Xu Xiake

voyageur, géographe et écrivain chinois (1586-1641)

Xu Xiake (Xú Xiákè, 徐霞客 ; - ), né Xu Hongzu (徐弘祖), était un voyageur et écrivain chinois, « de très loin le plus éminent de la fin de la dynastie Ming »[1], connu essentiellement pour ses récits de voyage.

Xu Xiake
Description de l'image Xu Xiake.png.
Naissance
Jiangsu, Chine
Décès (à 54 ans)
Chine
Profession
Activité principale
Autres activités

Biographie

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Ancienne résidence de Xu Xiake à Jiangyin (province de Jiangsu).
Tombe de Xu Xiake.

Xu Xiake est né en l'an 1587 (EC) et mort en 1641, soit trois ans avant la disparition de la dynastie des Ming. « Xiake » (hôte des brumes [rouges du crépuscule]) est un surnom qu'il s'était donné[2].

Encore très jeune, il délaissa en revanche les œuvres classiques et les études traditionnelles, mais fut un grand lecteur d'ouvrages de géographie et d'histoire, de toutes les époques. Un goût qui influa sans doute sur sa vocation aux voyages pour parcourir « le monde entre les quatre mers »[2].

Voyages

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Ses voyages l'amenèrent dans pas moins de seize provinces, ainsi que dans les régions de Pékin, Tianjin et Shangaï[3]. On peut diviser ses voyages en deux grandes séries : une première, entre 1607 et 1635, est constituée des randonnées « aux grands fleuves et aux montagnes fameuses », autrement dit aux sites les plus célèbres et aux merveilles naturelles de la Chine. Il n'y a pas là de voyages lointains : Xu Xiake reste dans des itinéraires relativement fréquentés et aisés, et ce sont là des voyages plutôt courts, d'une saison, qui sont toutes dans le sud-est ou le nord du pays[3]. Au cours de ces déplacements, il peut ainsi voir et admirer les cinq montagnes sacrées et les hauts lieux du bouddhisme.

La seconde période, de 1636 à 1640, est marquée par de longs voyages, difficiles et pénibles, surtout dans les régions du sud-ouest. Il se peut que sa santé en ait été très éprouvée et que cela ait conduit à une mort relativement tôt, à l'âge de cinquante-quatre ans[4].

Au cours de ses pérégrinations, il rédigea de nombreuses descriptions détaillées de ses observations, qui furent compilées dans un ouvrage géographique très ample, laissant des descriptions d'une grande qualité, reflétant sa vaste curiosité.

Intérêts scientifiques

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Lors de ses voyages, il explora, entre autres, des régions karstiques, et, selon Jacque Dars[5], « les décrivit en vrai géologue, sans doute le premier au monde. » La seconde série de voyages a aussi été motivée par un intérêt pour l'hydrographie et la géographie pour laquelle il avait une réelle passion[6]. Son approche de ces questions est précise et relève assurément d'une véritable approche scientifique : tout ce qu'il avance est mesurable et vérifiable, et si des phénomènes naturels se produisent qui n'ont pas d'explication rationnelle claire, il les présente comme des hypothèses[7].

Il a été parmi les premiers à s'intéresser également à la topographie. Il repéra notamment les sources des deux grands fleuves du sud de la Chine, le Yangzi et le Xi jiang[8].

Il meurt en 1641, brisé par la fatigue accumulée, alors même qu'il a encore en tête des plans de nouveaux voyages[7].

Carte des voyages de Xu Xiake.

Notes et références

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  1. Dars 1993, p. xi
  2. 1 2 Dars 1993, p. xii
  3. 1 2 Dars 1993, p. xix
  4. Dars 1993, p. xx
  5. Dars 1993, p. xxxiii
  6. Dars 1993, p. xx-xxi
  7. 1 2 Dars 1993, p. xxi
  8. Jacques Gernet, Le monde chinois, T. 2, Pocket, coll. Agora, 2006 [1972], 380 p. (ISBN 978-2-266-15368-3) p. 193

Voir aussi

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Traductions

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  • Xu Xiake (trad. du chinois, présenté et annoté par Jacques Dars, ill. + cartes), Randonnées aux sites sublimes, Paris, Gallimard, coll. « Connaissance de l'Orient  », , XXXIV-392 p. (ISBN 978-2-070-73341-5)
  • (en) James M. Hargett (Ed. + Transl.), Wading Barefoot through a Mountain Stream. The Travel Diaries of Xu Xiake (1587-1641), Washington, University of Washington Press, , 678 p. (ISBN 978-0-295-75370-6, lire en ligne). Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    JM Margett a réuni autour de lui quatre sinologues pour la traduction, ainsi qu'un historien et un historien de l'art (pour les cartes et les œuvres reproduites). L'ouvrage est accessible en ligne et en format pdf, via le manifold (collecteur) de l'Université de Washington.
  • (en) Li Chi (ill. : Maps, Translator), The Travel Diaries of Hsü Hsia-k'o, Hong Kong, The Chinese University of Hong-Kong, , 280 p.

Études

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  • Zongxia CAI, Wenheng YANG et Richard Maire, « Le géographe chinois Xu Xiake. Un précurseur de la karstologie et de la spéléologie », Karstologia, no 21, (lire en ligne)
  • Jacques Dars, « Introduction », dans Xu Xiake, Randonnées aux sites sublimes, Paris, Gallimard, , p. XI-XXXIV. Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jacques Dars, « Youji wenxue », dans André Lévy (dir.), Dictionnaire de littérature chinoise, Paris, PUF, coll. « Quadrige », (1re éd. 1994), 448 p. (ISBN 978-2-130-50438-2), p. 371-374
  • (en) James H. Hargett, « Xu Xiake (1587–1641) and His Unfortunate Son’s “Lasting Achievements” », Sino-Platonic Papers, no 355, , p. 1-29 (lire en ligne [PDF])
  • (en) Kim Nanny, « Xu Xiake’s Yunnan Journey and the Expansion of Mining in the Far Southwest during the Ming », Études chinoises, vol. 39, no 1, , p. 41-124 (lire en ligne)
  • (en) Julian Ward, Xu Xiake (1587-1641). The Art of Travel Writing, Curzon Press, (1re éd. 2001), 258 p. (ISBN 978-1-136-84048-7)

Articles connexes

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