Yu Xin
Yu Xin (chinois : 庾信 ; chinois traditionnel : 庾信 ; pinyin : ; Wade : Yü Hsin) (513-581), également connu sous le prénom de courtoisie de Zi Shan (子山), est un homme politique, un écrivain et un poète chinois des dynasties Liang du Sud et Zhou du Nord de la Chine médiévale. Originaire du comté de Xinye, dans le district de Nanyang (actuelle ville de Nanyang, province du Henan), [63], + ctext.org + sohu-1+ gushiwen-1 + wiki anglais, il compose des poèmes de style palatial dit de cour avant d’être contraint par les Zhou du Nord de vivre dans le nord où il atteint le poste de directeur de la chancellerie, avec rang égal aux Trois Excellences. Il est le fils du célèbre fonctionnaire et poète Yu Jianwu.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 68 ans) |
| Nom dans la langue maternelle |
庾信 (Yu Xin) |
| Nom de naissance |
庾信 (Yu Xin) |
| Autres noms |
prénom de courtoisie : Zi Shan (子山) surnom : Yu Kaifu (庾开府) autre surnom : Lancheng (兰成) |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Autres activités | |
| Mouvement |
école de poésie style du palais |
| Père |
Biographie
modifierPremière période : sous Les Liang du Sud
modifierOriginaire du comté de Xinye, Yu Xin naît et grandit à Jiangling — autrefois la capitale du Chu — dans une famille riche et aristocratique ayant produit des érudits pendant sept générations et dont les écrits ont été compilés sur cinq dynasties[1] v. 4. Dès son jeune âge, il fait montre d’un talent exceptionnel et d’une grande intelligence. Il lit abondamment et accumule une grande culture littéraire. En l’an 527, à 15 ans, Yu Xin entre à la cour impériale et devient un lecteur pour le prince héritier Zhaoming. À dix-neuf ans, il est nommé docteur en transcription et composition. Après le décès de Zhaoming, son frère Xiao Gang est nommé prince héritier[note 1]. Yu Xin accompagne ce dernier dans l’écriture de poèmes ornés et raffinés[2].
Avec les poètes Xu Ling et son père Xu Chi, Yu Xin et son père Yu Jianwu dominent la scène littéraire des Liang dans les années 530 et 540, au point que le style de la poésie palatiale est aussi connue sous le nom de « style xu-yu »[3],[4]. Yu Xin occupe plusieurs postes de fonctionnaire, montant en grade à chaque nomination. Dans sa trentaine, Yu Xin est pris dans la rébellion de Hou Jing[note 2]. Il est alors le préfet de Jiankang et il mène des troupes pour défendre la ville de Jiangkang, mais il est défait. Il fuit vers Jiangling, où il est nommé par Xiao Yi, empereur Yuan des Liang, vice-censeur impérial. Puis, il est nommé, entre autres, général de la garde impériale droite69 ans[5] v. 41, bio. 33.
Deuxième période : sous les Zhou du Nord
modifierEn 554, Yu Xin est envoyé en mission dans le nord comme ambassadeur à Chang'an, auprès des Wei de l'Ouest. Pendant cette période, la dynastie Liang est détruite et Yu Xin est ainsi retenu à Chang'an jusqu’à sa mort, à moitié prisonnier, à moitié hôte honoré.mi-prisonnier, mi-hôte honoré[6]. Il entre alors au service de la dynastie Wei de l'Ouest, puis de la dynastie Zhou du Nord qui renverse les Wei de l'Ouest. Il occupe plusieurs postes de fonctionnaires dont envoyé impérial, directeur de la chancellerie, avec rang égal aux que les Trois Excellences — c’est pourquoi les gens l'appellent « Yu Kaifu » — et de gouverneur de la province de Luozhou[2]. Bien que les hauts fonctionnaires des Zhou du Nord témoignent un grand respect et une grande courtoisie envers Yu Xin, ce dernier ressent profondément des contradictions et de la douleur[7]. L’empereur de la dynastie Zhou du Nord, Wudi (nom personnel Yuwen Yong), aime particulièrement la littérature et Yu Xin reçoit des honneurs spéciaux[8]. Lu Xin devient un maître de la scène littéraire. Cependant, il éprouve de la nostalgie pour sa terre natale et ressent de la honte de servir un pays ennemi. Son manque de liberté l’emplit également de ressentiment et sa poésie en est influencée. En 579, Yu Xin démissionne de son poste en raison de sa maladie." [20] Finalement, il meurt de vieillesse dans le Nord en l’an 581 sous le règne de l’empereur Wen de la dynastie Sui (r. 583-618), à l’âge de 69 ans[note 3],[7],[1] v. 2. Il est posthumément honoré en tant que gouverneur des deux provinces de Jing et Huai[5] v. 41, bio. 33.
Deuxième période. Zhou du Nord
modifierLa plupart des écrits existants de Yu Xin ont été rédigés dans le Nord. 1+ Memory Palace Comme il accepte certains éléments de la culture du Nord dans ses poèmes, cela lui permet de créer un style unique et d’atteindre un niveau artistique supérieur à celui de ses contemporains, avec un contenu de pensée riche, des contenus idéologiques profonds et un style d’écriture vigoureux, austère[9]. Étant en exil, il ressent souvent la nostalgie de sa terre natale, la douleur de la perte d’un pays et le sentiment de son propre destin. Ses poèmes et ses fu écrits pendant cette période deviennent alors empreints de tristesse, de grandeur et d’un ton sombre et tragique, ton qui se retrouve dans son illustre Rhapsodie de la Déploration du Sud (哀江南). Sa voix s’inscrit, de fa¸on exemplaire, dans le ton de l’exil. À cette nouvelle inspiration, il associe la maître de la perfection stylistique acquise dans sa jeunesse au Sud. Il est très bien traité dans le nord et cela ce qui lui « permet d’exercer une influence littéraire considérable sur les hommes de lettres du Nord. Sa poésie a grandement influencé celle du début des Tang. »[10]
Œuvres
modifierYu Xin a laissé un recueil intitulé Recueil de Yu Zishan (庾子山), mais il a ensuite été largement perdu. La version existante la plus complète est celle éditée et annotée par le lettré Qing Ni Fan et renommée (Recueil annoté de Yu Zishan) (庾子山集注)[8].
Poème
modifierY Xin a écrit ce poème quand il est retenu dans le Nord. Il est affecté par la vue d’une oie solitaire; cette vue déclenche de la mélancolie et de la nostalgie pour sa terre natale dans le Sud.
Poème en contemplant une oie sauvage solitaire par une nuit d'automne (秋夜望单飞雁诗)
modifier
| Chinois
失群寒雁声可怜。 |
Traduction libre
Le cri de l’oie solitaire dans le froid est déchirant. |
Notes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- 1 2 (zh) 严可均 ( Yan Keyun) (éd.), 全后周文 (Textes complets des Zhou postérieurs)
- 1 2 (zh) « 庾信 (庾信)(Yu Xin) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
- ↑ (zh) Ulrich Theobald, « palace-style poetry », Tübingen, Allemagne,
- ↑ (zh) Xiaofei Tian, Jstor, « Misplaced : Three Qing Manuscripts of a Medieval Poet », Asia Major, 2007, Third Series, Academia Sinica, vol. 20, no 2, , p. 14 (JSTOR 41649933)
- 1 2 (zh) 令狐德棻 (Lìnghú Défèn) et coll. dynastie Tang, 周书 (Livre des Zhou) : 王褒、庾信 (Wang Bao,Yu Xin, compilé sur ordre impérial,
- ↑ (en) Alfreda Murck, Poetry and Painting in Song China: The Subtle Art of Dissent, Harvard University Asia Center, (ISBN 978-0-674-00782-6)
- 1 2 (zh) 顧農(Nong Gu ), « 庾信的生平創作及其意義 : (中國中古文學史)的一個片段-- La biographie, les œuvres et la signification de Yu Xin : un extrait de l'histoire de la littérature chinoise médiévale », (consulté le )
- 1 2 (zh) « 庾信 (Yu Xin) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
- ↑ (zh) 苏沫西(Su Moxi ), « Poèmes de Yu Xin : Quels sont les poèmes de Yu Xin ? Recueil complet des poèmes de Yu Xin (32 poèmes) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
- ↑ Plusieurs auteurs sous la direction de Rémi Mathieu, Anthologie de la poésie chinoise, Lonrai, Gallimard, coll. « La Pléiade », , 1547 p., p. 1273