Utilisateur:Koreller/Sandbox 2
- https://www.bulac.fr/dans-lobjectif-dhenry-viollet-les-monuments-islamiques-travers-un-fonds-darchives-inexplore-1904
- https://journals.openedition.org/anisl/3449
- https://www.gis-reseau-asie.org/these/henry-viollet-en-perse-1911-1913-larchitecture-iranienne-la-periode-islamique-dapres-une → texte de la thèse ?
- https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/ui/notice/375584
- Commons https://archive.org/search?query=subject%3A%22Archives+Henry+Viollet%22&sort=title ; https://bina.bulac.fr/s/bina/item-set/330015?sort_by=title&sort_order=asc&page=1
- https://bulac.fr/image/les-charmes-du-desert-dalep-bagdad-cheval-extrait-du-monde-illustre-0
Draft
modifierHenry Viollet (Henri Viollet, d:Q5853538)
Henry Viollet est un architecte, photographe et archéologue français, né le 13 février 1880 à Paris et mort le 3 juin 1955 à Châtillon-sur-Seine.
Lors de ses différents voyages au Proche-Orient de 1904 à 1913, il réalise de nombreuses photographies, plans et documents sur l'architecture islamique (principalement en Irak et en Iran, mais aussi en Syrie, en Turquie, au Liban, en Égypte, au Soudan, au Turkménistan et en Ouzbékistan), par lesquels il cherche à retracer « les origines de l’art musulman »[1].
Son travail permet de documenter des monuments de l'architecture islamique qui ont été détruit, fortement endommagés, restauré depuis, ou encore difficile d'accès[1],[2].
Il est le premier archéologue à entreprendre des fouilles à Samarra[3]. Il est l'initiateur des fouilles à Samarra avant la poursuite des recherches par les archéologues allemands[3].
Biographie
modifierEnfance et formation
modifierHenri Marie Victor Viollet est né dans le 4e arrondissement de Paris le 13 février 1880[4],[3],[5] de son père Marie Paul Viollet (1840-1914), bibliothécaire et archiviste[3] au Archives Nationales[6], et de sa mère, Marie Jeanne Cormélie Boudet, sans profession, épouse de Marie Paul Viollet[5].
Il grandit dans un milieu de bourgeois érudit à Paris[3].
Il a une sœur ainée, Jeanne Viollet, (1876-1917) qui a épousé Henri Roger, (1869-1946) et qui ont eu un enfant, Hélène Roger-Viollet (1901-1985), qui a crée un fonds photographique en 1938 nommé « Documentation Générale Photographique Roger-Viollet », basé notamment sur les photos de Henri Roger[3].
En juin 1901, il s'inscrit à l'École des Beaux-Arts de Paris dans le section architecture[1],[3], il y sera étudiant jusqu'en 1911[6],[3].
Il est un brillant élève, mais son manque d'assiduité cause son renvoi, avant d'être réintégré à sa demande, au prétexte de ses missions pour le ministère de l'Instruction publique et le ministère des Affaires étrangères[3].
Il obtient son diplôme le 28 novembre 1911[3].
Le 27 juin 1907, il se marie avec Marie Madelaine Berthe Besnard[5].
Prénom
modifierMort
modifierIl est mort le 3 juin 1955 à Châtillon-sur-Seine[4].
Voyages au Proche-Orient (1904-1913)
modifier
Dès 1904, à l'âge de 24 ans[8], alors non encore diplômé de son école des Beaux-arts, il part au cours de plusieurs voyages au Proche-Orient entre 1904 et 1913, soit 9 ans, mais la Première Guerre mondiale met un terme à ses activités de terrain[1]. Au cours de ses voyages il est missionné par le ministère de l'Instruction Publique et des Beaux-arts[1],[4].
Au cours de ses voyages il fait des relevés sur de nombreux monuments du patrimoine bâti islamique[1]. Il est architecte et urbaniste de la ville de Bagdad et initie les travaux d'archéologie sur le site de Samarra en Irak[1]. Il reviens de ses voyages avec de nombreuses notes, plans, croquis, photographies, et vestiges archéologiques sur les sites explorés[1].
Il est parfois accompagné dans ses voyages par sa femme Madeleine Besnard[4].
Exploration en Égypte et au Soudan (novembre 1904-mars 1905)
modifierEn Égypte et en Iran[3].
Mission du gouvernement français (Première mission en Mésopotamie : d'Alep à Bagdad en cheval) (1907)
modifierIl est financé par le Ministère de l'Instruction et des Beaux-arts pour effectué des recherches sur les monuments de la période Abbasid[6].
Première mission officielle en Mésopotamie (août 1906-septembre 1907) ou septembre 1906 - avril 1907 ?[6][3]
modifierDeuxième mission officielle en Mésopotamie (octobre 1907-décembre 1908)
modifierAccompagné de sa femme Madeleine Besnard[4].
Troisième mission officielle en Mésopotamie (mars 1910-septembre 1910)
modifierAccompagné de sa femme Madeleine Besnard et de André Godard[4].
Mission de fouilles à Samarra (Samarra, une découverte majeure) (1910)
modifierIl visite l'Irak dès 1906[3], et Samarra attire son attention.
C'est le 14 mars 1907 qu'il arrive physiquement la première fois sur le lieu, autrefois capitale abbasside, et il repart le 17 mars 1907 pour continuer son voyage vers Tikrit[3].
Il fait des relevés précis dès 1908[3], et les premiers sondages à l'été 1910[3], avant que les allemands, Ernst Herzfeld et Friedrich Sarre, ne récupèrent les droits pour faire d'importantes fouilles du site à partir de 1910[3].
En 1909, il réunit ses observations dans une publication Description du palais de Al-Moutasim fils d’Haroun-al-Raschid à Samara et de quelques monuments arabes peu connus de la Mésopotamie[3]. Il écrit des descriptions, établit des plans, et prend des photographies[3].
Henry Viollet est venu au cours de deux missions à Samarra entre 1907 et 1910[3].
Il ramène de son voyage des objets qui influenceront nettement les travaux des islamologues de l'époque, comme Joseph Strygowski, Max van Berchem, et Louis Massignon[3].
C'est le premier archéologue à entreprendre des fouilles dans la capitale abbassidde Samarra[3], il publie ses fouilles dans des ouvrages et comptes-rendus entre 1909 et 1911[3], mais ses travaux seront très rapidement surplombés par les avancées des explorateurs allemands Ernst Herzfeld et Friedrich Sarre de 1911 à 1913[3].
Il obtient des financements qui lui permettent, en juillet 1910 d'avoir jusqu'à 60 ouvriers sur le chantier[3].
Il y fouille de manière superficiel le château d’al-ʿĀšiq et les ruines du Dār al-ḫilāfa[3].
Il y effectuera un court mois de fouilles en 1910[3].
Architecte à Bagdad (1910-1914)
modifierMission scientifique en Perse (Les missions en Perse : une archéologie du disparu) (1912-1913)
modifierPremière mission officielle en Perse (27 décembre 1911 – 23 avril 1912)
modifierJuste après l'obtention de son diplôme le 28 décembre 1911, il est choisi par le Ministère de l'Instruction, avec le Comte Jean de Moustier, pour mener une mission archéologique en Perse sur l'art islamique[6].
Rattaché à la Délégation scientifique française dirigée par Jacques de Morgan[4]. Henry Viollet voyage avec Jean de Moustier[4].
Ils traversent la Perse et explorent des sites archéologiques dans le sud du pays[6].
Seconde mission officielle en Perse (19 mai 1913 – 28 décembre 1913)
modifierViollet est choisi de nouveau pour une seconde mission archéologique pour laquelle il lui est spécifiquement demandé de lister les nouvelles fouilles qui pourraient être entreprises en Perse pour en découvrir d'avantage sur l'art islamique[6]. Il est accompagné de sa femme Madeleine Besnard[4],[6]. Le 5 juin 1913, ils atteignent Ahvāz[6]. Il prennent en photos des monuments et ruines islamiques en Perse du sud-ouest au nord-est jusqu'au 13 décembre 1913[6].
À la suite de cette mission il retourne en France, il envoi un rapport au ministère de l'instruction publique et en juin 1914 il fait la demande pour repartir pour une nouvelle mission archéologique à Astarābād en 1915, mais le déclenchement de la Première Guerre mondiale l'en empêchera[6]. Sa carrière d'archéologue s'arrête avec le début de la Première Guerre mondiale et il tombe dans l'oubli[3].
Guerre 1914-1918
modifierIl est mobilisé lors de la Première Guerre mondiale[6], il passe du grade de sergent à celui de lieutenant mais sera blessé[3]. Il recevra la croix de guerre pour sa participation dans le conflit[3].
En octobre 1916, il fait une candidature pour la chaire d'histoire de l'architecture à l'École nationale supérieure des beaux-arts, mais il n'obtiendra pas ce poste[3].
Architecte dans l'Oise (15 janvier 1919-1920?)
modifierPavillon de l'Iran à l'Exposition universelle de Paris (1937)
modifierEn 1937 il est chargé du projet de construction du pavillon de l'Iran à l'Exposition universelle de 1937 à Paris, mais ce projet ne sera jamais réalisé[4]. Après avoir préparé le modèle, le commentaire négatif d'un journaliste : « Il n’y a pas de quoi fouetter un Chah » causera l'abandon du projet[4].
Architecte en chef de la Côte d’Or
modifierFonds Henry Viollet
modifierParcours du fonds
modifierAprès sa mort, le fonds Viollet, alors détenu par la famille Viollet est vendu en 1975 par vente aux enchères à Jean Soustiel, amateur d'antiquités orientales et propriétaire d’une galerie. En 1975, Jean Soustiel mets à disposition le fonds Viollet à l'Institut d'études iraniennes (l'actuel Centre de recherche du monde iranien du CNRS, UMR 8041), et il entre dans les collections de la bibliothèque James-Darmesteter de cet l'institut[10],[1]. Lors du transfert des fonds de la bibliothèque James-Darmesteter à la BULAC en 2011, le fonds Viollet fait aussi parti du transfert[1],[11].
Contenu du fonds
modifierLe fonds est constitué d'environ 4500 documents : 930 de négatifs sur plaque de verre et 2000 tirages papier, 1620 autres documents, dont 7 carnets de voyage, 14 carnets de croquis, des travaux préparatoires pour ses missions et conférences, des articles, des notes archéologiques majeures et des correspondances de travail. Il est aussi constitué de lettres avec d'autres experts du monde islamique, comme les archéologue Jacques de Morgan, André Godard, Max Van Berchem, le paléographe Samuel Flury ou encore l’islamologue Louis Massignon[1].
Le fonds est constitué de dessins, notes, plans, cartes de visite, télégrammes, articles, tirages photographiques, correspondances, notes de frais, carnets, contrats...[3].
Catalogage
modifierNumérisations et entré dans le domaine public
modifierAprès l'accord des descendants de la famille Viollet, les 930 photographies d'Henry Viollet ont été numérisés et mis en ligne en 2021. Ces photographies se sont élevés dans le domaine public le 1er janvier 2026[13].
Postérité
modifierLes accomplissements d'archéologue à Samarra sont reconnus, financé et saluées juste après leurs mise au jour, mais dès le début de la première guerre mondiale, jusqu'à aujourd'hui son travail tombe dans l'oubli[3].
Il publie des recits de ses voyages scientifiques dans la revue Le Monde Illustré, dès 1907 avec un premier article « Les charmes du désert – D’Alep à Bagdad à cheval », suivient de 16 autres articles de presse, dans les journaux (Le Monde illustré, Le Temps, L’Écho, Le Figaro, Le Gaulois, Le Journal des Débats, Petit Temps) entre 1909 et 1912 (et plus particulièrement en 1910 et 1911) qui relatent ses expéditions en Mésopotamie[3].
Son travail d'archéologue, particulièrement à Samarra est salué par ses contemporains[3], mais les 19 mois de fouilles des allemands Ernst Herzfeld et de Friedrich Sarre eclipse pour la postérité son travail sur ce site[3].
Son travail a aussi été oublié en raison de la méconnaissance, de l’inaccessibilité et de la dispersion de ses documents[3].
Travaux
modifierŒuvres
modifierDistinctions
modifier- 7 mai 1921 (?) croix de guerre 1914-1918[5]
Chevalier de la Légion d'honneur, [5]
Officier de la Légion d'honneur, [5]
Bibliographie :
modifier[10] Travaux de Henry Viollet : (https://www.persee.fr/authority/174399)
- “Le palais d’Al-Mutasim, fils d’Harun al-Rashid, à Samara et quelques monuments arabes peu connus,” Comptes-rendus des Séances des Inscriptions et Belles-Lettres, Paris, 1909, pp. 370-375.
- “Fouilles à Samara en Mésopotamie : un palais musulman du IXème siècle,” Extrait des Mémoires présentés par divers savants à l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres 12, Paris, 1911, pp. 679-715.
- “L’Architecture musulmane du XIIIème siècle en Irak: la Madrasa Mustansiriyah à Bagdad,” Revue Archéologique 1,1913, p. 1-18.
- “Deux années en Perse,” La Revue du Foyer 16, 1914, pp. 297-323.
- “Les Fronts d’Asie,” Mercure de France I-IV, Paris, 1917, pp. 424-36.
- “Un monument des premiers siècles de l’Hégire en Perse: la mosquée de Naïn,” Syria 2, 1921, pp. 226-316 (avec Samuel Flury).
- “Sâmarrâ,” Encyclopédie de l’Islam II, Paris, 1925, p. 136-138.
Sources sur l'histoire du fonds :
- Gilbert Lazard, « Histoire de l’Institut d’études iraniennes », dans Eve Pierunek et Yann Richard (éds.), Louis Massignon et l’Iran, Paris : IEI, 2000
- Nader Nasiri-Moghaddam, ad vocem « VIOLLET, Henry », Encyclopaedia Iranica, publié en ligne le 15 novembre 2006 (consulté en décembre 2022)
Etudes :
- Marine Fromanger, Les missions d’Henry Viollet en Orient. Inventaire et analyse des archives du Fonds de l’I.E.I, 2 vol., Aix-en-Provence : Université de Provence, Mémoire de DEA, 1998 (inédite) ;
- Marine Fromanger, Henry Viollet en Perse 1911-1913 : l'architecture iranienne à la période islamique d'après une source inédite : le Fonds Viollet, Aix-en-Provence : Université de Provence, Thèse de doctorat, 2002 (inédite) ;
- Marine Fromanger, « Le Fonds Henry Viollet (1880-1955) : documents d’archives et photographies », dans M. Szuppe (éd.) Iran : questions et connaissances. Actes du IVe congrès européen des études iraniennes, organisé par la Societas Iranologica Europaea, Paris, 6-10 September 1999, vol. II : Périodes médiévale et moderne, Paris, Peeters/AAEI, 2002,Studia Iranica, Cahier 26, p. 513-524.
- Marine Fromanger, L’architecture musulmane en Perse d’après les missions d’Henry Viollet (1911-1912), 2 vols, Aix-en-Provence, 1997, (dactylographié).
- Yves Porter, « Les jardins d’Ashraf vus par Henry Viollet », Sites et monuments disparus d’après les témoignages de voyageurs, R. * Gyselen (éd.), Bures-sur-Yvette, 1996, Res Orientales VIII, p. 117-138 ;
- Vanessa Rose, « Les fouilles d’Henry Viollet à Samarra », Annales islamologiques51, 2017, p. 167- 190
Archives Nationales de France, Paris, dossier H. Viollet, F/17/17292. Fonds Viollet, Sorbonne Nouvelle (Paris III), UFR – Monde Arabe, Institue d’Études Iraniennes.
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Nom de la page en anglais » (voir la liste des auteurs).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 BULAC, « Le fonds Henry Viollet »
, sur www.bulac.fr (consulté le ) - ↑ « Épigraphie du Proche-Orient médiéval (projet EpiPOM) », sur www.bulac.fr (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 Vanessa Rose, « Les fouilles d’Henry Viollet à Samarra », Annales islamologiques, no 51, , p. 167–190 (ISSN 0570-1716, DOI 10.4000/anisl.3449, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 « Dans l’objectif d’Henry Viollet. Les monuments islamiques à travers un fonds d’archives inexploré (1904-1913) - exposition », sur www.bulac.fr (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 « Henry Viollet - Base Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 (en-US) Nader Nasiri-Moghaddam, « VIOLLET, Henry », sur Encyclopaedia Iranica, (consulté le )
- 1 2 Marine Fromanger, Henry Viollet en Perse 1911-1913 : l'architecture iranienne à la période islamique d'après une source inédite : le Fonds Viollet, Université de Provence, , 3 vol. 396 f. 149 f. : 132 pl. ; 30 cpm. + 1 cdrom. (lire en ligne), p. 20
- ↑ Anonyme, « Henry Viollet, fonds et sous-fonds », sur ccfr.bnf.fr, (consulté le )
- ↑ Livres français d'architecture (1512-1914), Dictionnaire des élèves architectes de l’École des beaux-arts de Paris (1800-1968), AGORHA - Bases de données de l'Institut national d'histoire de l'art et Dictionnaire des élèves architectes de l’École des beaux-arts de Paris (1800-1968), Viollet, Henry, (lire en ligne)
- 1 2 « Fonds Henry Viollet », sur calames.abes.fr (consulté le )
- ↑ « La Bibliothèque James-Darmesteter de l'Institut d'études iraniennes », sur bulac.fr (consulté le )
- ↑ Marine Fromanger, « Les missions d’Henry Viollet en Perse 1911-1913 : l’architecture iranienne à la période islamique d’après une source inédite : les Fonds Viollet », thèse de doctorat sous la direction d’Yves Porter, Université Aix-Marseille I, 2002 (non publiée).
- ↑ « Les photographies d'Henry Viollet entrent dans le domaine public en 2026 », sur www.bulac.fr (consulté le )