Violette Lame-Després
Violette ou parfois Violette Jeanne Lame-Després, née le à Buenos Aires et morte le dans le 14e arrondissement de Paris, est une artiste peintre et une femme de lettres française.
| Naissance | |
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| Décès |
(à 54 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Nom de naissance |
Jeanne Pétronne Fernande Germain |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Maître |
E. Favier, Gaston Casimir Saint-Pierre, Louise Thoret |
| Distinction |
Officier d'Académie (1913) |
Biographie
modifierJeanne Pétronne Fernande Germain naît en 1874 à Buenos Aires[1],[2] de Louis Jules François Germain, secrétaire de police puis magistrat, et de Cristel Hélène Charlotte de Phrygie.
Elle épouse en 1898 à Paris Albert Pierre Marie Lame, adjoint du génie (1870-1960)[3],[2].
Elle est élève de E. Favier, Louise Thoret et Gaston Casimir Saint-Pierre[1].

Elle expose sous le nom de pinceau de Violette Lame-Després à l'Union des femmes peintres et sculpteurs de 1911 à 1921[1], dont en 1913 un portrait de vieux prêtre « montrant un esprit d'observation pénétrant »[4] et en 1921 « une excellente marine »[5]. Elle obtient une 3e médaille au Salon des amis des arts de Seine-et-Oise en 1913, et y reçoit les insignes d'Officier d'Académie[6],[7].
Elle réside 11 impasse Adèle-Mulot à Versailles en 1911 puis 88 boulevard de Port-Royal à Paris en 1914.
Elle collabore avec différents journaux dont Le Gaulois ainsi qu'avec des organes de presse d'Afrique du Nord française.
En 1923, elle participe à des restitutions archéologiques en Tunisie et en rapporte des peintures de paysages orientaux[8],[9].
Conférencière, elle est particulièrement remarquée en 1925 pour « Didon fondatrice de Carthage »[10].
Elle est membre de l'Action française, militante dans le 5e arrondissement[11].
Elle publie en 1929 Le Bois dormant des Bonheurs, récit autobiographique[12].
Elle meurt en 1929[11] à l'hôpital Notre Dame de Bon Secours, dans le 14e arrondissement.
En 1945, son fils Maurice Lame dit Lame-Després, ingénieur, est condamné aux travaux forcés à perpétuité pour avoir été agent de la Gestapo dans les Landes[13].
Principales expositions
modifierSalon de l'Union des femmes peintres et sculpteurs
modifier- 1911 : Le Chef, peinture
- 1912 : Le patron de la "Perruche" et Panneau : Vues de Bretagne, peintures
- 1913 : Portrait de M. l'abbé A.V., La geôle vide et Une vieille de Loguivy (étude), peintures
- 1914 : Le petit charme (Aisne), peinture
- 1921 : Portrait de Mme de V., Les yeux verts, La poupée japonaise et Les barques de pêche (don à la tombola), peintures
Salon de la société des amis des arts de Seine-et-Oise
modifier- 1912 [6]
Salon des artistes tunisiens
modifier- 1924[14]
Galeries
modifier- Galerie Bernheim, 1923 : tableaux orientalistes[8]
- Galerie Devambez, 1923 (avec sa consœur Lucie Delarue-Mardrus) : ruines de Carthage[9]
Publications
modifier- Avec du rose, avec du mauve, avec du gris, poèmes, Société générale d'éditions, 1911
- Le Bois dormant des Bonheurs, Éditions de la vraie France, Paris, 1929
Notes et références
modifier- 1 2 3 Pierre Sanchez, préface de Ch. Beauvalot, Dictionnaire de l'Union des femmes peintres et sculpteurs : répertoire des artistes et liste de leurs œuvres : 1882-1965, Échelle de Jacob, Dijon, 2010.
- 1 2 Archives d'état civil de la Ville de Paris, 15e arrondissement, mariages 5/11/1898 - 19/11/1898, acte no 1202, vue 18/31.
- ↑ « Bulletin officiel de l'Union des femmes peintres, sculpteurs, graveurs... », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Le Temps », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « La Revue des beaux-arts », sur Gallica, (consulté le ).
- 1 2 « Le Petit journal », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Journal officiel de la République française », sur Gallica, (consulté le ).
- 1 2 « La République française », sur Gallica, (consulté le ).
- 1 2 « La Revue de l'art ancien et moderne », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « L'Intransigeant », sur Gallica, (consulté le ).
- 1 2 « L'Action française », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « L'Évolution algérienne et tunisienne », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Le Courrier français du Sud-Ouest », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Petit matin : quotidien politique d'informations rapides », sur Gallica, (consulté le ).
Bibliographie
modifier- René Laruelle, « Madame Violette Lame-Després », Mémorial des Femmes, Département des estampes et de la photographie, BNF, 1932.