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Cristina Fernández de Kirchner
| Type | Présidente de la Nation Argentine |
|---|---|
| Résidence officielle | Casa Rosada, Buenos Aires |
| Système électoral | Scrutin uninominal majoritaire à deux tours |
|---|---|
| Mode de scrutin | Suffrage universel direct |
| Élection | 28 octobre 2007 |
| Début du mandat | 10 décembre 2007 |
| Fin du mandat | 10 décembre 2015 |
| Durée | 8 ans |
| Nom | Cristina Fernández de Kirchner |
|---|---|
| Date de naissance | 19 février 1953 |
| Appartenance politique | Parti justicialiste |
La présidence de Cristina Fernández de Kirchner est comprise entre le 10 décembre 2007, date de son investiture en tant que Présidente de la Nation Argentine jusqu'au 9 décembre 2015 à minuit, jour où son second mandat a pris fin. Son gouvernement est considéré comme appartenant au centre gauche[1]. En 2019, elle retrouve le pouvoir en tant que vice-Présidente de la Nation jusqu'en 2023[2]'[3].
Elle annonce officiellement sa première candidature pour les élections générales le 19 juillet 2007. Elle remporte cette élection dès le premier tour le 28 octobre 2007 avec 45,29% des voix. Elle succède donc à son mari Néstor Kirchner, Président de 2003 à 2007. Elle est élue avec Julio Cobos, gouverneur de Mendoza qui devient vice-Président.
Le 21 juin 2011, elle confirme sa candidature pour sa réélection. Elle se présente avec Amado Boudou, ministre de l'Economie et des Finances publiques de 2009 à 2011, en tant que vice-Président. Lors des éléctions générales de 2011, elle obtient 54,11% des voix[4].
Election
modifierAlors Sénatrice de la Nation pour la province de Buenos Aires, Cristina Fernández de Kirchner lance sa candidature aux élections présidentielles le 19 juillet 2007 en tant que représentante du parti justicialiste. Avec 45,29% des voix, l'une des plus grandes marges d'avance de l'histoire de la politique Argentine, elle est élue dès le premier tour.
Avec 22 points d'avance sur ses concurrents, elle remporte 21 des 23 provinces du pays[5]'[6].
Cristina Kirchner est la première élue Présidente de l'Argentine ainsi la deuxième à diriger le pays après Isabel Perón. Elle est également la première personnalité politique qui obtient plus de 50% des voix à l'élection primaires, surpassant ainsi largement les 38 % de son concurrent radical Ricardo Alfonsín[7]. A noter que sa large victoire est plutôt bien accueillie par les médias internationaux dans la mesure où elle constitue une stabilité politique dans le pays qui a connu pas moins de 5 présidents en mois suite à la faillite de l'Etat Argentin en 2001[8]'[9].
En octobre 2011, elle est réélue Présidente de la Nation avec plus de 54% des voix, soit une avance de 37 points face à son concurrant Hermes Binner. C'est ainsi que Cristina Kirchner est devenue la femme américaine la mieux réélue à un tel poste sur le continent. Elle obtint le plus de voix depuis le retour de la démocratie en 1983 et se positionne comme la deuxième personnalité politique la mieux élue de l'histoire après Juan Perón en 1974[10]'[11].
Politique économique
modifierLes politiques macroéconomiques mises en place depuis 2003 et poursuivies sous Cristina Kirchner favorisent le secteur des biens et des services, la croissance du marché intérieur argentin et l'augmentation des valeurs nominales. Cela, combiné avec la hausse des prix internationaux des matières premières, a un impact en faveur de la baisse des importations ce qui permet au pays d'augmenter ses exportations[12].
En 2011, la CEPALC, annonce que la pauvreté à baisser à 5,7 % et l'indigence à 1,9 %, faisant de l'Argentine le pays avec le moins de pauvreté en Amérique Latine. La classe moyenne a doublé sur la dernière décennie pasant de 9,3 millions d'individus à 18,6 millions[13]'[14]. Des calculs d'organismes indépendantes ont démontré une diminution de 81% de la pauvreté et de 91% de l'extrême pauvreté. Le new York Times estime que les politiques kirchneristes ont permis de réduire le chômage de moitié et les politiques de redistribution des revenus ont fait considérablement chuter les inégalités de revenu.[15]'[16]. En 2015, dernière année du mandat de Cristina, l'Argentine se hisse en deuxième position de l'indice de développement humain des pays Ibéro-Américains après l'Espagne et avant le Chili et le Portugal[17].
En matière de chômage, celui-ci est passé de 17,3% en 2003 au début du mandat de Néstor Kirchner à 7,1% en 2010, dernière année du premier mandat de Cristina Kirchner[18].
Durante el período 2003 – 2014 la cobertura de los empleadores asegurados se incrementó un 100 % y los trabajadores cubiertos aumentaron al 88 % del total de trabajadores. Se ha llegado al récord histórico de casi 9 millones de trabajadores cubiertos por el sistema. En materia de negociación colectiva se pasó de homologar 200 convenios básicamente de empresas, hasta registrar en 2014 cerca de 2000 acuerdos de actividad y de empresa. Más del 90 % de los convenios se realizaron por rama de actividad económica (y subrama) y los restantes por empresa. Asimismo se consiguió la que la cantidad de trabajadores registrados sea la mayor en 38 años, aunque reconoce que más del 30 % de la población activa siguen en condiciones precarias. El salario mínimo real creció 1338 % en 10 años.
El nivel promedio de inversión, que entre 1993 y 2001 fue del 19 % del PBI, escaló a una media del 22,5 por ciento entre 2006 y 2011, con un pico del 24,5 % en 2011.[23][24] Se registró un aumento de la Inversión Bruta Interna Fija: en 2009 representó el 20,6% del PBI, mientras que hacia 2012 alcanzó el nivel récord del 24.1% del PBI, finalizando el año en 25.1% del PBI.[23]Según los datos de la Comisión Económica para América Latina y el Caribe (CEPAL) organismo dependiente de la Organización de las Naciones Unidas (ONU) entre 2003 (ver) y 2015 (ver) la Argentina fue uno de los tres países de Sudamérica donde más aumentó la Inversión Extranjera Directa (IED). Cuando asumió Néstor Kirchner la Inversión Extranjera Directa en la Argentina era solamente 1.652 Millones de dólares, cuando dejó el gobierno Cristina Fernández de Kirchner fue de 11.655 millones de Dólares, unas 7 veces superior al nivel de 2003.
Las reservas tuvieron un crecimiento sostenido entre 2007 y 2013, tras una breve baja ese año, al siguiente hubo una compra de más de US$ 1000 millones, dejando las reservas internacionales del BCRA en 28.700 millones de dólares a principios de junio de 2014.[25] y un aumento a un total de u$s 31.490 millones a diciembre de 2015.
Premier mandat (2007-2011)
modifierVice-président de la Nation
modifier| Rang | Fonction | Titulaire | Parti | Mandat | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Vice-président |
Julio Cobos | Radical | - (4 ans) | ||
Ministères
modifier| Rang | Fonction | Titulaire | Parti | Mandat | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 | Alberto Fernández | Justicialiste | - | |||
| Sergio Massa | Justicialiste | - | ||||
| Aníbal Fernández | Justicialiste | - | ||||
| 4 | Ministère des Affaires étrangères et du culte[19] |
Jorge Taiana | Justicialiste | - (2 ans, 6 mois et 8 jours) | ||
| Héctor Timerman | Indépendant | - (1 an, 5 mois et 21 jours) | ||||
| 5 | Ministre de la Défense |
Nilda Garré | Frente Grande | - (3 ans) | ||
| Arturo Puricelli | Justicialiste | - (11 mois et 29 jours) | ||||
| 6 | Ministre de l'économie et des finances publiques |
Martín Lousteau | Radical | - (4 mois et 15 jours) | ||
| Carlos Rafael Fernández | Justicialiste | - (1 an, 2 mois et 12 jours) | ||||
| Amado Boudou | Justicialiste | - (2 ans, 5 mois et 2 jours) | ||||
| 7 | Ministre de l'industrie |
Débora Giorgi | Indépendante | - (3 ans et 13 jours) | ||
| 8 | Ministre du tourisme |
Enrique Meyer | Justicialiste | - (1 an, 6 mois et 8 jours) | ||
| 9 | Ministre de la planification Fédérale, des investissements publics et des services |
Julio de Vido | Justicialiste | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 10 | Ministère de la Justice et des droits de l'Homme |
Aníbal Fernández | Justicialiste | - (1 an, 6 mois et 27 jours) | ||
| Julio Alak | Justicialiste | - (2 ans, 5 mois et 2 jours) | ||||
| 11 | Ministre du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale |
Carlos Tomada | Justicialiste | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 12 | Ministre de la Santé |
Graciela Ocaña | Indépendante | - (1 an, 6 mois et 19 jours) | ||
| Juan Luis Manzur | Justicialiste | - (2 ans, 5 mois et 10 jours) | ||||
| 13 | Ministre du développement social |
Alicia Kirchner | Kolina | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 14 | Ministre de l'Éducation |
Juan Carlos Tedesco | Indépendant | - (1 an, 7 mois et 10 jours) | ||
| Alberto Sileoni | Justicialiste | - (2 ans, 4 mois et 19 jours) | ||||
| 15 | Ministre des sciences, des technologies et de l'innovation |
Lino Barañao | Indépendant | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 16 | Ministre de l'agriculture |
Julián Domínguez | Justicialiste | - (2 ans, 2 mois et 8 jours) | ||
| 17 | Ministre de la Sécurité |
Nilda Garré | Frente Grande | - (11 mois et 24 jours) | ||
Second mandat (2011-2015)
modifierVice-président de la Nation
modifier| Rang | Fonction | Titulaire | Parti | Mandat | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Vice-président |
Amado Boudou | Justicialiste | - (4 ans) | ||
Ministres
modifier| Rang | Fonction | Titulaire | Parti | Mandat | ||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 2 | ||||||
| Juan Manuel Abal Medina | Justicialiste | - | ||||
| Jorge Capitanich | Justicialiste | - | ||||
| Aníbal Fernández | Justicialiste | - | ||||
| 3 | Ministère de l'intérieur et des Transports[20] |
Florencio Randazzo | Justicialiste | - (3 ans, 6 mois et 3 jours) | ||
| 4 | Ministère des Affaires étrangères et du culte[a] |
Héctor Timerman | Indépendant | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 5 | Ministre de la Défense |
Arturo Puricelli | Justicialiste | - (1 an, 5 mois et 24 jours) | ||
| Agustín Rossi | Justicialiste | - (2 ans, 6 mois et 6 jours) | ||||
| 6 | Ministère de l'économie et des finances publiques |
Hernán Lorenzino | Indépendant | - (1 an, 11 mois et 13 jours) | ||
| Axel Kicillof | Indépendant | - (2 ans et 25 jours) | ||||
| 7 | Ministre de l'industrie |
Débora Giorgi | Indépendante | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 8 | Ministre du tourisme |
Enrique Meyer | Justicialiste | - (4 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 9 | Ministre de la planification Fédérale, des investissements publics et des services |
Julio de Vido | Justicialiste | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 10 | Ministère de la Justice et des droits de l'Homme |
Julio Alak | Justicialiste | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 11 | Ministre du travail, de l'emploi et de la sécurité sociale |
Carlos Tomada | Justicialiste | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 12 | Ministre de la Santé |
Juan Luis Manzur | Justicialiste | - (3 ans, 2 mois et 16 jours) | ||
| Daniel Gollán | Indépendant | - (9 mois et 13 jours) | ||||
| 13 | Ministre du développement social |
Alicia Kirchner | Kolina | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 14 | Ministre de l'Éducation |
Alberto Sileoni | Justicialiste | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 15 | Ministre des sciences, des technologies et de l'innovation |
Lino Barañao | Indépendant | - (3 ans, 11 mois et 29 jours) | ||
| 16 | Ministre de l'agriculture |
Norberto Yauhar | Justicialiste | - (1 an, 11 mois et 10 jours) | ||
| Carlos Casamiquela | Indépendant | - (2 ans et 19 jours) | ||||
| 17 | Ministre de la Sécurité |
Nilda Garré | Frente Grande | - (1 an, 5 mois et 24 jours) | ||
| Arturo Puricelli | Justicialiste | - (6 mois et 1 jour) | ||||
| María Cecilia Rodríguez | Nuevo Encuentro | - (2 ans et 5 jours) | ||||
| 18 | Ministre de la Culture |
Teresa Parodi | Indépendante | - (4 ans, 7 mois et 2 jours) | ||
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Jusqu'au 18 juin 2010, il s'agissait du Ministère des Affaires étrangères, du commerce international et du Culte de la Nation Argentine jusqu'à ce que le Secrétariat du Commerce international soit transféré au Minitère de l'économie et des finances publiques.
- ↑ (es) « Irrumpen en el diario 'Tiempo Argentino' hiriendo a tres empleados », sur El Mundo, (consulté le )
- ↑ (es) « Un récord de Cristina Kirchner y otros datos sorprendentes », sur La Nación, (consulté le )
- ↑ (es) « Cristina Kirchner, con el 50 por ciento de los votos, quedó a las puertas de la reelección », sur La Nación, (consulté le )
- ↑ Olivier Pironet, « Argentine, victoire écrasante de Mme Kirchner », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
- ↑ (es) « Con el 43,9% de los votos, Cristina es presidenta electa y no habrá segunda vuelta », sur Clarín, (consulté le )
- ↑ (es) « Cristina Kirchner amplía la ventaja en el escrutinio », sur Infobae, (consulté le )
- ↑ (es) « Résultats des élections présidentielles de 2007 », sur Archive du site direction nationale électorale argentine (consulté le )
- ↑ (es) Ricardo González-Leandri et Elda González Martínez, « El triunfo de Cristina Kirchner y el futuro de la Argentina », (consulté le )
- ↑ « Cristina Kirchner a été élue présidente de l'Argentine avec près de 44% des voix », sur Le Monde, (consulté le )
- ↑ « Réélection de Cristina Kirchner à la présidence de l'Argentine », sur Perspective Monde - Université de Sherbroocke (consulté le )
- ↑ Elise Frixtalon, « Argentine : De quoi la réélection de Cristina Kirchner est-elle le signe ? », sur Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), (consulté le )
- ↑ (es) Daniel Azpiazu et Martín Schorr, « La industria argentina en la posconvertibilidad: reactivación y legados del neoliberalismo », sur Redalyc, (consulté le )
- ↑ (es) « Pobreza e indigencia en sus niveles más bajos en 20 años en América Latina », sur CEPALC, (consulté le )
- ↑ (es) « El mapa de la pobreza », sur Página 12, (consulté le )
- ↑ (es) « Qué dice el New York Times », sur Periodico desde Boedo, (consulté le )
- ↑ (es) « The New York Times y un giro en la mirada internacional sobre el peronismo », sur InfoBaires, (consulté le )
- ↑ (es) « Para la ONU, Argentina es el mejor país de Latinoamérica para vivir », sur Todo Noticias, (consulté le )
- ↑ (es) « Anunció Cristina Kirchner una reducción del desempleo », sur La Nación, (consulté le )
- ↑ Jusqu'au 18 juin 2010, il s'agissait du Ministère des Affaires étrangères, du commerce international et du Culte de la Nation Argentine jusqu'à ce que le Secrétariat du Commerce international soit transféré au Minitère de l'économie et des finances publiques.
- ↑ Jusqu'au 6 juin 2012, il s'agissait seulement du Ministère de l'intérieur jusqu'à ce que le Secrétariat des Transports lui soit tranféré depuis le Ministère de la planification Fédérale, de l'investissement public et des services.