Xixian Qu

compositrice chinoise

Qu Xixian, née le et morte le [1], est une compositrice chinoise. Sa carrière, riche et mouvementée, s'étend sur plusieurs périodes importantes de l'histoire chinoise. Elle a collaboré avec la Central Philharmonic Society (en) et a occupé plusieurs postes à responsabilité au sein du conseil d'administration de la Chinese Musicians' Association (en), directrice en 1979 et vice-présidente en 1985[2]. Ses œuvres chorales ont été interprétées à Pékin et à Shanghai en 1997, 1999 et 2000[3],[4],[5]

Xixian Qu
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
Nationalité
Formation
Activité
Conjoint
Zhao Fusan (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Chinese Musicians' Association (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Maîtres
Zentoku Tei (en), Tan Xiaolin (en), Wolfgang Fraenkel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Xixian naît le à Shanghai de Qu Baowen et Zhu Pingyu[6]. Passionnée de musique dès son plus jeune âge elle commence sa formation musicale durant son enfance. En 1939, elle étudie avec le compositeur Wolfgang Fraenkel, alors installé à Shanghai. Fraenkel exerce une profonde influence sur Xixian, ainsi que sur d'autres compositeurs chinois de renom tels que Ding Shande (en) et Sang Tong[7].

De 1940 à 1948, Xixian étudie le piano et la composition au Conservatoire de musique de Shanghai. Elle a pour professeur, entre autres, Tan Xiaolin (en), élève de Paul Hindemith avant son retour aux États-Unis en 1944 et un des fondateurs de la musique moderne chinoise[5]. Peu après avoir obtenu son diplôme de composition en 1948, Xixian commençe à enseigner l'harmonie et l'histoire de la musique à l'Institut des arts de Pékin, aujourd'hui appelé Collège des arts de l'opéra de Pékin.

En 1949 Xixian commence à composer professionnellement. Elle écrit des partitions originales pour le Central Song and Dance Ensemble (en) de 1949 à 1954. Puis elle compose pour la Central Philharmonic Society.

Une grande partie des compositions de Xixian sont des pièces vocales. Particulièrement intéressée par l'écriture chorale, son utilisation originale de timbres vocaux variés a donné naissance à une œuvre unique et novatrice. Elle est devenue célèbre pour ses arrangements choraux de chants folkloriques chinois, très appréciés[5]. Par exemple, sa pièce la plus connue, Pastorale (Mu Ge), est une œuvre vocale à quatre voix basée sur le chant folklorique Jet de bâtons de Dongmeng. Dans cette pièce, Xixian emploie la tonalité occidentale et des mélodies harmoniques complexes, associées à un entrelacement polyphonique[8]. En 2010 l'œuvre est interprétée par le Chœur de Peiyang[9].

Qu Xixian donne des concerts privés d'œuvres chorales à Pékin et à Shanghai en 1987, 1999 et 2000. Elle publie en 2003 un recueil de cinquante-trois pièces pour chœur intitulé Qu Xixian Chorus Selections comprenant des arrangements de Pastoral, d'Usuli Bacarole, de Clouds Flying Over the Unmoving Sky et de compositions originales telles que Flying Petals, Call Me By My Pet Name et The Cuckoos are Singing. Nombre de ses œuvres sont encore interprétées au XXIe siècle. En 1995 elle publie un CD et une cassette intitulés Flying Petals regroupant seize œuvres chorales[10].

Au-delà de sa carrière musicale, l'intérêt de Xixian pour les questions socio-politiques s'est développé tout au long de sa vie. À 18 ans, elle quitte Shanghai pour se rendre au Hunan afin de participer aux émeutes anti-japonaises de 1937. Vers la fin de sa vie, elle est atteinte d'un cancer du poumon. Elle est convaincue que la Chine doit adopter une loi sur le droit de mourir dans la dignité affirmant qu'« une mort digne vaut mieux qu'une vie dans la douleur »[11].

Elle meurt le des suites d'un cancer du poumon à l'âge de 89 ans.

Elle a été mariée à Zhao Fusan (en).

Œuvres

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Œuvres chorales

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  • Pastorale (1954)
  • Listening to Mother Talking of the Past (1957), paroles de Guan Hua[12]. Premier prix au Concours de chansons pour enfants en 1980. Chœur de l'Orchestre national des arts musicaux de Chine[13]
  • Cantata of the Red Army Base (1958)
  • The Rickshaw Boy (1982)
  • Call Me By My Pet Name (1985)
  • We and You (1987). Premier prix du concours de chansons pour enfants
  • The Flying Petals (1988). Premier prix du concours de chansons pour enseignants. Interprétation par le chœur Peiyong[14].
  • Releasing Pigeons at the Great Wall (1992). Premier prix du concours de chansons pour enfants

Musiques de films

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  • Song of Youth (1959)
  • Music of the Red Flag (1960)
  • Xiangzi the Camel (1981)

Implication politique

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Une grande partie de l'œuvre de Xixian reflète les différentes périodes historiques qu'elle a traversées en Chine, telles que la Chine nouvelle, la Révolution culturelle et l'ère des réformes. Avec plusieurs autres artistes chinois des années 1950, Xixian a utilisé la composition pour protester contre la volonté du gouvernement de contrôler les messages sociaux véhiculés par la musique[15]. De nombreuses chansons écrites par cette génération de musiciens chinois sont encore chantées au XXIe siècleXXIe siècle. En particulier la chanson de Xixian intitulée Quan Shijie Renmin Xin Yi Tiao, qui signifie « Tous les peuples du monde partagent le même esprit », est particulièrement positive et festive[16].

Nombre de ses compositions s'inspirent de contes folkloriques ou de ses observations du monde qui l'entoure. Plus particulièrement, certaines de ses chansons reflétent les difficultés et les luttes de la classe ouvrière chinoise. Par exemple The Rickshaw Boy s'inspire du roman éponyme de Lao She qui relate la vie d'un jeune garçon pauvre subvenant à ses besoins en tirant un pousse-pousse.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Qu Xixian » (voir la liste des auteurs).
  1. « biography » (consulté le )
  2. (en) Elizabeth Sleeman, The International Who's Who of Women 2002, Psychology Press, (ISBN 978-1-85743-122-3, lire en ligne)
  3. (en) « Alliance Music Publications Inc. - Xixian Qu », sur www.alliancemusic.com (consulté le )
  4. (en) Helen Woo, Jingzhi Liu et Hing-yan Chan, New music in China and the C.C. Liu collection at the University of Hong Kong,
  5. 1 2 3 (en) Yandi Yang, Qu Xixian, vol. 1, Oxford University Press, (DOI 10.1093/gmo/9781561592630.article.2021214, lire en ligne)
  6. (en) Elizabeth Sleeman, The International Who's Who of Women 2002, Psychology Press, (ISBN 978-1-85743-122-3, lire en ligne)
  7. (en) Jonathan Goldstein et Benjamin I. Schwartz, The Jews of China: v. 1: Historical and Comparative Perspectives, Routledge, (ISBN 978-1-317-45605-6, lire en ligne)
  8. (zh) 曾美艳, « 瞿希贤合唱作品《牧歌》分析 », 北方音乐, vol. 37, no 11, , p. 94 (lire en ligne)
  9. [vidéo] « Pastoral Song Peiyang Chorus », Chuanyu Sun, , 3:14 min (consulté le )
  10. (en) « Alliance Music Publications Inc. - Xixian Qu », www.alliancemusic.com, sur alliancemusic.com (consulté le ).
  11. (zh) « 大音希弦——从为浮士德诗谱曲看瞿希贤的人生 », www.hxzq.net (consulté le )
  12. (zh) « 听妈妈讲那过去的事情 - 新芭网 », www.sin80.com, sur sin80.com via Wikiwix (consulté le ).
  13. [vidéo] « Chinese Chorus “Listen to Mum Talking About the Past”-ZHENG Jian & China NCPA Chorus », China NCPA, , 4:32 min (consulté le )
  14. [vidéo] « Flying Petals-Song dedicated to teachers Peiyang Chorus », Chuanyu Sun, , 3:23 min (consulté le )
  15. (zh) « 中国音乐家协会:瞿希贤:别唱我写的《全世界无产者联合起来》 », mjlsh.usc.cuhk.edu.hk, sur cuhk.edu.hk (consulté le ).
  16. (en) Willi Apel, The Harvard Dictionary of Music, Harvard University Press, (ISBN 978-0-674-01163-2, lire en ligne)

Liens externes

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