Ville-sur-Jarnioux
Ville-sur-Jarnioux est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.
| Ville-sur-Jarnioux | |
Héraldique |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes |
| Département | Rhône |
| Arrondissement | Villefranche-sur-Saône |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône |
| Maire Mandat |
Gaëtan Lievre 2026-2032 |
| Code postal | 69640 |
| Code commune | 69265 |
| Démographie | |
| Population municipale |
828 hab. (2023 |
| Densité | 82 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 45° 57′ 45″ nord, 4° 36′ 32″ est |
| Altitude | Min. 305 m Max. 773 m |
| Superficie | 10,11 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Lyon (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton du Val d'Oingt |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.ville-sur-jarnioux.fr |
| modifier |
|
Géographie
modifierSituation
modifierVillage du Rhône, il est situé dans une partie appelée les Pierres dorées (38 communes du département) en raison des constructions en roche calcaire teintée naturellement par des oxydes de fer qui donnent une couleur jaune. Ville-sur-Jarnioux est l'une des rares communes à avoir toujours une carrière en activité.
Communes limitrophes
modifier| Sainte-Paule | Cogny | |||
| Val d'Oingt | N | Porte des Pierres Dorées | ||
| O Ville-sur-Jarnioux E | ||||
| S | ||||
| Theizé |
Reliefs
modifierLe village décrit une forme de diamant dont la pointe basse est située au sud-est à une altitude de 305 m et la pointe haute est située au nord-ouest à une altitude de 773 m. Village assez vallonné, le bourg se trouve en flanc de colline, offrant un panoramique sur le bassin caladois (Villefranche-sur-Saône) ainsi que la plaine de l'Ain.
Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à 1 200 mm, bien répartie dans l’année[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 862 mm, avec 10,2 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Porte des Pierres Dorées à 3 km à vol d'oiseau[7], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 710,2 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,9 °C, atteinte le [Note 1].
Agriculture et industries
modifierUn quart de la surface est cultivé. La majeure partie est en vignobles d'appellation beaujolais, avec un cépage gamay pour le vin rouge et un cépage chardonnay pour le vin blanc. L'arrachage progressif des vignobles laisse place à des prés, où sont cultivés blé, maïs, fourrage pour les animaux.
Une faible partie est réservée à l'élevage de chèvres et vaches qui font vivre un producteur local.
On peut également constater, l'augmentation des animaux domestiques de type ânes et chevaux.
Aucune industrie n'est recensée dans ce village. Bien que des forges devenues plus tard un atelier de mécanique agricole ait fonctionné jusqu'aux années 1990, la crise viticole et la mobilité accrue des engins ont permis à l'époque le déménagement des locaux dans la commune de Pouilly-le-Monial proche de Ville.
Géologie
modifierCulture
modifierLe blason du village représente trois têtes de licorne dorées, sur fond bleu clair de forme écu français moderne.
Les habitants se nomment Villésennes et Villésiens.
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Ville-sur-Jarnioux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[11]. Cette aire, qui regroupe 397 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[12],[13].
Occupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (75,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (76,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (37,9 %), cultures permanentes (26,9 %), forêts (21 %), zones agricoles hétérogènes (11 %), zones urbanisées (3,2 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Histoire
modifierLes premières traces d’occupation du sol remontent au moins à la période gallo-romaine.
La première mention du nom de la commune date de 889 (cartulaire de l’abbaye de Savigny).
Pendant la Révolution, la commune prend le nom de Charmont.
En 1869, Ville-sur-Jarnioux et Jarnioux se séparent et constituent deux communes distinctes[15].
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[17].
En 2023, la commune comptait 828 habitants[Note 3], en évolution de +2,73 % par rapport à 2017 (Rhône : +3,87 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
modifier- Église Saint-Martin : du XIIe, XIVe, XVe, XVIe, et XVIIIe siècles. Construction très atypique avec son clocher d'architecture d'art roman et, le chœur et la nef de construction voûtée à croisée d'ogives d'art gothique
- Chapelle Saint-Roch : XVIe siècle. Le , l'archevêque de Lyon donne l'autorisation de construire cette chapelle. Elle fut initialement élevée pour conjurer la peste et, est donc dédiée à saint Roch qui avait pour réputation de guérir cette maladie.
- Chapelle Saint-Clair : du XIVe au XVIe siècle. Il est fort vraisemblable que le site de Saint-Clair ait abrité un établissement des templiers dont le prieuré aurait laissé la place à la chapelle actuelle. La construction initiale parait remonter au XIVe siècle, époque coïncidant avec la destruction des chevaliers du temple. Ce dont on est sûr, c'est qu'elle a été reconstruite avant 1773, date d'une pétition mentionnant ces travaux. La façade et le porche actuel datent des XVe et XVIe siècles.
- Les cadoles de Collonge : Circuit pédestre ouvert en 2011. Le projet regroupe un ensemble de constructions variées qui sont les témoins de la vie agricole du XVIIIe au XXe siècle. Dans une zone envahie par un taillis sauvage on découvre quatre cadoles principales reliées entre elles par des escaliers de franchissement de murs de soutènement, des escaliers de traversée de parcelles. Y ont été aménagés aussi des sources, des terrasses et de nombreux murets en pierres sèches.
Personnalités liées à la commune
modifier- Claude Chana (1811-1882), né dans la commune, pionnier, colon et arboriculteur, considéré comme le fondateur de la ville d’Auburn, en Californie, et le père de l’industrie fruitière dans ce même État[20],[21].
- Pierre Manus (1867-1947), homme politique né à Ville-sur-Jarnioux, député du Rhône de 1910 à 1919.
- Gaël Morel, acteur cinéaste, a tourné À toute vitesse sur la commune (il a vécu enfant à Ville-sur-Jarnioux et y a fréquenté l'école communale).
Bibliographie
modifier- Communes et anciennes paroisses du Rhône : 69, Paris, Editions généalogiques de la Voûte, coll. « Noms des communes & anciennes paroisses de France », (ISBN 9782847661101), (ISBN 2-84766-110-0, édité erroné)
- Maurice Garden, Christine Bronnert et Brigitte Chappé, Paroisses et communes de France : Dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 5 : Rhône, CNRS, , 384 p. (BNF 36598217)
- Guigue Georges, Archives des communes du Rhône antérieures à 1790 : inventaire sommaire, Archives départementales du Rhône ; H. Georg, 1902-1906, 3 volumes (BNF 34017317)
- E. de Rolland et Denys Clouzet, Dictionnaire illustré des communes du département du Rhône, Dizain & Storck, 1901-1902, 2 volumes (BNF 34107275)
- François-André Varnet, Département du Rhône, dictionnaire des communes, Res Universis, (réimpr. Reprod. en fac-sim. de "Géographie du département du Rhône") (1re éd. 1897)
- Philippe Cendron, « Claude Chana : du Beaujolais à la Californie. L’étonnant destin d’un tonnelier de Ville-sur-Jarnioux », Centre d'études généalogiques Rhône-Alpes, Généalogie & Histoire, no 188, (ISSN 0245-565X).
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Ville-sur-Jarnioux et Porte des Pierres Dorées », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Liergues_sapc », sur la commune de Porte des Pierres Dorées - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Liergues_sapc », sur la commune de Porte des Pierres Dorées - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Ville-sur-Jarnioux ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ EDEPOT265, Archives départementales du Rhône, Lyon.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Marijke Roux-Westers, Villes fantômes de l’Ouest américain : leur vie, leur mort, leur survie, Publications de l’université de Saint-Étienne, 2006 (ISBN 2-86272-395-9).
- ↑ Philippe Cendron, « Claude Chana : du Beaujolais à la Californie », Centre d'études généalogiques Rhône-Alpes, Généalogie & Histoire, no 188, octobre 2021.
Annexes
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ville-sur-Jarnioux sur le site de l'Insee
- Site officiel de la mairie de Ville sur Jarnioux
- Archives de la commune de Ville-sur-Jarnioux déposées aux Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon (1604-1982)
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.

