Page avec une organisation douteuse visant à rassembler, pour ne pas oublier, les livres, films, citations, objets en lien avec la culture, qui m'ont plu, touché, ou tout autre sentiment m'ayant poussé à les faire figurer ici

Citation

modifier

Politique

modifier

« Un président de la République, ce n'est rien. Un dictateur, c'est trop. Ou plutôt, ce n'est pas assez, car le dictateur, c'est lui-même et non pas la France. Pour personnifier la Patrie, toute la Patrie, il nous faut un Roi »

 Charles Maurras

« La Guerre, c’est la paix
La Liberté, c'est l'esclavage
L’Ignorance, c'est la force »

 George Orwell, 1984

Le Génie du Christianisme[n 1]

modifier

« Il n'y a qu'une Église, hors de laquelle on ne peut être sauvé : c'est l'Église catholique, apostolique, romaine; elle seule réunit tous les caractères de l'Église de Jésus-Christ : c'est donc un devoir, un devoir indispensable pour tous ceux de nos frères qui en sont séparés, soit par l'hérésie, soit par le schisme, de chercher à rentrer dans sa communion »

 Cardinal Gousset, Exposition des preuves et des dogmes de la religion catholique

« Mais la religion du temps de peste ne pouvait être la religion de tous les jours et si Dieu pouvait admettre, et même désirer, que l’âme se repose et se réjouisse dans les temps du bonheur, il la voulait excessive dans les excès du malheur »

 Albert Camus, La Peste

« Seigneur, prenez pitié du chrétien qui doute, de l'incrédule qui voudrait croire, du forçat de la vie qui s'embarque seul, dans la nuit, sous un firmament que n'éclairent plus les consolants fanaux du vieil espoir !  »

 J-K Huysmans, À rebours

« Pacem relinquo vobis, pacem meam do vobis »

 Saint Jean l'Évangéliste, Jean, 14:27

Philosophie

modifier

« L'inégalité humaine est un fait. L'égalité n'en est pas un. Il faut mettre de l'égalité en certains objets. Il ne faut pas en mettre en tout. Voilà l'essentiel de notre doctrine »

 Charles Maurras, L’Ordre et le Désordre

« Là où la volonté de puissance fait défaut, il y a déclin. »

 Frédéric Nietzsche, L'Antéchrist

« Un corps tend par son poids vers un lieu qui lui est propre. […] Mon poids, c'est mon amour ; en quelque endroit que je sois emporté, c’est lui qui m’emporte. »

 Saint Augustin, Les Confessions

« Nous devenons justes en accomplissant des actes justes, tempérants en accomplissant des actes tempérants, courageux en accomplissant des actes courageux »

 Aristote, Éthique à Nicomaque

« Les bouleversements débutent lorsque les Européens, poussés par le désir d’innover, l’appât du gain, la ferveur religieuse ou la misère, commencent à conquérir le monde »

 J. M. Roberts, Histoire du Monde, t.III

« C’est une grande misère que de n’avoir pas assez d’esprit pour bien parler, ni assez de jugement pour se taire »

 Jean de La Bruyère, Les Caractères

« Gloire à notre France éternelle »

 Victor Hugo, Les Chants du crépuscule

« Il n’y a plus de Vendée. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les bois et les marais de Savenay. Suivant les ordres que vous m’avez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les pieds des chevaux, et massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé. »

 Général Westermann

« L’amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches »

 Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit

Lecture

modifier
  • L'Étranger, Albert Camus : lu durant une semaine dans la nature ; déconnecté, ou plutôt connecté au réel. L'histoire est poignante et pertinente. Elle raconte une courte période de la vie d’un homme  la dernière par ailleurs. Cet homme est singulier, peu de sentiments semblent l’animer, il demeure indifférent à ce qui l’entoure, aux autres. Pourtant, je me suis surpris à lui ressembler alors qu’il n’a, en apparence, rien en commun avec moi. La dureté de ses semblables me marque également, surtout lors de son procès après le meurtre  scène saisissante où, en lisant chaque mot, je me retrouvais peu à peu, tenant moi-même l’arme, aveuglé par le soleil d'une soirée été, les sens en haleine mais altérés. Enfin, ce qui me frappe, c'est le jugement du protagoniste, condamné non pour son crime, mais pour ce qu’il est. Condamné à mort, cette terrible sentence révoltante que personne ne mérite fit irruption dans ma lecture, rendant encore plus difficile les derniers moments de vie du personnage. Lorsqu’il refuse de se confesser et se révolte contre les prières du prêtre, il témoigne pour la première fois une intensité déroutante, une colère humaine mais disproportionnée, choquante pour moi, simple lecteur habitué à un homme désintéressé. C'est donc à la fin de ce livre que Meursault fait preuve de vitalité, paradoxalement  quoique peut-être logiquement  lorsqu'il sait qu'il est condamné, qu'il prend conscience de sa fin précoce.
  • Barry Lyndon, Stanley Kubrick : visionné en deux fois, une partie après l’autre, à plusieurs mois d’écart ; comme pour me laisser le temps de prendre conscience du génie. Ce film conte les aventures de Redmond Barry, jeune Irlandais qui, par un concours de circonstances, par sa débrouillardise, sa roublardise et son habileté parvient à atteindre les plus hautes sphères de la société anglaise ainsi que d’accéder à une colossale fortune. Puis comment, frappé par l’infortune, il déchoit physiquement et socialement pour se retrouver de nouveau dans la campagne irlandaise, seul à la fin de sa vie. Ce film me plait particulièrement parce qu’il propose une grande diversité de personnages, décors et costumes, actions et émotions, de telle sorte que l’on peut se retrouver en tout point à un moment de la vie du protagoniste. Mais ce qui me marque surtout, ce n’est pas seulement l’ascension puis la chute  schéma finalement assez classique , c’est la manière dont tout semble gouverné par l’heur, la chance des rencontres, des guerres ou des mariages, comme si la vie entière de Barry n’était qu’une succession d’accidents auxquels il s’adapte plus qu’il ne décide réellement. Il n’est ni tout à fait admirable, ni tout à fait méprisable ; souvent lâche, parfois courageux, opportuniste mais aussi capable d’une grande bonté. La fin de la réalisation est frappante, très froide, presque indifférente. Après tant d’efforts, de voyages, de duels, d’intrigues, il ne reste rien. Une rente, une jambe perdue, et le retour au point de départ. Comme si toute cette vie n’avait été qu’une parenthèse. Et l’homme de comprendre que ces personnages, nobles ou abjects, victorieux ou vaincus, « bons ou mauvais, beaux ou laids, riches ou pauvres, ils sont tous égaux maintenant ».

Notes et références

modifier
  1. « Le Dieu tout-puissant qui s'abaisse à vivre comme un homme, né et mort en misérable, c'est ça le génie du christianisme » Chateaubriand

Références

modifier