Warnant
Warnant (en wallon Warnin) est une section de la commune belge d'Anhée située en Région wallonne dans la province de Namur[1].
| Warnant | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Dinant | ||||
| Commune | Anhée | ||||
| Code postal | 5537 | ||||
| Code INS | 91005A2 | ||||
| Zone téléphonique | 082 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Warnantais(e) | ||||
| Population | 848 hab. (01/01/2025) | ||||
| Densité | 71 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 19′ nord, 4° 50′ est | ||||
| Superficie | 1 194 ha = 11,94 km2 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
| |||||
| modifier |
|||||
Une première opération de fusion la rattache à la commune d'Anhée en 1964, avec Haut-le-Wastia.
En 1977, une nouvelle fusion fait naître le « Grand Anhée »
Toponymie
modifierGéographie
modifierWarnant couvre une superficie de 1 182 ha au confluent de la Meuse et de la Molignée. La commune est bornée au nord par Annevoie-Rouillon, à l'est par la Meuse, au sud par Haut-le-Wastia et Falaën, et à l’ouest par Bioul. Ses dépendances sont Salet, Moulins, Maison de Pierre, Corbais, la Papeterie, Hénemont, la Roche à Moulin et Ohet.
Warnant est située en Condroz.Le village de Warnant est construit principalement le long du Ry du Baty, un affluent de la Molignée.
Évolution démographique
modifier
- Source: DGS, 1831 à 1970=recensements population, 1976= habitants au 31 décembre
Histoire
modifierOn a découvert à Warnant des vestiges préhistoriques ainsi que des cimetières francs.
Le territoire est resté durant des siècles dans le domaine des comtes de Namur. En 1753, la terre est érigée en seigneurie, engagée à Jean-Guillaume de Propper, seigneur de Hun, et à ses descendants jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.
En 1231, une abbaye de religieuses cisterciennes voit le jour au hameau de Moulins ; deux siècles plus tard, elles sont remplacées par des moines du même ordre qui vont construire un moulin à papier.
D’autre part, des forges sont exploitées au même endroit par les Jamart (1716), les Montpellier (1742) et les Wilmet (1765). Au XIXe siècle, elles sont remplacées par une fonderie et une tréfilerie.
On a extrait de la pierre et du marbre tandis que l’agriculture, importante au XIXe siècle, a fait place à l’élevage[2].
Lors de la Première Guerre mondiale, la garnison de Namur essaie dans sa retraite de rejoindre les lignes françaises du côté de Couvin lors de la percée de Bioul. Le 13erégiment de Ligne belge fait mouvement vers le sud-est par le chemin de Warnant. Le vers 6 h du matin, il quitte Bioul où il stationnait et se heurte au XIIe corps saxon qui a franchi la Meuse à Yvoir. Après un violent combat, les Belges sont repoussés de Warnant par l'infanterie saxonne. Un groupe d'artillerie belge et trois compagnies belges se sacrifient en couvrant la retraite sur les hauteurs de Warnant. 200 à 300 soldats belges sont fait prisonniers. Le reste du contingent belge composé d'éléments des 8e, 13erégiments de Ligne belges et des Chasseurs à pied français refluent vers le hameau de Mont et parviendra à gagner Mariembourg où ils sont couverts par le 1er corps d'armée (France)[3].
Liste des bourgmestres de 1830 à 1964
modifierPatrimoine et culture
modifierPatrimoine architectural
modifier- Monument aux soldats du 129e Régiment français d’Infanterie : situé à l’entrée du cimetière, près de l’église, dû au statuaire local Georges Dekoninck, représente une tête d’homme penchée tandis que le soubassement est formé de six pierres provenant des départements d’origine des soldats : Seine-Maritime, Paris, Calvados, Manche, Eure et Orne. Les 49 soldats français tombés les 13 et faisaient partie de la 5e Division d’infanterie motorisée.
- Monument au commandant du 129e Régiment d'Infanterie : Le colonel Tachet des Combes, chef du régiment tombe sous le feu de l’ennemi à Yvoir. Le , ses soldats inaugurent au Tombois une stèle à sa mémoire[4].
- Monument au bombardier britannique : Le , un bombardier britannique Liberator de la 419e escadrille s’écrase dans la commune aux premières heures du jour ; un homme d’équipage, qui a sauté en parachute, est retrouvé mort sur la voie de chemin de fer proche. Les tombes des cinq hommes d’équipage sont dressées dans le cimetière près de l’église (mur nord).
Culture
modifierÉconomie
modifierVie associative
modifierNotes et références
modifier- ↑ Philippe Vander Maelen, Dictionnaire géographique de la Province de Namur,
- ↑ Cécile Douxchamps-Lefèvre, Communes de Belgique, Crédit Communal, 1980.
- ↑ Schmitz Jean et Nieuwland Robert, L'invasion allemande dans les provinces de Namur et de Luxembourg, Cinquième partie, L'Entre-Sambre-et-Meuse, Bruxelles et Paris, G. Van Oest & Cie,
- ↑ André Lépine, 80 monuments insolites d’Entre-Sambre-et-Meuse, cahier n° 520 du Musée de Cerfontaine, 1989.
Bibliographie
modifier- André Lépine, « 80 monuments insolites d'Entre-Sambre-et-Meuse », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 520,
- André Lépine et Guy Heynen, « Rommel traverse l’Entre-Sambre-et-Meuse, de Dinant à Landrecies, par Philippeville », Cahier du Musée de Cerfontaine, no 415,