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Henri Marchetta

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Henri Marchetta, né le 11 juin 1942, est un ingénieur et chef d'entreprise français, diplômé des Arts et Métiers (ENSAM) et du Massachusetts Institute of Technology (MIT). Il dirige l'entreprise Mecalac de 1990 à 2025.

Biographie

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Jeunesse et formation

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Henri Marchetta est né le 11 juin 1942 à Créteil[1] dans une famille modeste. Ses parents sont immigrés italiens. Son père est ébéniste et sa mère couturière. Il débute sa formation par un CAP d'électricien. Le soutien d'enseignants et d'un mécène lui permet de poursuivre ses études. Il intègre les Arts et Métiers (ENSAM), promotion Châlons 1961.

Il part ensuite aux États-Unis et obtient en 1967 un master of science en ingénierie électrique du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Début de carrière

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Après 3 années dans la Marine nationale, il entre dans le groupe Schneider en 1971. Ses travaux sur l'automatisation des procédés industriels le conduisent à effectuer un doctorat à l'Université d'Orsay (aujourd'hui intégrée à l'Université Paris-Saclay).

En 1975, il rejoint le groupe Poclain et dirige l'usine de fabrication de grues PPM (Potain Poclain Matériels) à Montceau-les-Mines. En 1984 il devient directeur industriel du groupe Poclain.

Mecalac

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En 1988 Henri Marchetta rejoint PelJob, fabricant de mini-pelles qu'il acquiert en 1990. Confronté au durcissement de la concurrence (concentration des acteurs et mondialisation), il revend PelJob au groupe Volvo en 1995 et en reste le directeur.

Souhaitant développer Mecalac, une filiale de PelJob, il la rachète à Volvo en 1999. Il acquiert Ahlmann, en Allemagne en 2002[2] et Terex, au Royaume-Uni en 2016.

À partir de 1992, sous la direction de Henri MarcÀetta, Mecalac développe une gamme de pelleteuses porte-outils polyvalentes[3][4][5]. Cette offre spécifique[6] assure la réussite de l'entreprise[7] qui prospère sur le marché des travaux urbains[8][9] sur un plan international[10][11][12][13].

En 2025, le groupe Fayat acquiert Mecalac[14][15][16][17].

Mandats professionnels et académiques

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Henri Marchetta exerce plusieurs mandats au sein d'organisations professionnelles et d'établissements d'enseignement et de recherche. Administrateur du Centre technique des industries mécaniques (Cetim) de 1999 à 2001[18], il préside ensuite l'Union des industries d'équipement pour la construction, les infrastructures et la métallurgie (MTPS) de 2001 à 2005[19][20], puis le syndicat des équipements pour construction, infrastructures, sidérurgie et manutention (Cisma) de 2005 à 2007[21]. Il siège au conseil d'administration d'Arts et Métiers ParisTech (ENSAM) de 2007 à 2010[22]. De 2009 à 2012, il présidente l'UIMM de Haute-Savoie (anciennement CSM)[23] [24]. De 2013 à 2016, il est président du MEDEF de Haute-Savoie[25].

Fondation de l'ascension sociale

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En 2014, Henri Marchetta crée la fondation de l'ascension sociale qui a pour but d'aider de jeunes élèves méritants issus d'un milieu modeste à accéder aux études supérieures techniques. La fondation apporte un appui à la fois technique, moral et financier. Celui-ci prend la forme de bourses et d'un parrainage assurant l'accompagnement et le suivi des bénéficiaires[26][27][28][29]. De 2014 à 2026, la fondation de l'ascension sociale a accompagné 341 jeunes dans leur poursuite d'études[30][31].

Distinctions

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Prises de position

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Lors d'une interview dans Les Échos en 2002, il souligne les problèmes de compétitivité de la France en tant que site de production[34]. Dans un entretien accordé au journal Le Monde en 2005, Henri Marchetta estime que les délocalisations ne sont pas imputables à l'Europe[35]. En 2022, il figure parmi les dirigeants interrogés par Nicolas Dufourcq, président de Bpifrance, dans son ouvrage consacré à la désindustrialisation de la France entre 1995 et 2015 ; il y défend l'idée que l'innovation permet de s'affranchir d'une concurrence fondée sur les coûts[36].

Notes et références

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  1. ↑ « Henri Marchetta », sur pappers.fr (consulté le )
  2. ↑ Ninon Renaud, « Les ETI allemandes appelées à investir en France », Les échos,‎ (lire en ligne)
  3. ↑ Frank Niedercorn, « Mecalac veut un tracto-pelle polyvalent », Les échos,‎ (lire en ligne)
  4. ↑ « Le PDG de Mécalac et Bernard Accoyer inaugurent le salon Intermat », Le Dauphiné Libéré,‎ (lire en ligne Accès payant)
  5. ↑ Philippe Testart-Vaillant (Rédaction), Amélina Bouchez et Nicolas Hubert (Conception et réalisation graphiques) et Françoise Icikovics (Coordination éditoriale), Design d’aujourd’hui, 150 créations qui font avancer le design : Les labels de l’Observeur du design 2015, Paris, APCI - Dunod, , 256 p. (ISBN 978-2-10-071732-3)
  6. ↑ FP, « Le design Mecalac primé par le Ministère de l'Industrie », sur Construction BTP,
  7. ↑ Michel Roche, « Questions à… Henri Marchetta, P-DG du groupe Mecalac Ahlmann », Le Moniteur,‎ (lire en ligne Accès payant)
  8. ↑ « « Small is Beautiful » ? L’exemple Mecalac », sur La Fabrique Hexagonale,
  9. ↑ Gilles Rambaud, « Le choix de la différence : Henri Marchetta préside Mecalac, le célèbre constructeur français de pelles sur pneus », Le Moniteur,‎ (lire en ligne)
  10. ↑ François Pargny, « Palmarès MOCI 2019 : Mecalac, Entreprise exportatrice de l’année », Le Moci,‎ (lire en ligne)
  11. ↑ « Mecalac, accompagner les chantiers urbains de tous les pays », BTP News (Maroc),‎ (lire en ligne)
  12. ↑ Carine Sai, « Mécalac : 10 000ème machine en Haute-Savoie », L'usine nouvelle,‎ (lire en ligne)
  13. ↑ « « 25 ans de présence à la Bauma » Henri Marchetta, Pdg du groupe Mecalac Ahlmann », Construction BTP,‎ (lire en ligne)
  14. ↑ (en) « Fayat Group to acquire Mecalac », Equipment Journal,‎ (lire en ligne)
  15. ↑ Bernard Serpantié, « Mecalac repris par le groupe Fayat », Matériel Agricole,‎ (lire en ligne Accès payant)
  16. ↑ Kévin Deniau, « Le fabricant d’engins de chantier Mecalac sur le point d’être racheté par le groupe Fayat », L'usine nouvelle,‎ (lire en ligne Accès payant)
  17. ↑ Charlotte Divet, « « L’implantation internationale du groupe Fayat va permettre à Mecalac de réaliser son rêve de croissance », Pierre Lahutte (Mecalac) », Le Moniteur,‎ (lire en ligne)
  18. ↑ « membres du conseil d'administration du centre technique des industries mécaniques », JORF,‎ (lire en ligne)
  19. ↑ « MTPS Henri Marchetta Raymond Jambon », Les échos,‎ (lire en ligne)
  20. ↑ « Henri Marchetta Renaud Buronfosse Jean-Yves Bouffault Jean Ledoux Philippe Frantz », Les échos,‎ (lire en ligne)
  21. ↑ « Henri Marchetta Francis Schott Renaud Buronfosse », Les échos,‎ (lire en ligne)
  22. ↑ « Arrêté du 28 juin 2007 portant nomination de personnalités extérieures au conseil d'administration de l'Ecole nationale supérieure d'arts et métiers », JORF, no 157,‎ (lire en ligne)
  23. ↑ « Le stage DP3 représente un investissement sur le long terme pour l'ensemble du secteur », Le Dauphiné Libéré,‎ (lire en ligne)
  24. ↑ Dominique Cheul, « La Haute-Savoie est sur un petit nuage », Le Dauphiné Libéré,‎ (lire en ligne)
  25. ↑ « Raymond Soubie invité du Medef Haute-Savoie », Le Dauphiné Libéré,‎ (lire en ligne)
  26. ↑ « Présentation de La Fondation de l’Ascension Sociale « Anny et Henri Marchetta » », sur Fondation Arts et Métiers (consulté le )
  27. ↑ Stéphane Ducret, « Fondation Marchetta : une bourse pour se dépasser », Hebdo des Savoie,‎ (lire en ligne)
  28. ↑ Juliette Mylle, « Guéret : une lycéenne remporte une bourse de 11 000 euros pour poursuivre ses études d'ingénieure », sur ici,
  29. ↑ Jean Bernard, « Montceau – La bourse Marchetta, un ascenseur social pour aller plus haut, plus loin », sur L'informateur de Bourgogne,
  30. ↑ « Une fondation tournée vers les jeunes en difficulté », Arts et Métiers Magazine, no 369,‎ , p. 73
  31. ↑ Michel Saharoff, « Fondation de l’ascension sociale : dix ans à aider les jeunes », Le dauphiné libéré,‎ (lire en ligne)
  32. ↑ Olivier Vercherand, « Entrepreneur éco-citoyen », Arts et Métiers Magazine, no 315,‎ , p. 36, 37
  33. ↑ « Annuaire de la société des ingénieurs Arts et Métiers » Accès limité (consulté le )
  34. ↑ « D'un patron », Les échos,‎ (lire en ligne)
  35. ↑ S.F., « Le problème des délocalisations, c'est pas l'Europe », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  36. ↑ Nicolas Dufourcq, La Désindustrialisation de la France : 1995-2015, Paris, Odile Jacob, (ISBN 978-2-4150-0217-6), p. 247 à 252

Liens externes

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  • https://mecalac.com/fr/
  • https://www.fondationascensionsociale.org/