Wilhelm von Dörnberg

général allemand

Wilhelm von Dörnberg, de son nom complet Wilhelm Caspar Ferdinand Freiherr von Dörnberg, né le au château de Hausen (de) à Bad Hersfeld (actuel land allemand de Hesse) et mort le à Münster (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), est un général prussien.

Wilhelm von Dörnberg
Wilhelm von Dörnberg, portrait de Wilhelm von Dörnberg.
Titre de noblesse
Baron
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Schloss Hausen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
MünsterVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Allégeance
Activités
Père
Carl Sigismund, Freiherr von Dörnberg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Il est particulièrement connu pour avoir tenté en 1809 un soulèvement contre le roi de Westphalie Jérôme Bonaparte, frère de Napoléon Ier.

Biographie

modifier

Origines familiales et formation

modifier

La famille Dörnberg est une famille noble protestante de Hesse, membre de la chevalerie de l'ancienne Hesse (de).

Carrière militaire (1783-1807)

modifier

En , Wilhelm von Dörnberg rejoint le premier bataillon de la Garde de Hesse-Cassel et est nommé lieutenant le .

Il fait sa première expérience de la guerre en France au début des guerres de la Première Coalition (1792-1797). Il combat notamment en Champagne. En 1794, il combat aux côtés des Néerlandais des Provinces-Unies et se distingue lors du siège d'Ypres. Lorsque, à la suite de la paix de Bâle entre le royaume de Prusse et la République française, l'armée de Hesse doit subir des réductions d'effectif, il propose sa démission et est libéré le .

En 1806, lorsque la Prusse rentre en guerre (Quatrième Coalition), il s'engage dans le bataillon de fusiliers prussiens qui fait partie de l'avant-garde de Blücher lors de la bataille d'Iéna (14 octobre 1806), une victoire pour Napoléon.

Après la capitulation à Lübeck, il est fait prisonnier avec tout son bataillon, puis libéré.

Préparation d'un soulèvement contre Jérôme Bonaparte

modifier

Peu après sa libération, il part en Angleterre avec Guillaume de Sayn-Wittgenstein-Hohenstein, afin d'organiser une révolte en Hesse contre la présence française.

Les traités de Tilsit de la France avec la Russie puis la Prusse en mettent fin à la guerre de la Quatrième Coalition. La Prusse perd tous les territoires à l'ouest de l'Elbe et Jérôme Bonaparte devient le souverain du nouveau royaume de Westphalie dont la capitale est Cassel.

Dörnberg revient en Hesse et prend du service dans l'armée du royaume de Westphalie. Il est reçu par Jérôme Bonaparte qui le fait commandant du bataillon de chasseurs-carabiniers de Marbourg. Le gouvernement de Cassel ne doute pas de sa loyauté. Dörnberg fait même partie en 1808 d'une loge maçonnique Königlich Hieronymus Napoleon zur Treue.[pas clair]

Parallèlement, il correspond en secret avec Scharnhorst, Gneisenau, Schill et Katte (de) afin de préparer un soulèvement au nord de l'Allemagne qui doit commencer lorsque l'Autriche déclarera la guerre à la France (l'Autriche étant soumise à Napoléon depuis la bataille d'Austerlitz).

Le soulèvement (22 avril 1809)

modifier

Mais, en raison de changements politiques et militaires rapides, il se voit contraint de lancer une révolte prématurée le . Il est soutenu moralement par la sœur de l'ancien ministre prussien Heinrich Friedrich Karl vom Stein, Marianne vom Stein, mère supérieure de l'abbaye de Wallenstein à Homberg (Efze), ainsi que par Werner von Haxthausen.

Il rassemble à Homberg plusieurs milliers de paysans mal armés, encadrés par quelques soldats de métier. Marianne vom Stein et Charlotte Christine Wilhelmine von Gilsa (de) lui remettent un drapeau. Le corps de volontaires marche vers Cassel. Mais, à Rengershausen, au sud de la ville, une première escarmouche est facilement remportée par les forces gouvernementales.

Dörnberg échappe aux autorités et est condamné à mort par contumace pour haute trahison.

Campagnes militaires contre Napoléon (1810-1815)

modifier

Il fuit en Bohème, à Náchod, où se trouve le corps de Frédéric-Guillaume de Brunswick-Wolfenbüttel, avec qui il s'est enfui en Angleterre. Il sert comme colonel dans la Schwarze Schar, puis en 1812 comme général-major dans la King's German Legion.

Après des missions diplomatiques dans le nord de l'Allemagne et en Russie, il rejoint l'armée russe durant l'hiver 1812-1813. Dans la campagne de Saxe, il se bat au moment de la bataille de Lunebourg contre le général français Joseph Morand qui est tué. En 1814, il fait le siège de Thionville. Après le traité de Paris, il commande une brigade de cavalerie à Mons. Pour ces services, il reçoit l'Ordre Pour le Mérite.

Durant les Cent-Jours (1815), il met en place un service de renseignement. En tant que commandant de sa brigade, il se distingue à la bataille des Quatre Bras et à la bataille de Waterloo, où il est grièvement blessé. La victoire de Wellington et de Blücher élève la carrière de Dörnberg[pas clair].

Après 1815

modifier

La paix revenu, il sert à Hanovre, devient lieutenant-général et est envoyé extraordinaire à Saint-Pétersbourg.

Dernières années, mort et funérailles

modifier

Mariage et descendance

modifier

Il épousa en 1796 à Königsbrück près de Dresde, Julie von Münster-Meinhövel (de) (1776-1839), fille du comte Georg Werner August Dietrich von Münster (de) (1751-1801). Le couple a cinq fils et trois filles, dont :

Wilhelm von Dörnberg dans la culture

modifier

Le soulèvement de Dörnberg a inspiré :

  • à Ernst Moritz Arndt (1769-1860) un Dörnberglied
  • à Ludwig Mohr (de) (1833-1900) un récit Rot-Weiß Eine Erzählung aus der Zeit des Königreichs Westfalen (« Rouge-Blanc Une histoire du temps du royaume de Westphalie »).

Bibliographie

modifier

Notes et références

modifier
  1. ↑ Genealogisches Taschenbuch der gräflichen Häuser. Band 27, S. 282 (books.google.de).

Liens externes

modifier