Olivier Le Jeune

premier esclave acheté et résidant en Nouvelle-France

Olivier Le Jeune (arrivé en 1629 et mort le à Québec) est une figure majeure de l'histoire de la Nouvelle-France. Il est traditionnellement identifié comme le premier habitant d'origine africaine à s'établir de manière prolongée dans la vallée du Saint-Laurent. Son parcours s'inscrit au cœur des réseaux du commerce maritime international de Dieppe et de la fluidité des échanges entre nations, confessions et clans familiaux qui ont marqué les débuts du peuplement français en Amérique du Nord. Ayant vécu vingt-cinq ans à Québec, associé à la période de la Compagnie de Caën et l'occupation anglaise, puis au retour de la Compagnie des Cent-Associés, il occupe une place prépondérante parmi les pionniers de la colonie.

Olivier Le Jeune
Marque d'Olivier Le Jeune
Biographie
Naissance
Décès
Statuts
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions

Bien que l'historiographie, notamment à la suite des travaux publiés en 1960 par Marcel Trudel et Micheline D'Allaire, l'ait qualifié de «premier esclave»[1] de la colonie en raison de la transaction de 50 écus mentionnée par le père Paul Le Jeune dans les Relations des Jésuites[2], des recherches récentes sur Guillaume de Caën et ses liens avec Madagascar comme escale stratégique dans le commerce avec l'Asie permettent d'entrevoir d'autres interprétations [3],

Les stratégies commerciales des compagnies maritimes de Dieppe, dont la famille de Caën, si importante en Nouvelle-France[4], et d'Angleterre — qui se préparent alors à s'implanter à Madagascar (Fort-Dauphin et Saint-Augustin) comme ports de ravitaillement pour la route des épices[5] — ainsi que le propre témoignage d'Olivier Le Jeune, qui nomme deux anciens employés de la Compagnie de Caën: Olivier Le Baillif, Nicolas Marsolet et un capitaine de bateau ancré à Tadoussac[6]. lors de son procès pour diffamation, relativisent l'application stricte du libellé juridique d'esclave. L'atout potentiel d'Olivier Le Jeune comme truchement au service des Européens rapproche plutôt son parcours de figures d'interprètes de compagnies maritimes comme Mathieu da Costa.

Si l'esclavage est une réalité documentée en Nouvelle-France [7] l'exploitation systématique d'une main-d'œuvre captive (surtout d'origine autochtone) s'est structurée plus tardivement, se développant principalement au siècle suivant dans les centres urbains comme Montréal.

La trajectoire d'Olivier Le Jeune et sa mémoire ont fait l'objet d'une importante redécouverte culturelle et mémorielle au XXIe siècle, notamment à travers les travaux de vulgarisation de l'auteur Webster et de son livre Le grain de sable, Olivier Le Jeune, premier esclave au Canada[8]

Olivier Le Jeune a été désigné officiellement «personnage historique» par le gouvernement du Québec en 2020[9], puis «personnage historique national» par le gouvernement du Canada en 2022[10].

La Nouvelle-France (1625-1632)

modifier

L'arrivée des premiers Jésuites en Nouvelle-France en 1625 provoque une réaction au sein de la population de Québec, qui refuse de les héberger[11],[12]. Les missionnaires se voient contraints de s'installer à deux heures de marche de l'habitation, chez les Récollets. La découverte parmi les habitants d'exemplaires de L'Anti-Coton[13] — un pamphlet anti-jésuite interdit en France depuis quinze ans — puis sa destruction[14] par autodafé illustre les tensions qui y règnent. Face à cette impasse, Guillaume de Caën (calviniste), plus haut dirigeant effectif à Québec, est tenu pour responsable de la situation[15],[16]. En 1627, le cardinal de Richelieu dissou la Compagnie de Caën et fonde la Compagnie des Cent-Associés afin d'imposer un contrôle strictement catholique. Cette manœuvre dépossède Guillaume de Caën de son monopole commercial et l'écarte de la Nouvelle-France, lui interdisant de s'y présenter «à peine de la vie».

C'est dans ce climat de restructuration qu'en 1628, les frères Kirke, corsaires pour le compte de la Couronne britannique, interceptent le ravitaillement français de la nouvellement créee Compagnie des Cent-Associés, puis, en 1629, obtiennent la reddition de Québec[17].

Les frères Kirke trouvent des collaborateurs parmi les Français ; environ la moitié des habitants choisit de rester sous l'occupation anglaise. Parmi eux, Guillaume Couillard, qui refuse de combattre[18]. C'est à ce même Couillard que Olivier Le Baillif ex-employé du récemment évincé Guillaume de Caën, confiera Olivier Le Jeune[19].

De Madagascar à Québec

modifier

Olivier arrive à Québec à l'été 1629 à bord de l'un des navires de la flotte des Kirke. Les sources indiquent qu'il a été initialement remis contre la somme de cinquante écus à Olivier Le Baillif, un ancien commis français de la compagnie de Caen passé au service des occupants anglais. Peu après, Le Baillif le cède, cette fois sans compensation financière, à Guillaume Couillard.

« Ces Anglois le donnèrent aux Kers, qui ont tenu Kebec, et l'un des Kers le vendit cinquante escus à ce qu'on m'a dit, à un nommé le Bailly, qui en a fait présent à ceste honnete famille qui est icy[20]. »

De leur côté, les frères Kirke avaient initialement pris en charge l'enfant à Londres, également sans transaction financière, des mains d'un équipage britannique «ces Anglois» revenant de l'océan Indien. Ces transferts successifs mettent en lumière la fluidité des réseaux maritimes dans l'Atlantique Nord, où s'entrecroisaient les intérêts d'agents français, anglais et hollandais, qu'ils soient catholiques ou réformés.

L'occupation prend fin au printemps 1632 avec le Traité de Saint-Germain-en-Laye, qui restitue le Canada à la Couronne de France. Guillaume de Caën étant toujours banni de la colonie, c'est son cousin, l'armateur Émery de Caën, qui est officiellement mandaté pour reprendre le fort et organiser le départ de la garnison anglaise. Ce rétablissement s'accompagne de l'installation définitive des Jésuites, notamment du père Paul Le Jeune, qui devient le premier chroniqueur de l'enfant.

Débat sur ses origines

modifier

Deux sources archivistiques directes mentionnent la provenance géographique d'Olivier Le Jeune de manière contradictoire, alimentant un débat sur son origine.

Dans les textes jésuites, l'emploi initial des termes «un petit Nègre ou Maure» par le père Le Jeune laisse subsister un flou, l'expression «Côte de Guinée» n'apparaissant jamais sous sa plume en 1632. Les indices textuels et le contexte des compagnies maritimes militent en faveur d'une origine malgache, l'acte judiciaire de 1638 reflétant plutôt une catégorisation administrative visant à encadrer la main-d'œuvre.

La piste malgache

modifier

La source la plus ancienne et directe est consignée par le jésuite Paul Le Jeune dans les Relations des Jésuites. Écrite au moment de la rétrocession de 1632, cette chronique primaire revêt un caractère direct : le père Le Jeune rapporte les propos de l'enfant dont il assure l'instruction religieuse en vue de son baptême. Il y précise qu'Olivier fut transporté à Londres depuis Madagascar par un navire anglais, une trajectoire historique cohérente avec les escales régulières des bateaux anglais à la baie de Saint-Augustin pour le ravitaillement sur la route des épices[21].

Le père Le Jeune écrit dans la Relation de 1634 :

«Le 14 de May, je baptisai le petit Nègre, duquel je fis mention l'an passé: quelques Anglois l'ont amené de l'isle de Madagascar, autrement de Sainct Laurens, qui n'est pas loin du Cap de Bonne Espérance, tirant à l'Orient; c'est son pais bien plus chaud que celui où il est maintenant.»

La piste de la Guinée

modifier

La seconde mention géographique apparaît en 1638 dans le texte du jugement du procès pour diffamation opposant Olivier Le Jeune à l'interprète royal Nicolas Marsolet. L'acte le désigne alors formellement comme originaire de la «Côte de Guinée» :

« [...] sur la plainte à nous entendu par Nicolas Marsolet interprète pour Le Roy,... contre un nommer Olivier, nègre de nation de la Côte de Guinée, serviteur domestique de Guillaume Couillard de certaines calomnies que le nègre lui a proférées »[22]

Plusieurs éléments invitent à la prudence face à cette attribution judiciaire. Le procès intervient au moment de l'expansion massive de la traite négrière transatlantique dans le golfe de Guinée, ce qui a pu induire une catégorisation administrative générique de la part du tribunal. De plus, les termes du jugement insistent fortement sur sa condition subalterne pour amoindrir la portée juridique de ses déclarations face à Nicolas Marsolet, même si depuis peu de temps, officier du roi. Le père Le Jeune, qui aurait pu ajouter des précisions, et qui ne se trouve peut-être qu'à Sillery, est absent du procès.

L'analyse du texte du jugement révèle qu'Olivier Le Jeune met en cause trois individus qui sont, soit d'anciens employés de la Compagnie de Caën, soit à des projets de colonisation contemporains à Madagascar: l'interprète Nicolas Marsolet (ancien commis de De Caen, collaborant désormais avec la Couronne), le capitaine Jacob Bontemps (dont les anciens partenaires préparent la fondation de Fort-Dauphin à Madagascar) [23]et Olivier Le Baillif (ex-employé de De Caen alors réfugié à Londres). À l'instar des compétences attribuées à Mathieu da Costa, la maîtrise linguistique d'Olivier Le Jeune vers 1640 constituait un atout stratégique pour les acteurs du commerce maritime avec l'océan Indien.

Conditions de vie

modifier

Sur le plan de son statut au quotidien, bien que les sources matérielles indiquent qu'il partageait les dures conditions de vie de la maisonnée Couillard (une habitation d'un seul niveau abritant parfois dix personnes), l'impossibilité légale de quitter Québec oriente son statut vers la captivité. Néanmoins, l'ampleur des procédures judiciaires de son procès, pour lequel les magistrats se déplacèrent jusqu'à Tadoussac afin d'entendre les dépositions des matelots, témoigne de son importance et de son influence au sein de la communauté. Il n’y a rien pour contester qu’il ai pu avoir laissé une descendance à Québec dans la population qui se mélangeait déjà aux peuples autochtones[24].

Estimation de l'âge

modifier

La détermination exacte de l'âge d'Olivier Le Jeune à son arrivée demeure sujette à interprétation. Si le père Le Jeune utilise le terme «enfant», la portée sémantique de ce mot à cette époque est large. À titre d'exemple linguistique du 17e siècle:

«L'Ordonnance de Blois défend de recevoir aucun enfant au Noviciat des Réguliers avant l'âge de quinze ans accomplis.»[25]

L'hypothèse trop répandue d'un âge de 6 ans à son arrivée en 1629 impliquerait un départ solitaire de Madagascar à l'âge de 4 ou 5 ans, ce qui semble improbable. De plus, en tenant compte de ses difficultés à s'exprimer en français trois ans après son arrivée à Québec — le français constituant probablement sa troisième langue après sa langue maternelle et l'anglais appris à bord des navires — il serait plus correct d'accorder un âge situé entre 12 et 14 ans à son arrivée. Selon cette chronologie, il aurait été âgé de 22 à 24 ans lors de son procès en 1638, et serait mort à l'âge de 37 ou 39 ans. Sa mort, au mois de mai, met en évidence la rudesse des conditions liées à l'épuisement des réserves de vivres en attendant les navires de ravitaillement, ainsi que par la prévalence des épidémies de petite vérole et finalement la dépendance à la chasse printanière de subsistance qui expose aux accidents climatiques mortels lors des expéditions.

Notes et références

modifier
  1. Marcel Trudel, L'Esclavage au Canada français : histoire et conditions de l'esclavage, Les Presses Universitaires Laval, , 432 p., p. 3 :
    « Le premier esclave que nous puissions identifier au Canada français est un négrillon amené à Québec par les Kirke en 1629 »
  2. Paul Le Jeune, « Relation de ce qui s'est passé en la Nouvelle France, en l'année 1632 », Relations des Jésuites contenant ce qui s'est passé de plus remarquable dans les missions des pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France, Québec, Augustin Coté, vol. 1, , p. 25 (lire en ligne) :
    « Ces Anglois le donnèrent aux Kers, qui ont tenu Kebec, et l'un des Kers le vendit cinquante escus à ce qu'on m'a dit, à un nommé le Bailly, qui en a fait, présent à ceste honneste famille qui est ici »
  3. Guillaume Lelièvre, « La première expédition de la Compagnie des Moluques : le Montmorency et la Marguerite (1616-1618) », dans La préhistoire de la Compagnie des Indes orientales, 1601-1622, Presses universitaires de Caen, , 211-233 p. (DOI 10.4000/books.puc.14536, lire en ligne) :
    « Les deux navires, le Montmorency (sous les ordres du chef de l'expédition Charles de Nets) et la Marguerite (commandée par Augustin de Beaulieu), quittent le port de Dieppe ensemble le 16 avril 1616. (Guillaume de Caën fait partie du voyage dès ce moment en tant que « commis général », représentant les intérêts des armateurs.) »
  4. Jérôme Jue, « La première expédition des Français à Banten (1616-1618), d’après un journal de bord inédit de Guillaume de Caën », Archipel, no 109, (DOI 10.4000/144xd, lire en ligne, consulté le ) :
    « Malgré tout, Henri IV soutient, par ses lettres patentes du 1er juin 1604, la fondation de la première Compagnie française des Indes orientales avec le privilège exclusif de la navigation vers les Indes orientales pour une durée de quinze ans, à compter du départ de son premier navire. Incapable de concrétiser ses projets pour les îles aux épices, la Compagnie est contrainte de fusionner avec une société portée par les négociants rouennais Jacques Muisson et Ézéchiel de Caen. »
  5. Cédric Maneuvrier, Boris Etienne et Max Daeffler, « De Dieppe à la Guadeloupe en passant par la Guinée : le voyage d’un navire dieppois au temps des premières compagnies (1635-1636) », Bulletin de la Société d’Histoire de la Guadeloupe, no 188, , p. 37 (DOI 10.7202/1077689ar)
  6. Document Faribault, P29, no 17, 1638, Québec, Musée de la civilisation (Collection du Séminaire de Québec), (lire en ligne) :
    « de certaines calomnies que le nègre lui a proférées l'accusant d'avoir reçue lettre d'un nommé le Baillif français de nation refugié en Angleterre que l'on dit commande un navire sur cette côte duquel l’on (a) douté.. après avoir interrogé ledit Olivier qui a confessé l'avoir dit & qu'il l'avait appris de deux matelots arrivés de la flotte qui est à Tadoussac & qui s’est étaient retourné dans une de ses barques desquels il ne savait le nom nous avons este obligé de prier M. Bontemps qui commande ladite flotte de navire de nous envoyer tous les matelots qui étaient pour l’heure en ce lieu pour les confronter audit Olivier et même de savoir de tous ces navires si aucun avait donné des lettres audit Marsolet ce qu’il nous mande »
  7. Marcel Trudel, L’Esclavage au Canada français : histoire et conditions de l'esclavage, Québec, Les Presses Universitaires Laval, (Contrairement à d'autres régions d'Amérique, la vaste majorité de ces esclaves, près de 68 % du total, sont des Autochtones. La société québécoise intègre ces captifs par la religion et plus de 82 % des esclaves sont baptisés dans la foi catholique.)
  8. Webster (ill. Valérie Boivin), Le grain de sable, Éditions du Septentrion, , 40 p. (ISBN 9782897911133)
  9. « Le Jeune, Olivier - Répertoire du patrimoine culturel du Québec », sur www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca (consulté le )
  10. Gouvernement du Canada Agence Parcs Canada, « Olivier Le Jeune — Personnage historique national - Personnage historique national d'Olivier Le Jeune », sur parcs.canada.ca, (consulté le )
  11. Gabriel Sagard, Histoire du Canada et voyages que les frères mineurs y ont faicts pour la conversion des infidèles depuis l'an 1615, Librairie Tross, (lire en ligne)
  12. Samuel de Champlain, Œuvres de Champlain, C. Darveau, (lire en ligne), p. 1063
  13. César de Plaix, Anticoton, ou Réfutation de la lettre déclaratoire du Père Coton : Livre où est prouvé que les Jésuites sont coupables et auteurs du parricide exécrable commis en la personne du Roy, Chez l'auteur, (lire en ligne)
  14. Jésuites, Relations des Jésuites : contenant ce qui s’est passé de plus remarquable dans les missions des pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France, Augustin Coté,
  15. Robert Le Blant, « Les débuts difficiles de la Compagnie de la Nouvelle-France : l'affaire Langlois (1628-1632) », Revue d'histoire de l'Amérique française, vol. 22, no 1, , p. 25–34 (DOI 10.7202/302750ar, lire en ligne, consulté le )
  16. Marcel Trudel, Dictionnaire Biographique du Canada, vol. 1,
  17. Ministère de la Culture et des Communications, « Prise de Québec par les frères Kirke », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec,
  18. Samuel de Champlain, Les Voyages de la Nouvelle France occidentale, dicte Canada, faits par le Sr de Champlain Xainctongeois, capitaine pour le Roy en la marine du Ponant, & de toutes les descouvertes qu'il a faites en ce païs depuis l'an 1603 jusques en l'an 1629, Paris, Claude Collet, , 916 p. (lire en ligne)
  19. Benoît Grenier, « Un couple fondateur : Guillemette Hébert et Guillaume Couillard », Cap-Aux-Diamants, no hors-série, , p. 4–9
  20. Paul Le Jeune, Relations des Jésuites contenant ce qui s'est passé de plus remarquable dans les missions des pères de la Compagnie de Jésus dans la Nouvelle-France, vol. 1, Québec, Augustin Coté, (lire en ligne), « Relation de ce qui s'est passé en la Nouvelle France, en l'année 1632 », p. 43
  21. (en) British Library, « Chronological list of landfalls and observations made by East India Company ships on the coast of Southern Africa 1607-1840 from existing ships logs and journals in marine records L/MAR/A and L/MAR/B », sur British Library (Asian and African studies blog), (consulté le )
  22. André Lachance, Le procès criminel en Nouvelle-France, Montréal, Les Presses de l'Université de Montréal, (lire en ligne)
  23. Éric Roulet, « Chapitre 4. Le profil des associés de la Compagnie », dans La Compagnie des îles de l'Amérique, Presses universitaires de Rennes, (DOI 10.4000/books.pur.157972, lire en ligne)
  24. (en) Claudia Moreau, Jean-François Lefebvre, Michèle Jomphe, Claude Bhérer, Andres Ruiz-Linares, Hélène Vézina, Marie-Hélène Roy-Gagnon et Damian Labuda, « Native American Admixture in the Quebec Founder Population », PLOS One, vol. 8, no 6, , e65507 (DOI 10.1371/journal.pone.0065507, lire en ligne, consulté le )
  25. François de Boutaric, Explication des Ordonnances de Louis XIV, vol. 1, Toulouse, Chez Jean-Antonin Lubert, , p. 88

Annexes

modifier