Haucourt (Seine-Maritime)
Haucourt est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie et dans l'arrondissement de Dieppe.
| Haucourt | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Dieppe | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes des Quatre Rivières | ||||
| Maire Mandat |
Jean-Manuel Buquet 2020-2026 |
||||
| Code postal | 76440 | ||||
| Code commune | 76343 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Haucourtois, Haucourtoises | ||||
| Population municipale |
194 hab. (2023 |
||||
| Densité | 19 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 38′ 29″ nord, 1° 39′ 38″ est | ||||
| Altitude | Min. 188 m Max. 246 m |
||||
| Superficie | 10,18 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Gournay-en-Bray | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
| |||||
| modifier |
|||||
Géographie
modifierLocalisation
modifierHaucourt est entourée à l'ouest, par la commune de Gaillefontaine, au nord, par celle de Criquiers, au sud par celle de Grumesnil et à l'est par celle de Formerie. Elle est donc située en limite du département de l'Oise et de la région des Hauts-de-France.
Haucourt appartenait au canton de Forges-les-Eaux, rattaché depuis 2014 à celui de Gournay-en-Bray et appartenait à la communauté de communes du canton de Forges-les-Eaux, rattachée le à la communauté de communes des Quatre Rivières.
Hydrographie
modifierLa commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Thérain[1],[Carte 1].
Le Thérain, d'une longueur de 94 km, prend sa source dans la commune de Gaillefontaine et se jette dans l'Oise à Saint-Leu-d'Esserent, après avoir traversé 43 communes[2].

Climat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[5] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[6]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 886 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Forges-les-Eaux à 9 km à vol d'oiseau[9], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 860,1 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 38,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierOccupation des sols
modifierL'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (97 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (59 %), prairies (37,6 %), zones urbanisées (2,5 %), forêts (0,6 %), zones agricoles hétérogènes (0,4 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
modifierLe nom de la localité est attesté sous les formes Hoencurt en 1142, Hugonis curie en 1188[17].
« La ferme sur une hauteur ».
Histoire
modifierLa commune d'Haucourt a absorbé en 1824 celle de Villedieu-la-Montagne.
Politique et administration
modifierDémographie
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[20].
En 2023, la commune comptait 194 habitants[Note 3], en évolution de −6,28 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- Église d'Haucourt, construite en grande partie, au XIIe siècle[23].
- Le château de Haucourt (disparu) autrefois situé face au portail de l'église, en centre bourg. La seigneurie d'Haucourt appartenait au Moyen Âge à la famille d'Haucourt. En 1472, le château d'Haucourt est détruit par Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, comme la localité voisine de Gaillefontaine. Il est ensuite reconstruit. En 1503, Françoise de Bailleul, fille de Jacques de Bailleul, seigneur de Saint Léger, et de Jeanne d'Haucourt, épouse Adrien de Mailly. En 1519, Françoise de Bailleul hérite de son grand-père, Lancelot d'Haucourt, gouverneur d'Abbeville[24]. Ce mariage fait entrer Haucourt dans une branche de la maison de Mailly[25], qui conserve Haucourt jusqu'à la Révolution. Vers 1790, le maréchal de Mailly vend Haucourt aux dames Puissant, qui revendent le domaine en 1830 à Anne Louise Marie de Trie Pillavoine, veuve en premières noces de René François de Gaudechart et en secondes de Claude Marie, comte de Ruffo[26]. Il échut après elle, à son fils, René Ferdinand, marquis de Gaudechart (1787-1856), mort sans postérité, qui laisse Haucourt à son neveu, le comte de Valon[26]. Utilisé alors comme habitation par le fermier, le château d'Haucourt est laissé à l'abandon à partir de la fin du XIXe siècle, avant d'être démoli vers 1930. Son aspect est connu par des cartes postales anciennes. Il se composait d'un massif corps de logis édifié en brique et pierre aux XVe, XVIe et XVIIe siècles, surmonté d'une haute toiture. La façade vers l'église comportait une tour carrée engagée, surmontée d'un clocheton. Subsistent les piliers de l'entrée de la cour de la ferme (propriété privée).
- Commanderie de Villedieu-la-Montagne, au hameau de Villedieu la Montagne, ancienne commune rattachée à celle de Haucourt en 1824, restes d'une commanderie de l'Ordre de Malte, fondée au XIIe siècle par Hugues de Haucourt et confirmée par son fils, Guillaume de Haucourt[27]. Cette commanderie resta en fonction jusqu'à la Révolution. Elle comportait les terres et la seigneurie de Frettencourt et de Fourcigny, une maison à Aumale et la seigneurie de Fontaine-le-Dun[28]. Église de style roman, du XIIe siècle, ancienne chapelle de la commanderie. Restauration et animation par l'Association Villedieu-Haucourt. Ferme de la commanderie, attenante, comportant une tour hexagonale, à laquelle était autrefois accolé un corps de logis, ancienne habitation du commandeur. L'église de Villedieu, ses fonts baptismaux et la tour de la commanderie sont inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis un arrêté du . La ferme de la Commanderie est propriété privée.
Personnalités liées à la commune
modifier- Antoine d'Haucourt est qualifié, dans une charte de 1491 par Guy XV de Laval, dans le Maine, de cousin et gouverneur pour le comte de Laval de l'ensemble de ses terres situées en Normandie et en Picardie. Il est le dernier descendant, en ligne mâle, d'une antique et brillante maison de chevalerie. La maison d'Haucourt était considérée parmi les plus anciennes du royaume de France.
- Après Antoine d'Haucourt, la branche aînée de cette maison tombera dans celle de Mailly qui héritera du nom et de la terre d'Haucourt.
- Augustin Joseph de Mailly, marquis d'Haucourt, maréchal de France, baptisé à Haucourt le .
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jürgen Klötgen, Une charte retrouvée de Guy XV de Laval (1491), in : Revue historique et archéologique du Maine, Le Mans, 1997, t. CXLVIII
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la géographie :
- Haucourt sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ « Réseau hydrographique d'Haucourt » sur Géoportail (consulté le 18 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifier- ↑ « Fiche communale d'Haucourt », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Thérain ».
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Haucourt et Forges-les-Eaux », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Forges », sur la commune de Forges-les-Eaux - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Forges », sur la commune de Forges-les-Eaux - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Haucourt ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150), p. 91.
- ↑ « Liste des maires » [PDF], Listes des élus, Préfecture de la Seine-Maritime, (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Abbé J.-E. Decorde, Essai historique et archéologique sur la canton de Forges les Eaux, Paris & Rouen, Derache & Lebrument, , 327 p. (lire en ligne), p. 193-197.
- ↑ [Père Simplicien], Extrait de la généalogie de la Maison de Mailly, suivi de l'histoire de la branche des comtes de Mailly, marquis d'Haucourt, et de celle des marquis du Quesnoy, Paris, Ballard, (lire en ligne), p. 75-76.
- ↑ Abbé J. E. Decorde, Essai historique et archéologique sur la canton de Forges les Eaux, Paris & Rouen, Derache & Lebrument, , 328 p. (lire en ligne), p. 198-200.
- 1 2 Dieudonné Dergny, Les Cloches du Pays de Bray, tome 2, Paris & Rouen, Derache & Le Brument, (lire en ligne), p. 175-177.
- ↑ Eugène Mannier, Ordre de Malte - Les Commanderies du grand-prieuré de France, Paris, A. Aubry, , 808 p., p. 409-417.
- ↑ Eugène Mannier, Ordre de Malte - Les Commanderies du grand-prieuré de France, Paris, A. Aubry, , 808 p., p. 411-416.





