Utilisateur:Pyb/Brouillon
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Joseph Jumentié, né le à Clermont-Ferrand et mort le à Étampes, est un neurologue français.
Biographie
modifierJoseph Jumentié est né le à Clermont-Ferrand de Gustave Jumentié, professeur honoraire de philosophie du lycée Janson-de-Sailly, et Mathilde Poisson[1],[2].
Il commence ses études à Clermont-Ferrand, puis rejoint Paris pour étudier la médecine. Il est reçu à l’externat des hôpitaux de Paris en 1901 (389e). Il travaille successivement auprès de Georges Dieulafoy, Jules Dejerine, Paul Chauffard, Lucien de Beurmann et Erasme Bonnaire[3]. Reçu 70e à l'internat en 1906, il poursuit sa formation aux côtés de Adolphe Wurtz, Georges Hayem, Joseph Castaigne, Dejerine et Joseph Babinski[3]. En 1911, il soutient sa thèse de doctorat sur les tumeurs de l'angle ponto-cérébelleux[4]. Pour Maxime Laignel-Lavastine, il s'agit d'un « excellent travail général de la question […] c’est la première étude d’ensemble, faite en France, sur ces néoplasmes spéciaux ».
Durant la Première Guerre mondiale, il assiste Joseph Grasset et Maurice Villaret au centre neurologique de Montpellier[5]. Un peu avant la fin de la guerre, il épouse Denise Mayeux. Le couple n'aura pas de descendance[6].
Il exerce à l’hôpital Saint-Joseph à Paris et à la Fondation Galignani à Neuilly sur Seine[7].
Il meurt subitement à l'âge de 48 ans le à Étampes[8]. Dans l'hommage fait au nom de la Société française de neurologie, Laignel-Lavastine souligne que « la carrière scientifique de [Jumentié] est toute droite, sans incident, comme une belle route nationale »[5].
Malgré une carrière écourtée, Jumentié aura été très productif. En moins de vingt ans, Jumentié publie une centaine d'articles principalement dans la Revue Neurologique, La Presse médicale, ainsi que les Bulletins et mémoires de la Société médicale des hôpitaux de Paris, couvrant tous les champs de la neurologie.
Il se passionne également pour la peinture. Il expose une nature morte et de minuscules aquarelles au Salon des médecins de 1912[9], et en 1928 il y expose deux tableaux représentants l'abbaye Sainte-Marie de Valmagne et la collégiale Notre-Dame-du-Fort d'Étampes[10].
- Médecin-major
- Carnet d'observations cliniques à Montpellier, 1915-1919
- Internes de l'Hôpital Boucicaut, 1907
- Jumentié avec un lapin, aux côtés du couple Dejerine, 1912
Fonds Dejerine
modifier« inquiète du sort qui serait réservé aux collections d’anatomie normale et d’anatomie pathologique du Pr Dejerine, transportées en 1917 de La Salpêtrière à l’école de Médecine, dans le laboratoire du Pr Letulle, Mme Dejerine fit don à la Faculté d’une rente de dix mille francs destinée à la fondation et à l’entretien d’un musée Dejerine, dans lequel les savants français et étrangers pourraient consulter l’œuvre de M. Dejerine et même exécuter des travaux concernant la neuropathologie ». Augusta Klumpke-Dejerine confie en 1920 la gestion du fonds Dejerine a Jumentié. Ce fonds est composé de coupes anatomiques, de photographies et de littérature médicale. Jean Lhermitte remplacera Jumentié à la tête de cette collection[11]. À la fermeture du Musée Dejerine en 1937, la collection Dejerine est répartie à la faculté de médecine de Paris, l'Académie de médecine et la famille Dejerine-Sorrel. La partie allouée à la faculté de médecine ira au Musée Dupuytren lors de sa réouverture en 1967 et se trouve désormais dans les réserves des collections médicales et d’anatomie pathologique de Sorbonne Université. En 2020, la famille Dejerine-Sorrel donne sa collection à l'Académie[12].
Publications
modifier- Les tumeurs de l'angle pontocérébelleux (Thèse de doctorat), Paris, G. Steinheil, , 164 p. (lire en ligne)
Notes et références
modifier- ↑ Acte de naissance, Archives du Puy-de-Dôme, Clermont-Ferrand, 29 octobre 1879, côte 6 E 113 301, vue 168, n°737.
- ↑ http://www.corpusetampois.com/cee-jumentie.html
- 1 2 Dossier étudiant, Archives de l'APHP, côte 774/FOSS/151/41
- ↑ Tables des thèses soutenues à la Faculté de Médecine de Paris, pendant l'année scolaire 1910-1911, (lire en ligne), p. 22
- 1 2 Maxime Laignel-Lavastine, « Nécrologie », Revue neurologique, , p. 146-147 (lire en ligne
) - ↑ Acte de mariage, Archives de Paris, 13e arrondissement, côte 13M 243, vue 22, n°1092.
- ↑ (en) Olivier Walusinski, « Joseph Jumentié (1879–1928), a forgotten neurologist », Revue Neurologique, vol. 174, nos 1-2, , p. 4-12 (lire en ligne
) - ↑ Acte de décès retranscrit, Archives de Paris, 16e arrondissement, côte 16D 136, 4 juillet 1928, vue 18, n°1371
- ↑ https://archive.org/details/BIUSante_111502x1912x06/page/n628/mode/1up?q=jumentie
- ↑ https://archive.org/details/BIUSante_111502x1928x68/page/n588/mode/1up?q=jumentie
- ↑ https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k62620429/f24.item.r=%22Dr%20Jumentie%22
- ↑ https://ehne.fr/fr/encyclopedie/th%C3%A9matiques/education-et-formation/pedagogies-et-pedagogues-en-europe-xixe-xxe-siecles/histoire-de-la-photographie-medicale
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Titres et travaux scientifiques du Dr J. Jumentié, Paris, J.-B. Baillière et fils, , p. 126
- Maxime Laignel-Lavastine, « Nécrologie », Revue neurologique, , p. 146-147 (lire en ligne
) - (en) Olivier Walusinski, « Joseph Jumentié (1879–1928), a forgotten neurologist », Revue Neurologique, vol. 174, nos 1-2, , p. 4-12 (lire en ligne
)
Liens externes
modifier- Jumentié dans les collections médicales et d'anatomie pathologique de Sorbonne Université
- Fonds Dejerine à Sorbonne Université
[[Catégorie:Naissance en octobre 1879]] [[Catégorie:Naissance à Clermont-Ferrand]] [[Catégorie:Décès en mai 1928]] [[Catégorie:Décès à Étampes]] [[Catégorie:Décès à 48 ans]] [[Catégorie:Médecin français du XIXe siècle]] [[Catégorie:Interne des hôpitaux de Paris]] [[Catégorie:Collection scientifique de Sorbonne Université]]