Webster (rappeur)

rappeur canadien

Webster, de son vrai nom Aly Ndiaye, né le à Québec, est un rappeur canadien.

Webster
Description de cette image, également commentée ci-après
Webster en 2021.
Informations générales
Nom de naissance Aly Ndiaye
Naissance (46 ans)
Québec, Québec, Drapeau du Canada Canada
Activité principale Rappeur
Activités annexes Fonctionnaire du gouvernement fédéral
Genre musical Hip-hop, rap québécois
Instruments Voix
Années actives Depuis 1995[1]
Labels Coyote Records

Biographie

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Aly est originaire de l’arrondissement La Cité-Limoilou, dans la ville de Québec[2],[3]. Il est le fils d'un père sénégalais et d'une mère québécoise[4],[5]. Ce dernier a enseigné les sciences politiques au Cégep Garneau[6].

Il a aussi une sœur cadette, Marieme Ndiaye[7],[8], à la fois chanteuse, animatrice de télévision et journaliste culturelle[9],[5]. Cette dernière a fait ses premières armes dans la chanson aux côtés de son frère Aly.

L'enfance de Webster a été bercée par la musique de Jacques Brel, Bob Marley, Barbara, Léo Ferré, par le reggae et l'afrobeat[7], ses parents étant mélomanes, mais pas musiciens[7].

Les versions des faits se contredisent légèrement quant à l'origine du surnom de Webster. Selon l'une d'elles, le surnom lui aurait été attribué par ses amis parce qu'à l'adolescence, il traînait avec lui le dictionnaire de langue anglaise de Webster pour y trouver des rimes (car ses premières chansons étaient en anglais)[8]. Selon une autre version, Aly, fervent lecteur[10], était considéré comme érudit par ses amis, qui lui auraient attribué ce surnom en référence au dictionnaire[7]. Dans tous les cas, à la source du pseudonyme se trouverait cet ouvrage.

Aly a fait ses études à l'école primaire Saint-Fidèle[10], au Cégep de Sainte-Foy - dans le programme d'histoire et civilisation, de 1997 à 1999[11], puis à l'Université Laval, d'où il tient un baccalauréat en histoire[8],[4]. Les notes qu'il a reçues dans son parcours universitaire ne lui ont pas permis de poursuivre et de faire une maîtrise[12].

Il travaille comme guide pour un parc historique du gouvernement fédéral[8],[12].

Carrière de rappeur

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Webster commence sa carrière dans les années 1990 aux côtés de Slik Cat et DJ Def au sein de la formation Northern X dans le secteur 21 du quartier Limoilou. Après cinq ans de travail et de prestations live dans la vieille capitale, le groupe produit un premier projet intitulé Winter Walk en 2000.

En 2002, chacun travaille de son côté, mais on collabore souvent ensemble. C'est alors qu'on décide de fonder Limoilou Starz[8]. L'album Limoilou Style sort en 2002 et est produit la même année dans le cadre d'une nouvelle association qui comprend les artistes Inter, De Vasco, Shoddy et Webster.

En 2003, Webster collabore avec Shoddy Abolik afin de sortir le premier double album du rap québécois, compilation des différentes chansons solo de Winter Walk et de Limoilou Style.

En 2007, Webster publie son premier album solo intitulé Sagesse immobile[13].

Depuis 2009, il anime des ateliers d'écriture auprès d'adolescents[14]. Ces ateliers ont pour but de les former à l'écriture de chansons hip hop et le livre À l'ombre des feuilles : Manuel d'écriture hip-hop (2019) est le fruit de cette expérience.

En 2010, il publie son deuxième album studio, Le vieux de la montagne[4],[15].

En 2019, il sollicite la collaboration d'un trio de jazz, 5 For Trio[16]. C'est de cette collaboration qu'est issu l'album Webster & Five For Trio[17].

Discographie

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Production littéraire

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  • Le grain de sable : Olivier Le Jeune, premier esclave au Canada (2019)
  • À l'ombre des feuilles : Manuel d'écriture hip-hop (2019)

Résistance - balado

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Webster et son père, Cheikh Ndiaye (ancien professeur de sciences politiques), ont animé un balado nommé Résistance sur l'histoire de l'esclavage. Il est produit par Radio-Canada[18].

Réalisé par Marie-France Abastado, le balado retrace le parcours de Shadrach Minkins, un homme né asservi à Norfolk, en Virginie, qui s'est enfui pour trouver la liberté. Il l'a trouvé à Montréal, où il a fini ses jours[19].

En 2023, le balado a gagné le prix Numix dans la catégorie balado - Histoire, culture et sciences.

Traducteur

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Charles W. Mills. Le contrat racial, traduit par Aly Ndiaye, Montréal, Mémoire d'encrier, 2023, 197 p., traduction française de The Racial Contract, un ouvrage publié en 1997.

Notes et références

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  1. « Webster, le rappeur de la francophonie », sur French Morning, (consulté le ).
  2. Aly Ndiaye, interview par Marie-Louise Arsenault, Plus on est de fous, plus on lit!, ICI Radio-Canada Première, (Interview), (consulté le )..
  3. Normand Provencher, « Webster, le rappeur historien de Limoilou », Le Soleil, vol. 120, no 60, , p. 16 et 17 (lire en ligne, consulté le ).
  4. 1 2 3 4 5 Émilie Côté, « Webster: le sage du hip-hop québécois », La Presse, vol. 129, no 288, , p. C8 (lire en ligne, consulté le ).
  5. 1 2 Ian Bussières, « Le rappeur Webster contre la présence de Légitime Violence à Envol et Macadam », Le Soleil, vol. 115, no 251, , p. 6 (lire en ligne, consulté le ).
  6. « 44 Aly Ndiaye, dit Webster », sur scienceetbiencommun.pressbooks.pub (consulté le ).
  7. 1 2 3 4 Samuel Larochelle, « La sœur du Web, le frère de Marieme », La Presse, (lire en ligne, consulté le ).
  8. 1 2 3 4 5 Isabelle Porter, « L'entrevue - Le rappeur sage de Limoilou », Le Devoir, vol. XCIX, no 34, , A1 et A8 (lire en ligne, consulté le ).
  9. « CV de Marieme Ndiaye »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur agencedelauniere.com (consulté le ).
  10. 1 2 Jean-Michel Genois Gagnon, « Une bibliothèque en libre service dans Limoilou », Le Soleil, vol. 119, no 170, , p. 20 (lire en ligne).
  11. « Cégépiens d'exception », sur Cégep de Sainte-Foy (consulté le ).
  12. 1 2 Jean-Sébastien Ménard, « Québec History X : De l'histoire, à la présence des Noirs au Québec, au rap à la langue française, une entrevue avec Aly Ndiaye, alias Webster », sur Cégep Édouard-Montpetit, (consulté le ) : « Il y a quelques années, j’ai voulu faire une maitrise. Je suis allé à l’université pour faire ma demande d’admission et il a fallu que je présente mon relevé de notes. Or, au cours de mon bac, je n’ai pas eu des super notes, alors ils m’ont dit : « Monsieur, avec des notes comme celles-là, on ne fait pas une maitrise! » Et ils m’ont suggéré de refaire un bac, ce que je n’ai pas voulu faire. ».
  13. Marc-André Boivin, « Québec, lieu de passage - Racisme et préjugés », Canoë, (lire en ligne).
  14. « Présentation de l’atelier d’écriture par Webster »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur francophoniedesameriques.com (consulté le ).
  15. « Le Vieux D'La Montagne »(Archive.orgWikiwixGoogleQue faire ?), sur Dep (consulté le ).
  16. Geneviève Bouchard, « Webster : explorer et transmettre », Le Soleil, vol. 123, no 36, , M11 à M13 (lire en ligne) :
    « Amateur de jazz, Webster a sollicité le groupe 5 For Trio. Habitué à travailler ses textes à partir de la musique, il a donné carte blanche à ses complices. »
    .
  17. Philippine De Tinguy, « Critiques CD: La Renarde, Webster & 5 for Trio, Jacobus et Pale Lips », Métro, (lire en ligne).
  18. « Résistance » [audio], sur Radio Canada, (consulté le ).
  19. Gravel le matin, « L‘incroyable histoire de Shadrach Minkins, un esclave afro-américain qui s’est réfugié à Montréal », sur Ici Radio-Canada Première, (consulté le ).

Liens externes

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