Yin Keng
Yin Keng (chinois : 殷铿 ; chinois traditionnel : 殷鏗 ; pinyin : ; Wade : Yin Kʻeng), dates de naissance et de mort imprécises[note 1], également connu sous le prénom de courtoisie Zijian (子堅), est un fonctionnaire, un écrivain et un poète chinois des dynasties Liang et Chen. Originaire de Guzang à Wuwei (aujourd’hui Wuwei, Gansu), comme fonctionnaire il sert la dynastie Liang à travers sa chute et jusqu’à la dynastie Chen[1]. Yin Keng est admiré pour l’émotion qu’il met dans ses poèmes paysagers. Plus, tard, le célèbre poète des Tang, Du Fu, lui voue une grande admiration et le mentionne dans trois poèmes[2],[3].
| Naissance | Guzang, Empire chinois |
|---|---|
| Décès |
V. 563 |
| Nom dans la langue maternelle |
阴铿 (Yin Keng) |
| Nom de naissance |
陰鏗 (Yin Keng) |
| Autres noms |
prénom de courtoisie : Zijian (子堅) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Père |
Yin Zichun, général de la Garde de gauche |
| Enfant |
Yin Hao (d) |
Biographie
modifierYin Keng est issu du prestigieux clan Yin de Wuwei et sa famille est considérée comme une famille de fonctionnaires de l’époque. Il est le fils de Yin Zichun qui occupe la fonction de gouverneur de province sous la dynastie Liang, et qui, lors de la rébellion de Hou Jing en 548, est vaincu et exécuté[4],[5]. Yin Keng est intelligent dès son jeune âge, et à l’âge de cinq ans il peut réciter des poèmes et des rhapsodies, mille caractères par jour. En grandissant, il lit abondamment les chroniques historiques et les biographies, il se spécialise dans la poésie en vers pentasyllabiques, et il possède une grande réputation à son époque[6],[7]. Sous la dynastie Liang (502-557), après avoir réussi l’examen de début de carrière et obtenu son entrée dans la fonction publique, il quitte ses habits ordinaires pour devenir officier adjoint du bureau des affaires juridiques du prince de Xiangdong des Liang, Xiao Yi[4]. Lors de la révolte de Hou Jing en 548, Yin Keng est capturé par les rebelles, mais quelqu’un le sauve. Yin Keng demande l’identité de celui qui l’a sauvé, et il découvre alors que cette personne est un serviteur à qui il avait autrefois offert du vin chaud par une journée froide[5]. Pendant les années de l’ère Tianjia (560-565), il est nommé officier adjoint chargé des registres administratifs au bureau du prince de Shixing, Chen Boma. Grâce à son talent littéraire, il est apprécié par l’empereur Empereur Wen des Chen (en) et il est promu à différents postes dont gouverneur de commanderie de Jinling, général des régions lointaines et conseiller impérial surnuméraire. Il meurt peu de temps plus tard, vers 563[7].
La poésie de Yin Keng est très proche de celle du poète He Xun et le célèbre poète des Tang, Du Fu, les associe sous le nom de « Yin-He » (阴何)[8].
Poésie
modifierYin Keng excelle dans la poésie en vers pentasyllabiques (五言诗). Ses poèmes sont clairs, élégants et simples. Il a la
« capacité aiguë à rendre des moments frappants de perception visuelle avec retenue et clarté, souvent avec des tournures syntaxiques surprenantes, certaines des pratiques mêmes qui définiront une grande partie de la poésie Tang. L’œuvre conservée de Yin Keng révèle les contours d’un esprit littéraire fascinant.[note 2],[3] »
Oeuvres
modifierYin Keng jouit d’une certaine reconnaissance pour son talent littéraire de son vivant, et il a une œuvre abondante, mais beaucoup de ses poèmes sont perdus aujourd’hui. Il subsiste aujourd’hui environ trente poèmes et un volume, le Recueil de l’attaché impérial Yin (阴常侍集).
Poème
modifierDépart nocturne aux Cinq Îles (五洲夜发)
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| Chinois
夜江雾里阔, |
Traduction libre
La nuit, le fleuve s’étend dans la brume, |
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Le site Baike donne l'année 511 comme date de naissance et vers l'année 563 comme date de décès.
- ↑ Traduction libre de : « keen ability to render striking moments of visual perception with restraint and lucidity, often with surprising syntactical turns, some of the very practices that would come to define much Tang poetry. Yin Keng’s surviving work reveals the edges of a fascinating literary mind. »
Références
modifier- ↑ (zh) « Yin Keng », sur Wikisource.org, Hebei, (consulté le )
- ↑ Plusieurs auteurs sous la direction de Rémi Mathieu, Anthologie de la poésie chinoise, Lonrai, Gallimard, coll. « La Pléiade », , 1547 p., p. 1275
- 1 2 (en) Dominic J. Toscano, « A Tolling from the Shadows: The Poetic Legacy of Yin Keng », sur Colorado.eduannée=2025 (consulté le )
- 1 2 (zh) « 阴铿 (陰鏗)(Yin Keng) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- 1 2 (zh) Yao Silian, (陈书) (陳書) (Livre des Chen) (557-589), vol. 34, biographie 28 de Ruan Zhuo (阮卓) avec en annexe la biographie de Yin Keng, 636, dynastie tang (lire en ligne)
- ↑ (zh) « 阴铿 (陰鏗)(Yin Keng) », sur Chinese Text Project, Ctext.org (consulté le )
- 1 2 (zh) « 殷鏗 (Yin keng) », sur Shigeku.org, Hebei, (consulté le )
- ↑ (zh) « 何逊 (He Xun) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )