Yamaha Motor Company
Yamaha Motor Co., Ltd. (ヤマハ発動機株式会社, Yamaha Hatsudōki Kabushiki-gaisha) est un fabricant de motos, de scooters, de motoneiges et de moteurs marins. Né le , il est séparé de Yamaha Corporation fondée en 1897 qui s’est imposée comme fabricant d’orgues et de pianos. Elle est connue sous le nom de « La maison des trois diapasons ».
| Yamaha Motor Company | |
| Création | |
|---|---|
| Fondateurs | Genichi Kawakami (en) |
| Forme juridique | Kabushiki gaisha |
| Action | Bourse de Tokyo (7272) |
| Slogan | Revs Your Heart |
| Siège social | Iwata |
| Actionnaires | The Master Trust Bank of Japan (en) (17,83 %) Toyota (1,93 %) Northern Trust (3,99 %) Custody Bank of Japan (d) (4,9 %) State Street Corporation (2,36 %) |
| Activité | Construction automobile, génie mécanique, activités de fabrication et construction motocycle (d) |
| Produits | Motos, Moteurs hors-bords, Nautisme, Vélos à assistance électrique |
| Filiales | MBK industrie |
| Effectif | 55 176 ()[1] |
| Site web | global.yamaha-motor.com |
| Chiffre d'affaires | 2 534,2 G¥ ()[2] |
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Yamaha est le deuxième plus grand fabricant de motos au monde, après Honda.
Histoire
modifierUne ascendance musicale (1889-1955)
modifierEn 1889, l'entrepreneur japonais Torakusu Yamaha crée à Hamamatsu une entreprise de fabrication d'orgues qui prend le nom de Nippon Gakki en 1897. L'entreprise se développe ensuite sur le marché des instruments de musique, fabriquant notamment des pianos, des harmonicas ou encore des xylophones. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle participe à l'effort de guerre du Japon, fabriquant notamment des hélices pour avions. Après la fin de la guerre, Nippon Gakki relance son activité d'instruments de musique et se diversifie. Une filiale dédiée aux moteurs et motocyclettes est créée en 1955 : en hommage au fondateur du groupe, elle est dénommée Yamaha Motor Corporation. À la fin des années 1950, Nippon Gakki est un groupe actif surdifférents marchés : instruments de musique, archerie, motocyclettes, etc. En 1961, Yamaha Motor devient une société indépendante côtée à la Bourse de Tokyo, dont le principal actionnaire est Nippon Gakki[n 1]. Elle conserve le droit d'utiliser l'emblème aux trois diapasons, hérité des activités musicales de Nippon Gakki, emblème encore utilisé au milieu des années 2020.
Un leader des deux roues motorisés, des moteurs hors-bord et des motomarines (1955-)
modifierLa première moto Yamaha, la YA-1, apparait en 1955[3]. Yamaha Motor développe ensuite de très nombreux modèles de motos et scooters initialement équipés, pour la plupart, de moteurs deux temps, puis également, à partir de la fin des années 1960, à quatre temps.
L'entreprise se diversifie dans les moteurs hors bord et les bateaux de plaisance à partir de 1960, les moteurs pour automobiles à partir du milieu des années 1960, en partenariat avec Toyota, et dans les motomarines à partir du milieu des années 1980.
Au milieu des années 2020, Yamaha est le plus important constructeur mondial de moteurs hors bord, et l'un des plus importants constructeurs de deux roues motorisés et de motomarines.
Motos et scooters
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La construction de deux roues motorisés est l'activité principale de Yamaha Motor depuis sa création en 1955 : en 2025, elle représente encore plus de 62% du chiffre d'affaires de l'entreprise et plus de 68% de ses profits. En plus de 70 années d'exercice, Yamaha a produit une très grande variété de modèles de motos de route, de tout terrain ou de course, ainsi que de scooters. Tous dotés initialement de moteurs à 2-temps, qui établissent la réputation de la marque, ils sont progressivement rejoints par des modèles à 4-temps à partir du début des années 1970, puis supplantés par ces derniers, pour les modèles homologués pour un usage routier, à partir des années 1990. Au milieu des années 2020, Yamaha est l'un des cinq premiers constructeurs mondiaux de motos et scooters, et le deuxième constructeur japonais derrière Honda, leader mondial du secteur.
Les chapitres suivants donnent quelques exemples des modèles et évolutions techniques les plus marquants de l'histoire de la marque.
Motos 2-temps
modifierLa première moto Yamaha, la YA 1 est lancée en 1955 : il s'agit d'un monocylindre 125 cm3 directement inspiré de la DKW RT 125. La principale différence réside dans la boîte de vitesses, la Yamaha étant équipée d'une boîte à 5 rapports, contre 4 sur la DKW. Surnommée Acatombo (Libellule Rouge) à cause de sa couleur, elle remporte plusieurs compétitions dès sa sortie et rencontre un grand succès commercial, établissant la réputation de la jeune marque Yamaha sur la marché japonais, pourtant alors déjà doté de plus de cent constructeurs. Elle inaugure une très longue lignée de motos 2-temps qui constitueront la principale offre de la marque jusqu'au milieu des années 1970.
Parmi cette lignée se trouvent notamment les modèles routiers suivants :
- YA (1955-1963) : monocylindres 125 cm3 inspirés de la DKW (YA 1/2/3[4]) puis dotés d'un nouveau moteur à distribution rotative (YA 5/6) et enfin d'un cadre tubulaire (YA T1[5]).
- YD/DS/DT (1957-1964): bicylindres 250 cm3. La YD 1, lancée en 1957, est le premier bicylindre de la marque[6]. Les versions YDS sont des routières sportives. La gamme de bicylindres est déclinée durant la deuxième moitié des années 1960 en 90 ou 100 cm3 (YL1/3 Twin Jet), 125 cm3 (YAS 1/2/3), 305 cm3 (YM1/2) et 350 cm3 (YR1)[7].
- RD[n 2] : bicylindres de 125 à 400 cm3 qui constituent le cœur de l'offre 2-temps de Yamaha à partir de 1973 et jusqu'au milieu des années 1980. Ils sont tous dotés d'une admission par clapets, désignée par la marque comme "torque induction" [8]. La RD400, lancée en 1978, est la dernière bicylindre à refroidissement par air de la marque.
- LC ou RD/LC[n 2] : bicylindres de 125 à 350 cm3 à refroidissement liquide qui apparaissent à partir de 1980. La RD 350 LC, lancée en 1980 avec une puissance de 47 ch, une vitesse de pointe de 170 km/h et une boîte à six rapports, rencontre un durable succès [9]. Elle connait plusieurs évolutions jusqu'en 1995[10], dernière année de commercialisation[11] : carénage optionnel (1981), système YPVS (1983), frein arrière à disque (1983), double optique avant (1991), puissance de 47 à 63 ch, etc. La gamme est complétée en 1984 par la très sportive RD 500 LC à quatre cylindres[12].
- Modèles 2-temps routiers des années 1950-1980
- YA 2 (1957).
- DS 6 (1969).
- RD 350 LC (1980).
Yamaha lance également à partir du milieu des années 1960 des modèles aptes à un usage tout terrain, notamment :
- Gamme "T" (AT/CT/DT/RT) : modèles monocylindres homologués pour un usage mixte route/tout terrain comme la DT1 de 1968, monocylindre de 250 cm3 qui lance la tendance de ce type de machine[13]. Cette gamme est déclinée en 100, 125 (AT), 175 (CT), 350 (RT) et 400 cm3 durant les années 1970. La gamme T est considérée par certains auteurs comme celle ayant permis à la marque de se relancer après les difficultés économiques des années 1960. En 1971, elle bénéficie de l'admission par clapets et représente plus de la moitié des modèles du catalogue de la marque.
- MX et YZ : modèles monocylindres non homologués pour usage routier à vocation de loisir (MX) ou de compétition (YZ). C'est sur la gamme YZ que Yamaha introduit, en 1973, son système de suspension arrière à un seul bras et un seul amortisseur dit "Monoshock", qui sera ensuite utilisé par la marque sur de nombreux modèles tout terrain comme routiers.
- Modèles 2-temps tout terrain des années 1960-1980
- DT 1 (1968).
- YZ 250 (1974).
L'offre de modèles 2-temps est complétée à partir de 1969 par des modèles 4-temps, puis progressivement remplacée par ces derniers. Parmi les derniers modèles 2-temps homologués pour un usage routier commercialisés par Yamaha se trouve la RD 350 LC, produite au Brésil jusqu'en 1995[n 3]. En 2026, les modèles 2-temps commercialisés par Yamaha sont des machines destinées exclusivement à un usage hors route.
Motos 4-temps
modifierÀ la fin des années 1960, Yamaha est un spécialiste des motos 2-temps, et son grand rival japonais, Honda, un expert en motos 4-temps. La montée en gamme de Honda, avec notamment la CB 450 (1965) puis la très célèbre CB 750F (1968), et l'adoption de nouvelles règles d'émissions de polluants aux États-Unis qui menacent l'avenir des moteurs 2-temps, font profondément évoluer le marché. Yamaha propose son premier modèle à 4-temps, la XS 650, en 1969. La XS 650 inaugure l'offre de 4-temps de Yamaha, qui complète puis remplace progressivement son offre historique de 2-temps.
En un demi-siècle de production de 4-temps, Yamaha déploie une large palette de choix techniques :
- moteurs de un à quatre cylindres, en ligne et en V, parfois culbutés ou, très généralement, à simple ou double arbre à cames en tête (SACT/DACT), avec 2 à 5 soupapes/cylindre, à carburateur puis à injection, etc.
- transmission finale par chaîne, par arbre ou, plus rarement, par courroie
- démarrage au kick, parfois associé à un système de décompression, puis électrique
- freins à tambour puis à disque, ABS, couplage avant/arrière
- suspension arrière à un ou deux bras et amortisseurs
- suspension avant à fourche hydraulique ou mono bras
- refroidissement par air, liquide ou combiné air/huile
La marque les applique à une grande variété de modèles (roadsters, routières, cruisers, sportives, trails, course, etc.), dont certains, comme les SR 400/500, remportent un large succès commercial durant plusieurs décennies. Cette variété de choix techniques et de modèles est illustrée par les familles de modèles suivantes :
- XS/TX[n 4]: roadsters multicylindres en ligne à arbre à cames en tête inaugurée par la bicylindre XS 650[n 5] (53 ch, SACT) de 1969 puis complétée par le lancement entre 1976 et 1980 d'une lignée de bicylindres de cylindrées inférieures (XS 250/360/400 SACT[14], XS 500 DACT) et de modèles plus puissants à transmission finale par cardan à trois (XS 750/850, DACT) ou quatre cylindres (XS 1100 de 95 ch, DACT). La XS 650, plus grosse cylindrée de la marque à sa sortie, est vendue à plus de 300 000 exemplaires en 15 années de commercialisation. Elle bénéficie durant cette période de plusieurs évolutions et déclinaisons qui illustrent certains des choix techniques ou esthétiques de la marque dans les années 1970[15] : frein avant à disque (simple en 1972, double à partir de 1975), démarreur électrique (1972), jantes aluminium et cadre plus rigide (1975), version custom SE (1978), allumage électronique (1979), etc[16].
- XJ : routières sportives à quatre cylindres en ligne qui succèdent aux XS à partir de 1980 avec la XJ 650 de 71ch à transmission finale par arbre[17]. La gamme se développe ensuite en XJ 400[18], 500, 550, 600, 750[19] et 900[20] lancés entre 1981 et 1984[21]. Certains de ces modèles rencontrent un durable succès, comme la XJ 900 vendue à 250 000 exemplaires entre 1983 et 1994[22]. L'appellation XJ est poursuivie dans les années 1990-2000[23], souvent complétée par le mot "Diversion", avec la XJ 600 Diversion N/S (1992-2002)[24], puis les XJS 900 (1995), XJR 1300 (1998), XJ6 à refroidissement liquide (2009), etc[25]. La gamme, dont certains modèles sont commercialisés jusqu'en 2016, incorpore progressivement plusieurs innovations, notamment l'injection électronique à partir de 2007 et le refroidissement liquide ou combiné air/liquide à partir de 2009[26].
- Routières de 2 à 4 cylindres en ligne du XXème siècle
- XS-1, premier modèle 4-temps de la marque (1969-1985).
- XJ 900 Seca, modèle destiné au marché américain (1983).
- XJ 600 S Diversion (1992).
- XT : monocylindres à usage mixte route/tout-terrain. En 1975, Yamaha, déjà très présent sur le segment trail avec les 2-temps de la gamme T, réédite leur succès avec la sortie de son premier trail 4-temps, la XT 500[27]. La XT 500 est un grand succès commercial, sa notoriété étant notamment établie par les victoires remportées en rallye-raid comme Abidjan-Nice (1977) et Paris-Dakar (1979 et 1980). La gamme XT s'élargit ensuite aux XT 550, XT 600 Ténéré, XT 660 R et X, etc. Le succès de cette architecture monocylindre amène Yamaha créer en 1978 des modèles routiers l'utilisant, les SR 400 et 500, machines simples et robustes qui sont commercialisées jusqu'au début des années 2020. L'offre de trail de la marque est complétée à partir de la fin des années 1980 par des modèles bicylindres, comme la XTZ 750 Super Ténéré. Yamaha a ensuite continûment produit des trails routiers. En 2026, le catalogue de la marque comprend quatre modèles de trails : le monocylindre WR125R et trois versions du bicylindre Ténéré 700[28].
- Trails XT/XTZ des années 1970-1990
- XT 500, premier trail 4-temps de Yamaha (1976).
XT 550 (1983).
XTZ 750 Super Ténéré (début des années 1990).
- XV : cruisers dotés d'un moteur bicylindre en V, dont le premier modèle, la XV 750 Virago à moteur simple arbre à cames en tête et transmission finale par arbre, apparait en 1981. La gamme Virago est complétée par les XV 125/250 à transmission finale par chaîne, et 535/750/1100[29] à transmission finale par arbre. Les XV/XVS Dragstar 125/650/950/1100 succèdent aux Virago à partir de 1997. À partir de 1999, Yamaha propose des modèles de très forte cylindrée à moteurs culbutés et transmission finale par courroie destinés à concurrencer Harley-Davidson : XV 1600 Wild Star puis XVS Midnight Star 1300/1900. Un nouveau cruiser apparait en 2015 : la XV 950 Bolt, SACT à transmission finale par courroie. L'architecture bicylindre en V est utilisée par Yamaha sur quelques autres machines comme la routière 1000 TR1 [30], la XZ 550 à refroidissement liquide et quatre soupapes/cylindre (1982)[31], le roadster BT 1100 Bulldog du début des années 2000, ou encore la MT-01 à moteur culbuté de 1 670 cm3/90 ch lancée en 2005.
- Cruisers bicylindres en V des années 1990-2010
Moteur de XV 535 Virago côté droit (1995).
XVS 1900 Midnight Star (2006).- XVS 950 Dragstar (2009).
Yamaha continue à innover :
- Moteur turbo sur la XJ 650 (sans plus de succès que ses concurrents).
- Moteur à cinq soupapes par cylindre sur la FZ 750 en 1985.
- L'ABS sur la FJ1200 en 1990.
- La GTS 1000 et son système de suspension monobras avant, son étrier de frein avant six pistons, l'injection et un pot catalytique.
- Le premier scooter GT sportif en 2001 : le TMAX.
- Embrayage semi-automatique géré électroniquement proposé sur la FJR1300 en 2007.
- Niken, moto à trois roues apparue en 2018, capable d'une prise d'angle de 45°.

Galerie
modifierCompétition
modifierYamaha récolte de nombreux succès en Grand Prix (Jarno Saarinen,Giacomo Agostini, Johnny Cecotto, Kenny Roberts, Patrick Pons, Christian Sarron, etc.) avec les TZ, proches des modèles de série au début. L'année 1971 vit en Jarno Saarinen et ça lui valut sa première victoire mondiale en 350cc lors du grand prix de Tchécoslovaquie. Il devint pilote officiel et en 1972 les succès s'enchaînent et en 250cc il remporta le titre devant le pilote Aermacchi Renzo Pasolini il conclut au deuxième rang la saison 350cc.
- Champions du monde
- Bill Ivy en 125 cm3 en 1967 sur une RA31 à quatre cylindres. Il sera aussi le premier à dépasser les 100 mph (160 km/h) au Tourist Trophy sur une 125.
- Phil Read en 250 cm3 en 1964 et 1965, et un doublé 125 et 250 cm3 en 1968.
- Kent Andersson gagna le titre mondial 125 en 1973.
- Agostini en 500 cm3 en 1975, et en 350 cm3 en 1973 et 1974.
- Kenny Roberts en 500 cm3 en 1978, 1979 et 1980.
- Eddy Lawson en 500 cm3 en 1984, 1986 et 1988.
- Wayne Rainey en 500 cm3 en 1990, 1991 et 1992.
- Olivier Jacque en 250 cm3 en 2000.
- Valentino Rossi en MotoGP en 2004, 2005, 2008 et 2009.
- Ben Spies en Superbike en 2009.
- Cal Crutchlow en Supersport en 2009.
- Jorge Lorenzo en MotoGP en 2010, 2012 et 2015.
- Fabio Quartararo en MotoGP en 2021
Scooters
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Yamaha produit également des scooters. En France, Yamaha commercialise également ses scooters 50 et 125 cm3 sous la marque MBK (Booster, Skycruiser, Evolis et Skyliner, Tryptik, identiques aux Yamaha BW'S, X-Max, X-City, Tricity).
50 cm3
modifierGiggle, NEOs, Aerox R, Aerox Race Replica, BW's Naked, BW's 12 pouces, BW's Original, BW's Next Generation, Slider Naked Tzr.Breeze Jog R, Jog RR, Dt50x, Dt50r et TZR 50.
125 cm3
modifierTrois-roues
modifierTricity 125, tri-z 250, tri-z 350, tri-moto, ytm.
Maxi-scooters
modifierTMAX 530, Majesty 400, X-Max 250, X-Max 300, X-Max 400, X-City 250.
Autres véhicules terrestres motorisés
modifier- motoneiges : Yamaha produit son premier modèle de motoneige, la SL350, en 1968. La marque se retire de ce marché en 2025[33].
- voiturettes de golf : Yamaha entre sur ce marché en 1975 avec la YG292. La marque produit ensuite une variété de modèles de deux à cinq places, avec des moteurs thermiques ou électriques. En 2025, Yamaha a vendu 44 000 voiturettes de golf, principalement aux États-Unis (environ 79% des volumes vendus) et au Japon (12%). Les sites de production sont également dans ces deux pays[34].
- quads et buggies[35] : le premier modèle de la marque, le YT125, apparait en 1979. En 2026, la marque propose une gamme à deux ou quatre roues motrices de modèles à vocation utilitaire, comme les Kodiak et UMX, de loisir, comme les Grizzly et Wolverine, ou sportive, comme les YFM/YFZ. Certains peuvent être équipés de chenilles pour un usage sur neige[36].
- vélos à assistance électrique : Yamaha entre sur ce marché dès 1993 avec le PAS[37] (Power Asssist System) et vend 5 millions de machines entre 1993 et 2019[38]. En 2026, la marque propose la gamme PW comportant des modèles urbains et tout-terrains. Yamaha fournit également des éléments moteurs à d'autres constructeurs[39], comme Moustache, Giant ou Lapierre.
- Motoneige SL 350 (1968).
- Voiturette de golf G30 AS (2015).
- Grizzly 700 équipé d'un kit de chenilles (2021).
- Vélos à assistance électrique PAS des années 2010.
Activités de motoriste pour l'automobile
modifierPartenariat avec Toyota et autres constructeurs automobiles
modifierBien que Yamaha n'ai jamais produit d'automobiles, la marque est active depuis le milieu des années 1960 comme motoriste pour ce marché. Ces activités, regroupées dans le département "Automotives Engines", débutent en 1965 par un contrat avec Toyota afin de concevoir et construire le moteur de la Toyota 2000 GT, modèle sportif commercialisé de 1967 à 1970. Le moteur est un six cylindres en ligne 4-temps à double arbre à cames en tête de 1 998 cm3 délivrant 150 ch[40]. Le partenariat avec Toyota se poursuit depuis et devient une alliance stratégique, Toyota prenant une participation de 5% au capital de Yamaha Motor en mars 2000. En 2022, les deux groupes annoncent coopérer pour créer un moteur V8 à hydrogène[41]. Yamaha réalise également des moteurs pour d'autres constructeurs automobiles, comme Volvo avec un moteur V8 de 4 400 cm3/315 ch équipant des XC90 et S80 entre 2005 et 2010[42].
Compétition de vitesse automobile
modifierÀ partir de 1984, Yamaha développe une activité de motoriste pour la Formule 2 avec notamment le moteur OX66, V6 4-temps de 1 995 cm3 délivrant 330 ch à 11 000 trs/min, moteur également utilisé en Formule 3000. La marque fournit ensuite plusieurs équipes de Formule 1 entre 1989 et 1997, comme Jordan, Brabham, Tyrrell ou encore Arrows, avec les moteurs OX 88 (V8 de 600 ch), OX 99 (V12 de 660 ch), puis, à partir de 1993, les OX 10 (V10 de 750 ch) et OX 11 (V10 de 700 ch) conçus en partenariat avec le motoriste britannique Judd.
- Moteur de la Toyota 2000 GT (fin des années 1960).
- V12 OX99 (1992).
- Moteur V8 pour Volvo XC90 (2005).
Activités Marine
modifierCes activités comprennent deux segments : d'une part les moteurs hors bord et d'autre part les bateaux à moteur et motomarines.
Moteurs hors-bord
modifierYamaha débute son activité de moteurs hors-bord en 1960 avec le modèle P7 de 7 ch. La marque développe ensuite son offre jusqu'à devenir le plus important constructeur de ce marché[43]. Yamaha est notamment le fournisseur principal de plusieurs constructeurs de bateaux, notamment Jeanneau, Zodiac, Capelli, etc[44].
En 2026, l'offre de moteurs hors bord thermiques de Yamaha comprend plusieurs dizaines de modèles de puissances allant de 2,5 à 450 ch. La marque propose notamment des modèles[45]:
- V8 4-temps DACT[n 6] 32 soupapes de 400 ou 450 ch
- V6 4-temps DACT 24 soupapes 200 à 350 ch
- 4 cylindres en ligne 4-temps DACT 16 soupapes de 115 à 175 ch
- 4 cylindres en ligne 4-temps SACT[n 7] 16 soupapes de 70 à 100 ch, et à 8 soupapes de 50 ou 60 ch
- 3 cylindres en ligne SACT de 30 ou 40 ch
- bicylindres en ligne SACT de 6 à 25 ch
- monocylindre culbuté de 2,5 à 6 ch
Les moteurs thermiques sont dotés notamment de Starter PrimeStart pour démarrer, d'un système de commande de régime variable, de jauges réseau numérique et de microprocesseur de commande de moteur ECM (Engine Control Module).
Yamaha propose aussi depuis le début des années 2020 des moteurs hors bord électriques de puissance allant, en 2026, jusqu'à 25 ch[n 8].
- Yamaha P7, premier modèle de la marque (7 ch, 1960)
- Modèles de 4 et 150 ch sur un pneumatique (2009)
- Modèles de 50 à 225 ch (2018).
Bateaux à moteur et motomarines
modifierBateaux à moteur
modifierYamaha se lance dans la construction de bateaux en fibre de verre en 1960. La marque produit notamment le catamaran CAT-21 puis la série Hiflex et la série Stripe (STR) à vocation sportive. En 2026, Yamaha propose[n 9] :
- des bateaux pneumatiques : cette gamme comporte une douzaine de modèles de capacité allant de 2 à 7 personnes et de longueur 2 m à 4,2 m. Selon les modèles, le plancher est gonflable, semi rigide ou rigide, et la coque en V ou non[46].
- des bateaux de plaisance à coque rigide : gamme d'une vingtaine de modèles de 18 à 29 pieds destinés à la promenade, la pêche-promenade ou la pratique du ski nautique[47].
Motomarines
modifierYamaha lance sa première motomarine, la Marine Jet 500T[48], en 1986 puis lance continûment de nouveaux modèles sous différentes appellations : Marine Jet, Super Jet, Wave Blaster, Wave Raider, Wave Venture, ou encore Wave Runner. Au fil des années, Yamaha introduit une grande variété de motomarines : sans selle, avec selle de une à quatre places, dotés de moteurs à deux ou quatre temps, etc[49].
En 2026, la gamme de Yamaha comporte plus de vingt modèles allant du Super Jet à 9 900 € (sans selle, 170 kg, moteur de 1 048 cm3) à des modèles dépassant les 30 000 €, comme le FX Cruiser SVHO (3 places, 397 kg, moteur de 1 812 cm3)[50].
- Hiflex-11 (1963).
- AR 250 (2021).
- Wave Runner FZS SVHO (2011).
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ En 1987, année du centenaire de sa création, Nippon Gakki prend le nom de Yamaha Corporation.
- 1 2 Les lettres "RD "signifient "Race Developped" : Yamaha présente les modèles RD et RD/LC comme dérivés des modèles de course de l'époque. Les lettres RD sont remplacées par RZ sur certains marchés.
- ↑ Certains modèles de 50 cm3 sont commercialisés jusqu'au milieu des années 2010, comme le scooter Aerox 2R ou la sportive TZR 50 .
- ↑ Ces modèles sont vendus, selon les marchés, sous l'appellation XS ou TX. Pour alléger le texte, ils sont tous désignés comme XS dans cet article
- ↑ Egalement dénommée XS1.
- ↑ DACT : double arbre à cames en tête.
- ↑ SACT : simple arbre à cames en tête.
- ↑ Puissance comparable à celle d'un hors bord thermique.
- ↑ Selon les marchés, seuls certains des modèles sont proposés.
Références
modifier- ↑ « https://www.forbes.com/companies/yamaha-motor/ »
- ↑ « https://global.yamaha-motor.com/ir/library/report/pdf/2023/2023report-e.pdf »
- ↑ « Yamaha YA 1 Acatombo 1954 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « Yamaha YA 2 1957 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « Yamaha YA-T 1 1963 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « Yamaha YD 1 1957 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « Yamaha YL 1 Twin Jet 1966 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « Yamaha RD 1973 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « Yamaha RD LC 1980 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « YAMAHA 350 RD », (consulté le )
- ↑ « RD350 Story », sur www.rd350lc.net (consulté le )
- ↑ « Yamaha RD LC (RVZ 500R) 1984 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « Yamaha DT 1 1968 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ « Yamaha XS 1977 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
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- ↑ « Yamaha XS-2 - type 447 1975 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
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- ↑ Les modèles 400/500/550/600 ont une transmission finale par chaîne, les autres par arbre.
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- ↑ La troisième lettre ajoutée à la désignation de certains modèles XJ indique un type de finition : N pour "Naked" (modèle de base sans carénage), R pour "Roadster (sans carénage), S pour "Sport" (avec carénage).
- ↑ Tous les modèles XJ alors commercialisés ne bénéficient pas de ces innovations.
- ↑ « Yamaha XT C 1976 - Moto Passion - Moto Collection François-Marie DUMAS », sur www.moto-collection.org (consulté le )
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Bibliographie
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- (en) Ted Macauley, The Yamaha Legend, Nex York, St. Martin's Press, , 263 p. (ISBN 0-312-89609-3, lire en ligne)
- (en) Hugo Wilson, The Encyclopedia of the Motorcycle, New York, Dorling Kindersley, , 326 p. (ISBN 0-7894-0150-9, lire en ligne).

- (en) Yamaha Motor, Fact Book 2026, Iwata, , 24 p. (lire en ligne [PDF]).

- (en) Yamaha Motor, FY2025 Earnings Presentation, Japan, , 30 p. (lire en ligne [PDF])
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (fr) Site officiel Yamaha Motor Europe
- Moteurs hors-bords Yamaha, sur annoncesbateau.com
- Moto-collection, avec des fiches sur certains modèles historiques de Yamaha et sur ceux de très nombreuses autres marques de motos.