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Biographie
modifierGeorge Glaeser est un mathématicien né le 8 novembre 1918 et est décédé en septembre 2002. C'est un passionné et un innovateur dans le domaine des mathématiques, il enseigne à Rennes durant huit ans. Il sera l'un des rares mathématiciens de haut rang, à se tourner vers la didactique.
Sa fascination pour les mathématiques ne l’a plus quitté depuis ses années d’internat, où il se met à dévorer les manuels scolaires. Peu après il commence à donner des cours particuliers ici et là. "L’essentiel de ma formation pédagogique initiale vient de ces face-à-face avec des élèves en difficulté" , dira-t-il plus tard. Cette activité lui permettra de poursuivre ses études ainsi que de survivre sous l’Occupation, période sombre pour une famille d’émigrés juifs comme la sienne. Son père étant un résistant de la première heure, il sera l’un des six otages de Rilleux-la-Pape, et sera exécuté sur l'ordre du milicien Paul Touvier. En 1946, Georges est reçu quatrième à l'agrégation de mathématiques, et intègre l'enseignement secondaire. Sa rencontre avec Laurent Schwartz sera décisive. Il le retrouve en 1951 à l’université de Nancy, qui est alors un haut lieu des mathématiques mondiales. Georges Glaeser est un chef de travaux surchargé… et ne parvient à achever sa thèse, que sept ans plus tard. Par la suite, c'est en suivant un enseignement supérieur et en allant à l'université de Rennes, qu'il est reconnu comme un spécialiste de l'analyse des fonctions différentiables de plusieurs variables. Il part durant un an aux Etats-Unis à l'Institute for Advenced Studies et y laisse sa marque, en contribuant à la généralisation aux fonctions différentiables d'un célèbre théorème de Newton. De retour à Rennes, son principal problème est l'animation d'une équipe de recherche ; il y dirige quelques brillants sujets, tel que Jean-Claude Tougeron, un élève exceptionnel qui dépassera le maître... A l'université de Strasbourg, où il accepte un poste en 1967, il change d'orientation et se consacre uniquement à une discipline naissante, la didactique des mathématiques. Peu de temps avant mai 1968, ce printemps universitaire, Georges sent qu'il est temps pour lui d'avoir un véritable dialogue avec les étudiants, une relation professionnelle entre enseignants et enseignés.
En 1971, il devient directeur de l’Institut de recherche pour l’enseignement des mathématiques de Strasbourg (IREM) et participe à la mise en place d’un troisième cycle en didactique. Encore aujourd'hui, Georges Glaeser se plaît à répéter que ' les mathématiques sont une affaire de passion ' et exprime ' la joie de sécher sur un problème et tout à coup de pouvoir le résoudre '.[1]