Wilfred Dunderdale
Wilfred Dunderdale, né le et mort le , est un officier de renseignement britannique du Secret Intelligence Service (SIS).
| Wilfred Dunderdale | |
| Surnom | Dolinoff, Biffy, Wilsky |
|---|---|
| Nom de naissance | Wilfred Albert Dunderdale |
| Naissance | Odessa, Empire russe |
| Décès | (à 90 ans) New York, États-Unis |
| Allégeance | |
| Arme | |
| Formation | Lycée Richelieu d'Odessa Académie du génie Nicolas |
| Unité | Secret Intelligence Service |
| Grade | Commandeur |
| Années de service | 1917 – 1959 |
| Conflits | Première Guerre mondiale Guerre civile russe Seconde Guerre mondiale Guerre froide |
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Recruté pendant la guerre civile russe comme interprète avec l'Armée blanche en Crimée, il fut stationné à Constantinople au moment de l'abolition du sultanat ottoman, puis à Paris en 1926, en liaison avec le 2e bureau.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le Biuro Szyfrów lui fit parvenir un exemplaire de la machine Enigma, qu'il transporta dans La Flèche d'or jusqu'à Londres, où il commanda une cellule cryptologique accueillant des Russes blancs, des Polonais et des Français.
Il travailla avec la CIA pendant la guerre froide, notamment dans le cadre de l'opération Gold.
Biographie
modifierWilfred Albert Dunderdale est né le à Odessa (gouvernorat de Kherson), dans l'Empire russe.
Son père, Richard Dunderdale (1879-1945), fils d'un ingénieur de l'arsenal royal de Woolwich, fit fortune comme intermédiaire dans l'industrie de l'armement, notamment pour la compagnie Vickers. Il possédait des navires marchands en mer Noire[1]. Introduit auprès du tsar Nicolas II, il comptait parmi les informateurs de Mansfield Cumming, fondateur du Secret Intelligence Service.
Sa mère, Sophie Urbanek (1879-1955), était une professeur de langues d'origine autrichienne, née à Gliwice, en Silésie, province de l'Empire allemand[2].
Wilfred Dunderdale étudia au lycée Richelieu d'Odessa, puis au lycée Alexandre de Nikolaïev. Excellent élève, polyglotte – il parlait l'anglais, le russe, l'allemand, le polonais, le français et le turc –, il rejoignit à dix-sept ans l'académie du génie militaire de Saint-Pétersbourg.
Première Guerre mondiale
modifierDébut 1916, il se rendit à Vladivostok sur instruction de son père. Vickers et l'Electric Boat Company devaient y livrer à la Marine impériale russe cinq sous-marins en provenance du Canada : Wilfred servit d'interprète et surveilla l'acheminement, via le Transsibérien, des pièces détachées jusqu'à Saint-Pétersbourg, au bord de la mer Baltique, où les sous-marins furent assemblés. Son père réceptionna une deuxième livraison de six appareils, qui furent assemblés à Nikolaïev.
Peu avant la révolution bolchévique, Wilfred Dunderdale participa à l'essai en mer du A-16, lancé dans la Baltique depuis le port de Kronstadt. Au cours de la mission, le sous-marin repéra un groupe de navires allemands, dont quatre furent coulés. À son retour à Kronstadt, l'appareil se coinça dans un filet de défense. L'oxygène commençait à manquer quand la marée dégagea le sous-marin du piège[3][réf. à confirmer]
Guerre civile russe
modifierWilfred Dunderdale fut recruté comme interprète par la Royal Navy en (les Britanniques soutenaient l'Armée blanche en mer Noire). En , il accompagna Nikolaï Sokolov à Iekaterinbourg, pour enquêter sur l'assassinat de la famille impériale[1]. Il assista ensuite à l'évacuation de la tsarine-mère Maria Fedorovna, et de seize autres membres de la famille Romanov, qui embarquèrent à Yalta à bord du HMS Marlborough, cuirassier envoyé par le roi George V, cousin du défunt Nicolas II.
Dunderdale s'enrôla officiellement dans la Royal Naval Reserve en . Sa réputation de bagarreur – il avait perfectionné son crochet droit dans les pugilats d'Odessa – serait à l'origine du surnom « Biffy » dont l'affublèrent les marins britanniques. Son aptitude pour le renseignement fut remarquée par ses supérieurs, notamment par Hugh Sinclair (le directeur du renseignement de l'amirauté) et par John de Robeck (le commandant-en-chef de la flotte).
Alors que l'intervention alliée en Russie prenait fin, Biffy apprit que l'équipage d'un sous-marin de l'Armée blanche – le OUTKA – complotait en vue de rejoindre l'Armée rouge à Odessa. Il prévint le capitaine du submersible dans le port de Sébastopol, ce qui permit d'arrêter à temps le quartier-maître Théodore Grudichev et ses deux complices, Maximov et Olainikov[4].
Constantinople
modifierL'Armée rouge prit Sébastopol en . Wilfred Dunderdale se rendit à Londres l'année suivante, pour être investi dans l'Ordre de l'Empire britannique. L'espion Sidney Reilly l'avait recommandé auprès du chef (« C ») du Secret Intelligence Service – le capitaine Cumming –, qui l'envoya à Constantinople, où s'étaient repliés les Russes blancs.
Après la défaite ottomane, suivie de l'humiliation de l'occupation occidentale et du traité de Sèvres, le pouvoir en Turquie avait été saisi par Mustafa Kemal, tandis que le sultan Mehmed VI demeurait dans son palais de Dolmabahçe, protégé par un bataillon des Grenadier Guards. À l'automne 1922, après que fut votée l'abolition du sultanat ottoman, Biffy organisa avec la Royal Navy l'évacuation de Mehmed VI vers Malte.
Une fois que le sultan déchu fut exilé, Biffy rapatria discrètement les femmes européennes de son harem, en les dédommageant avec des pièces d'or. Les concubines britanniques embarquèrent avec lui dans l'Orient-Express.
Le , sous l'impulsion de Mustafa Kemal, la Grande Assemblée de la république de Turquie vota l'abolition du califat. Le calife Abdülmecid II, neveu de Mehmed VI, s'enfuit par les Chemins de fer Orientaux.
À Constantinople, Biffy recruta un couturier d'Üsküdar et le propriétaire d'un café de Beyoğlu, lieu de réunion des kémalistes. Les bolchéviques infiltraient aussi l'État turc et disposaient d'agents doubles parmi les Russes blancs[5].
Paris
modifierEn 1926, Hugh Sinclair (« C ») l'envoya à Paris[6]. Sa couverture fut fournie par le Foreign Office : il était officiellement un fonctionnaire de l'ambassade britannique chargé du contrôle des passeports. Dunderdale installa ses bureaux au numéro 1 de l'avenue Charles-Floquet, juste à côté de la tour Eiffel. Il prit un appartement de l'autre côté du Champ-de-Mars, au 15 avenue Élisée-Reclus.
Sa principale mission fut d'abord, en liaison avec le 2e bureau, de poursuivre ses contacts avec les Russes blancs exilés en France. Surnommé « Dolinov », il entretenait des relations avec l'entourage du prince Cyrille Vladimirovitch Romanov, le prétendant au trône impérial. Les renseignements qu'apportaient les milieux tsaristes au SIS devaient être croisés avec d'autres sources : pour nuire aux « rouges », les « blancs » falsifiaient volontiers des documents (l'exemple le plus fameux étant celui de la lettre de Zinoviev).
Boris Bajanov, secrétaire de Joseph Staline, passa à l'ouest en 1928 et fut pris en charge par les services français. Dunderdale eut l'occasion de l'interroger à de nombreuses reprises. L'année suivante, il débriefa un autre transfuge, Grigory Besedovsky, attaché de l'ambassade soviétique en France[7].
Staline n'hésita pas à cibler les émigrés en plein cœur de la capitale française : deux chefs successifs de l'Union générale des combattants russes – les généraux Alexandre Koutepov et Ievgueni Miller – furent kidnappés puis éliminés. Le 2e bureau identifia le maître espion du NKVD à Paris, Vladimir Volensky (qui était déjà présent à Constantinople en même temps que Biffy).
Après que les nazis eurent accédé au pouvoir en Allemagne, la coopération avec ses partenaires du 2e bureau s'accentua. Il se rendait plusieurs fois par semaine à leur siège du 2 bis avenue de Tourville et dînait fréquemment en compagnie de Louis Rivet et de Paul Paillole.
Enigma
modifierEn 1931, Gustave Bertrand – responsable de la section cryptanalytique du 2e bureau – mit la main sur des documents secrets détaillant le fonctionnement d'Enigma, la machine de chiffrement de l'Armée allemande. Il les transmit à Biffy, qui envoya une copie à Londres. Le colonel Stewart Menzies, chef-adjoint du SIS, vint à Paris en 1933 pour rencontrer Gustave Bertrand.
À Varsovie, grâce aux documents français, trois mathématiciens du Biuro Szyfrów – Marian Rejewski, Jerzy Różycki et Henryk Zygalski – mirent au point une méthode de déchiffrement d'Enigma. Ils parvinrent à lire les communications allemandes dès 1933. La Wehrmacht complexifia les réglages au moment des accords de Munich.
En , le Royaume-Uni conclut une alliance militaire avec la Pologne. Le Biuro Szyfrów convia Gustave Bertrand et Biffy à une réunion le à Pyry, dans la banlieue de Varsovie. Le , deux exemplaires du dernier modèle d'Enigma arrivèrent à Paris (l'un pour le 2e bureau et l'autre pour le SIS).
Dunderdale eut la mission de transporter la machine jusqu'en Angleterre[1]. Accompagné par son acolyte Tom Greene[8], les frères Archibald (deux avocats d'affaires) et Gustave Bertrand, il embarqua le à midi dans La Flèche d'or à la gare du Nord, avec Enigma et la documentation polonaise dans une valise diplomatique.
Il retrouva dans le train Sacha Guitry, son voisin de l'avenue Élisée-Reclus, qui se rendait à Londres avec sa femme Jacqueline Delubac pour la première de son film Les Perles de la couronne. Le couple voyageait avec de volumineuses malles Louis Vuitton, au milieu desquelles fut dissimulée Enigma pour ne pas éveiller la curiosité des douaniers[9]. La Flèche d'or arriva le soir à la gare de Victoria, où attendaient Stewart Menzies et Alastair Denniston, responsable de la GC&CS, la section cryptanalytique du SIS.
Grâce aux méthodes inventées par les Polonais – « bombe cryptologique » et feuilles de Zygalski –, perfectionnées à Bletchley Park, les Britanniques purent déchiffrer les communications des nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. La source fut classée « Ultra secrète ».
Seconde Guerre mondiale
modifierAyant fui l'invasion allemande de , les cryptanalystes polonais arrivèrent à Paris en . Ils furent accueillis dans un château à Gretz-Armainvilliers par Gustave Bertrand, qui organisa le PC Bruno jusqu'à l'invasion de la France.
Le , quand Paris fut déclarée ville ouverte, Wilfred Dunderdale et ses équipes se replièrent dans une villa du baron Philippe de Rothschild, à côté de la dune du Pilat. Il fut évacué par la Royal Air Force depuis la base de Cazaux.
À Londres, Stewart Menzies (« C ») lui confia la direction d'une section du SIS ('A4', renommée 'P5' en ). Avec son assistant Tom Greene, il installa ses quartiers à Alliance House, au 12 Caxton Street. Le sol de ses locaux, où flottaient des senteurs d'encens, était recouvert de tapis orientaux[1]. Biffy exposait dans son bureau une grande photographie dédicacée de Nicolas II dans un cadre Fabergé, cadeau offert par le tsar à son père pour sa naissance.
Il garda le contact avec ses amis du 2e bureau, qui l'informèrent depuis Vichy. Les communications radio reprirent dès avec Gustave Bertrand, qui installa ses équipes polonaises dans un château près d'Uzès, en zone libre. De même, Louis Rivet, Paul Paillole et Georges Ronin établirent une connexion sans fil avec l'Angleterre[10].
La section de Caxton Street organisa entre 1940 et 1944 le parachutage en France de 57 agents. Elle recevait des renseignements du réseau Johnny, des réseaux Jade-Fitzroy et Jade-Amicol, du réseau Alibi et du réseau F2 (dont faisait partie Catherine Dior, la sœur du grand couturier).
Il fut aussi l'officier traitant de « Knopff », une source anonyme au sommet de la Wehrmacht[11], dont l'authenticité était confirmée par le déchiffrement d'Enigma. « Knopff » était possiblement de mèche avec l'amiral Canaris ou Reinhard Gehlen.
Surnommé Wilsky par les Polonais, Wilfred Dunderdale bénéficia de l'aide du service de Stanisław Gano (une proportion très considérable du renseignement humain dans les territoires occupés provenait d'informateurs polonais). Après l'opération Barbarossa, ses équipes recueillirent des renseignements sur le front de l'Est. En Afrique du Nord, le réseau de Mieczysław Słowikowski – nom de code Rygor – fournit des éléments précieux en prévision de l'opération Torch.
Ses liens avec l'Armée d'armistice lui valurent l'hostilité du colonel Passy, chef du BCRA (le service secret du général de Gaulle[1]). En 1943, Georges Ronin et Paul Paillole, nommés par le général Giraud à la tête du renseignement à Alger, envoyèrent Paul Badré à Londres pour établir une liaison avec Passy et Biffy[12].
Guerre froide
modifierAprès la victoire, il commanda une nouvelle section du SIS, le Special Liaison Controllerate. Varsovie étant passée sous le contrôle de l'Armée rouge, ses réseaux polonais s'avérèrent très utiles. Wilsky garda le contact avec Gustave Bertrand, qui devint le chef adjoint du SDECE.
Fin 1946, il se rendit à Washington pour discuter avec Hoyt S. Vandenberg, chef du renseignement militaire américain. Il joua un rôle important dans le début du partenariat entre la CIA et le SIS, participant aux interrogatoires du transfuge soviétique Grigory Tokaev. Ses équipes d'émigrés russophones furent impliquées dans l'opération Gold à Berlin et l'opération Silver à Vienne[13] (l'interception des télécommunications soviétiques depuis des tunnels souterrains).
Il prit sa retraite en 1959, après « quarante ans de délinquance autorisée », selon sa formule[14], et procéda à la destruction de toutes les archives de sa section. La CIA et le SIS continuèrent de le consulter occasionnellement. Il était membre du Knick à New York et du Boodle's à Londres, deux gentlemen's clubs parmi les plus élitistes au monde.
Wilfred Dunderdale mourut le dans l'Upper East Side à Manhattan[15]. Ses cendres furent dispersées à Bletchingley, dans le Surrey.
Tim Spicer, lieutenant-colonel de l'Armée britannique reconverti dans le mercenariat, lui a consacré une biographie en 2024[16].
Mariages
modifierLe , il épousa à Paris une mondaine américaine, June Woodbridge Ament-Morse[17] (1911-1967). Réputée pour son élégance, June portait les dernières créations des maisons de couture. Le couple dînait souvent au restaurant Maxim's. Il fit l'acquisition d'un Yacht – le My June – et séjournait régulièrement chez des amis sur la Côte d'Azur[1]. Leur mariage fut annulé en 1947 à Paris, où June travailla pour Balmain jusqu'à sa mort.
Il se remaria en 1952 avec Dorothy Mabel Brayshaw Crofts[18], décédée en 1978. Biffy épousa deux ans plus tard une amie américaine, Deborah « Debbie » Jackson, elle aussi veuve.
Il n'eut pas d'enfant.
Similitudes avec James Bond
modifierIan Fleming rencontra Wilfred Dunderdale à Paris en 1940, lorsqu'il se rendit en France à la demande de l'amiral Godfrey – directeur du renseignement naval –, pour tenter de convaincre l'amiral Darlan de placer la marine française en sûreté dans les eaux britanniques.
Comme James Bond, Dunderdale avait le grade de commandeur au sein de la réserve de volontaires de la Royal Navy.
À Paris, il se déplaçait avec son chauffeur ukrainien[19] en Rolls-Royce, toujours élégamment vêtu, orné de ses boutons de manchette dorés de chez Cartier[20].
Son influence est particulièrement perceptible dans Bons Baisers de Russie (1957). L'action du roman, adapté au cinéma en 1963, se déroule à Istanbul et dans l'Orient-Express. « M » demande à 007 de mettre la main sur Spektor, une machine cryptographique soviétique [21].
L'historien officiel du MI6, Keith Jeffery[22], souligne que Dunderdale aimait « les belles femmes et les belles voitures[23] ».
Plusieurs autres espions inspirèrent Ian Fleming dans ses œuvres de fiction.
Décorations
modifierRoyaume-Uni
modifierEmpire russe
modifier
Chevalier de Sainte-Anne (1917)
Chevalier de Saint-Stanislas (1917)
États-Unis
modifierFrance
modifierPologne
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 John Bruce Lockhart. "Dunderdale, Wilfred Albert (1899–1990), intelligence officer." Oxford Dictionary of National Biography.
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024, p.25.
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024, p.37-39.
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024, p.49.
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024, p.53-67.
- ↑ Un officier du SIS, Maurice Jeffes, était déjà en poste à Paris depuis 1922, et le resta jusqu'en 1937.
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024, p.87-106.
- ↑ Un Nord-Irlandais installé avec sa famille à Paris en 1934, qui devint un ami proche de Dunderdale et son adjoint à la station parisienne du SIS.
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024, p.137-140.
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024, p.184-192.
- ↑ « The Times, Uncovered documents reveal spy who fed information on Hitler's secrets, article de Ben Macintyre publié le 13 février 2010. »
- ↑ Jean Bezy, Le SR Air, éditions France Empire, 1979, p.117.
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024, p.300-323.
- ↑ Licenced thuggery en anglais.
- ↑ À la fin de sa vie, il souffrait d'une névralgie faciale.
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024.
- ↑ Arrière petite-fille de Samuel Morse, l'inventeur du code Morse.
- ↑ Divorcée la même année d'un ancien agent du SIS, H. Montgomery Hyde (en).
- ↑ Paul Kilesso, rencontré à Constantinople en 1921. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il prit part au réseau de résistance Jade-Fitzroy. Il dirigeait un hôtel au 37 boulevard du Montparnasse, acheté par le SIS avant l'invasion pour servir de couverture aux activités clandestines. Arrêté par les Allemands, il fut torturé puis déporté en mars 1944 à Mauthausen. Il survécut jusqu'à la libération du camp.
- ↑ « Josephine Baker, International Woman of Mystery? Article du New York Times, 12 juillet 2022. »
- ↑ Tim Spicer, A Suspicion of Spies, Barbreck, 2024, p.348-356.
- ↑ Il a eu accès aux archives déclassifiées de la période 1909-1949.
- ↑ « Les archives du MI6 révèlent le véritable James Bond »
Voir aussi
modifier- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :