (consulté le )
  8. « The Impossible Dream », Metropolitan Community Church, vol. IV, no 3, , p. 7, 19 (lire en ligne, consulté le )
  9. J. Gordon Melton, Encyclopedia of Protestantism, Infobase Publishing, USA, 2005, p. 557
  10. (en) Metropolitan Community Churches | Statement of Faith, consulté le 30 janvier 2010
  11. (en) The Universal Fellowship of Metropolitan Community Churches, consulté le 30 janvier 2010
  12. CBC News, « Gay and lesbian couples wed in double ceremony », sur cbc.ca,
  13. CBC News, « Same-sex marriages must be recognized: Ontario court », sur cbc.ca,
  14. « Halpern v. Canada (Attorney General), 2003 CanLII 26403 (Ont. CA). »
  15. John Caldwell, « When the rainbow isn't enuf: a disagreement over its gay focus splits the world's largest GLBT denomination from its biggest church », The Advocate, Liberation Publications, Inc., (lire en ligne [archive du ], consulté le ) :
    « church member Michael Magnia. "The tie with MCC was more about gays and lesbians. You're going to have a difficult time getting even progressive heterosexuals to come to a church that is anchored to a gay and lesbian church." »

Articles connexes

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Liens externes

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