Yang Guifei

une des quatre beautés de la Chine antique

Yang Yuhuan (楊玉環) (719-), connue généralement sous le titre de Yang Guifei (chinois simplifié : 杨贵妃 ; chinois traditionnel : 楊貴妃 ; transcription pinyin : Yáng Guìfēi, « Noble Concubine Yang » — Guifei désignant alors le plus haut rang des concubines impériales) est la concubine favorite de l'empereur Xuanzong des Tang, qui règne de 712 à 756. Bien qu'elle ait été une concubine de haut rang, elle ne s'est jamais mêlée de politique (contrairement à Wu Zetian). Elle est l'une des quatre beautés de la Chine antique.

Yang Guifei
Biographie
Naissance
Décès
Prénom social
太真Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Famille
Clan Yang de Hongnong (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Père
Yang Xuanyan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Dame Yang (d)
Dame Guoguo (d)
Dame Qinguo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoints
Li Mao (en) (de à )
Tang Xuanzong (de à )Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Yang Shun (d) (ancêtre)
An Lushan (fils adoptif)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Three Beauties of the World (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Vue de la sépulture.

Biographie

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Yang Yuhuan naît dans une famille de l'aristocratie, qui a fourni des fonctionnaires aux dynasties Sui et Tang. Son père étant mort alors qu'elle était encore jeune, elle est affectée aux soins de son oncle paternel, fonctionnaire à Luoyang (province du Henan), où elle reçoit l'éducation des jeunes filles de l'aristocratie, et excelle en danse et en musique. En 736, à l'âge de 17 ans, elle épouse Li Mao, prince de Shou, le jeune fils de l'empereur Xuanzong. La favorite de l'empereur, Wu Huifei, meurt quelques années plus tard, et l'empereur découvre Yang Yuhuan quand elle a à peine 20 ans. En 740, il la fait ordonner nonne taoïste et elle entre au couvent du palais. En 745, alors qu'elle a 26 ans, il l'élève au rang de princesse consort impériale, avec le ttire de guifei[1].

Yang Yuhuan a vécu sous la dynastie Tang, période caractérisée par l'ouverture d'esprit et le libéralisme, ce qui permit aux femmes de bénéficier d'un environnement social calme et d'une certaine indépendance. En plus de son extraordinaire beauté, Yang Yuhuan était reconnue pour ses talents de danseuse et de musicienne. Très éprise de Xuanzong, ils étaient considérés comme inséparables.

Sa famille profita de la faveur qui lui était accordée et souffrit d'un conflit de pouvoir avec le général An Lushan. Celui-ci déclencha en 755 une rébellion qui mit l'empire à feu et à sang, prit Luoyang et marcha sur la capitale Chang'an, l'actuelle Xi'an. Il faut ajouter que les relations entre Yang et Xuanzong suscitaient une grande désapprobation de la part des membres de la cour.

L'empereur s'enfuit vers le Sichuan avec Yang Guifei et sa famille. Elle fut forcée de se pendre sous les yeux de l'empereur. Inconsolable, il abdiqua en 756 en faveur de son fils Suzong qui entreprit la reconquête du pouvoir.

Adaptations dans les arts

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Portrait avec Yang Guifei.

Littérature

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Dès la dynastie Tang, l'histoire a inspiré les écrivains : le poète Bai Juyi, avec le Chant des regrets éternels, et Chen Hong avec un chuanqi, Histoire du chant des regrets éternels. Bai Pu (1226-1306) en a fait le sujet d'une pièce, Pluie sur les sterculiers, de style zaju, ainsi que Hong Sheng au XVIIe siècle avec Le Palais de la longévité.

L'histoire de Yang Guifei n'a pas de rapport avec la pièce de théâtre classique Adieu ma concubine qui a inspiré le film homonyme de Chen Kaige, qui traite cependant d'un sujet similaire : l'histoire de celle-ci se déroule quelque 960 ans plus tôt, lors de la lutte pour le pouvoir qui suit la fin de la dynastie Qin. Dans cette œuvre, le prince Xiang Yu va être mis à mort par son rival Liu Bang, le futur empereur Gaozu qui créa en -202 la dynastie Han. Sa concubine Yu Ji, aussi appelée Yu Miaoyi, lui demande de mourir avec lui, et joint le geste à la parole en se poignardant.

Cinéma

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Notes et références

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  1. ↑ Ashlyn Chak, « Celle qui provoqua la chute des Tang », Courrier international, no 1868,‎ 20-26 août 2026, p. 46, traduction partielle d'un article paru dans le South China Morning Post le 6 juin 2026.

Voir aussi

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Liens externes

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