Yvonne Thomas
Yvonne Thomas, née en 1913 à Nice et morte le à Aspen dans le Colorado est une peintre abstraite américaine.
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Leonard Moorhead Thomas Jr. (d) |
Formation
modifierYvonne Thomas émigre aux États-Unis avec sa famille en 1925[1]. Elle s'inscrit à l'Art Students League à New York en 1938, où elle étudie avec Vaclav Vytlacil et Dmitri Romanovsky. Elle fréquente ensuite l'école d'Amédée Ozenfant, Ozenfant School of Fine Art, dans la même ville.
En 1948, elle intègre la Subject of the Artists School de Greenwich Village. Elle y côtoie William Baziotes, David Hare, Willem de Kooning, Arshile Gorky, Adolph Gottlieb, Hans Hofmann, Lee Krasner, Robert Motherwell, Barnett Newman, Jackson Pollock, Richard Pousette-Dart, Mark Rothko et Clyfford Still.
En 1950, Yvonne Thomas suit les cours de Hans Hofmann dans son école de Provincetown dans le Massachusetts. Elle devient membre du club des artistes jusqu'alors réservé aux artistes masculins[2].
Carrière artistique
modifierEn 1951, Yvonne Thomas est l'une des rares femmes artistes à être incluse dans l'exposition 9th Street Art Exhibition[3].
La première exposition monographique d'Yvonne Thomas a lieu en 1954 à la galerie Hendler de Philadelphie. Sam Feinstein explique qu'elle ne semble «absolument pas préoccupé par l'opposition des horizontales et des verticales», mais crée plutôt des œuvres composées de «coups de pinceau doux et curvilignes harmonisés en un lyrisme pictural»[4].
En 1955, Yvonne Thomas figure parmi les onze artistes exposés au Riverside Museum de New York. Elle y côtoie Franz Kline, Milton Avery, Kenzo Okada et Leon Polk Smith. Dans sa critique de l'exposition, Howard Devree salue les «harmonies chromatiques personnelles» des tableaux de l'artiste[5].
L'année suivante, Yvonne Thomas expose à la galerie Tanager. Art News commente que les œuvres exposées démontrent des «formes délibérément choisies»[6].
En 1960, elle présente sa deuxième exposition new-yorkaise à la galerie Esther Stuttman. Un an après, elle organise une nouvelle exposition personnelle à la Galerie Agnès Lefort à Montréal. De 1962 à 1964, elle participe à des expositions à New York, Aspen et East Hampton. En , lorsqu'elle expose à la galerie Rose Fried, elle a déjà une approche plus géométrique et structurale, caractéristique de l'exposition actuelle[réf. nécessaire].
Reconnaissance
modifierRoberta Smith, co-critique d'art en chef du New York Times, décrit les œuvres d'Yvonne Thomas comme «modestes mais rayonnantes, proto-minimalistes»[1].
En 2016, Yvonne Thomas fait partie des artistes présentées dans le catalogue de l'exposition itinérante Women of Abstract Expressionism, organisée par le Musée d'Art de Denver[7]. Ce catalogue, composé d'essais de plusieurs universitaires, célèbre « la contribution particulière des femmes à l'expressionnisme abstrait», apportant un «correctif essentiel» à la reconnaissance inégale de cette contribution au mouvement[8].
En 2023, ses œuvres font partie de l'exposition Action, Geste, Peinture – Femmes dans l'abstraction, une histoire mondiale, 1940-1970 à la Whitechapel Gallery de Londres[9] et à la Fondation Vincent van Gogh à Arles[10].
Ses œuvres sont dans les collections de la Corcoran Gallery of Art, du Fonds national d'art contemporain, de la National Gallery of Art de Washington et du Riverside Museum[11],[12]. Ses archives sont conservées aux Archives of American Art[13].
Vie privée
modifierElle épouse Leonard Thomas Jr., dont la mère est la poétesse Blanche Oelrichs et la demi-sœur Diana Barrymore; ils ont deux filles[14].
Références
modifier- 1 2 (en) « Yvonne Thomas: Complexed Squares »
, sur Artnet.fr (consulté le ). - ↑ Joan Marter, Women of Abstract Expressionism, Denver Art Museum in association with Yale University Press, .
- ↑ Mary Gabriel, Ninth Street Women, Little, Brown and Company, , 728n16.
- ↑ Sam Feinstein, « Philadelphia: Heart's Revolt Against Mind », Art Digest, .
- ↑ [D]evree [H]oward, « Eleven Painters and a Sculptor Feature Group Show at Riverside Museum », The New York Times, .
- ↑ G. L., « Yvonne Thomas », Arts, , p. 74.
- ↑ Joan M. Marter, Women of abstract expressionism, Denver New Haven, Denver Art Museum Yale University Press, (ISBN 9780300208429), p. 162.
- ↑ Gwen F. Chanzit, Introduction to the Exhibition in Women of Abstract Expressionism, Denver Art Museum in Association with Yale University Press, , p. 10.
- ↑ (en) « Action, Gesture, Paint », Whitechapel Gallery (consulté le ).
- ↑ « Fondation Vincent van Gogh à Arles - Action, Geste, Peinture : – Femmes dans l’abstraction, une histoire mondiale (1940-1970) », sur Fondation Vincent Van Gogh Arles (consulté le ).
- ↑ « Yvonne Thomas » [archive du ], Anita Shapolsky Gallery NYC (consulté le ).
- ↑ « Acquisition: Yvonne Thomas, "Portrait" », National Gallery of Art (consulté le ).
- ↑ « Yvonne Thomas papers, 1955–1979. », Archives of American Art, Smithsonian Institution (consulté le ).
- ↑ « Yvonne Thomas », The Aspen Times, (lire en ligne [archive du ]).
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Images des œuvres de Thomas sur Artnet