Zohra Bitan
Zohra Bitan, née le , est une militante politique française. Elle est chroniqueuse régulière dans Les Grandes Gueules.
| Conseillère municipale de Thiais |
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Parti socialiste (jusqu'en ) Union des démocrates et indépendants (depuis ) |
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Biographie
modifierZohra Bitan est fille d'immigrés algériens. Elle est cadre de la fonction publique territoriale. Ancienne conseillère municipale PS de l'opposition à Thiais[1], et membre de la LICRA, elle est porte-parole de Manuel Valls pendant la primaire socialiste de [2] et elle fonde l'association Campus Marianne, qui propose des actions d'instruction civique[3]. En , elle rejoint l'UDI et fait partie du « contre-gouvernement » de Jean-Louis Borloo, où elle est chargée de l'intégration sociale et de la laïcité[4].
En , elle sort sa première vidéo sur YouTube publiée dans laquelle elle pose face caméra, en bikini sur le bord d'une piscine et s'en prend aux « escrocs de l'islamisme »[5]. Pour Zohra Bitan, « le Parti socialiste tue le combat anti-racisme, le combat contre les vrais xénophobes »[6]. Le Monde note qu'elle a une opinion proche des idées identitaires, étant favorable aux statistiques ethniques, contre l'immigration « économique », le communautarisme et le féminisme, et a un anti-islamisme « qui confine à la théorie du complot ». Zohra Bitan lance son mouvement « Faut qu'on s'parle ! » en . Il bénéficie d'une campagne de promotion par le biais du hashtag #MaFranceàMoi à l'occasion du 14-Juillet, sous couvert de lutte contre l'intégrisme ; celui-ci est repris par des messages nationalistes et identitaires, avec une diffusion très importante[2].
Ses prises de position sur l'islam lui valent, note Marianne, d'être prise pour cible par le fondateur de l'ONG musulmane Barakacity, Idriss Sihamedi, qui l'accuse entre autres de « déverser sa haine sur les femmes musulmanes »[7]. Lors de son dépôt de plainte pour cyberharcèlement, le , Zohra Bitan fait état de 120 tweets diffamatoires publiés par un compte alias dénommé « Driss Yemmou »[8],[9],[10]. Il a également publié sur les réseaux sociaux une photographie de la boîte aux lettres de Zohra Bitan et d'un courrier recommandé volé. Le , Idriss Sihamedi est condamné à 10 mois de prison avec sursis et au versement d'une amende de 5 000 €[7],[11].
Le Point note qu'elle est à l'origine de la publication en du livre #JeSuisMila #JeSuisCharlie #NousSommesLaRépublique : 50 personnalités s'expriment sur la laïcité et la liberté d'expression, préfacé par Zineb El Rhazoui, qui écrit : « Par ce livre, nous disons à Mila et à tous ceux qui pensent comme elle qu'ils ne sont pas seuls, que leur liberté est notre sacerdoce »[12].
Jeune Afrique associe Zohra Bitan à d'autres personnalités issues de familles musulmanes et dont la médiatisation est étroitement liée à leur critique de l'islam — critique qui « fait vendre » selon ce magazine[13].
Publications
modifier- Zohra Bitan, Sur la route du pays merveilleux : conte sur la banlieue, Paris, Publibook-Société des écrivains, , 48 p. (ISBN 978-2-7480-3415-8).
- Zohra Bitan, Cette gauche qui nous désintègre : « en toute amitié... », Paris, Les nouvelles éditions François Bourin, coll. « Thermos », , 137 p. (ISBN 979-10-252-0039-1).
- Zohra Bitan (dir.), #JeSuisMila #JeSuisCharlie #NousSommesLaRépublique : 50 personnalités s'expriment sur la laïcité et la liberté d'expression, Bagnolet, Seramis, , 144 p. (ISBN 979-10-96486-23-6 et 979-10-96486-25-0, lire en ligne
). - Zohra Bitan, Un peuple abandonné : Une déclaration d'amour, de colère et de vérité, Paris, Ellipses, (ISBN 978-2-340-12091-4 et 978-2-340-12316-8).
Préface :
- Liliane Messika, Les p'tites chroniques qui grattent, qui grattent : articles politiquement incorrects publiés sur Internet entre le et le , Paris, L'Harmattan, , 427 p. (ISBN 978-2-343-18942-0 et 978-2-14-013666-5, lire en ligne
).
Références
modifier- ↑ Antoine Germain, « Les Grandes Gueules (RMC) : qui est la chroniqueuse Zohra Bitan ? », sur programme-tv.net, Télé-Loisirs, (consulté le ).
- 1 2 Mathilde Damgé, « Ce qui se cache derrière #MaFranceàMoi », Les Décodeurs, Le Monde, (consulté le ).
- ↑ « Le blog qui voulait faire changer la cité », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « À Thiais, le PS devra faire sans deux de ses cadres », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ Paul Sugy, « Zohra Bitan, l'indignée »
, Le Figaro, (consulté le ). - ↑ Metronews, « Propos "xénophobes" de Sarkozy: "L'anti-racisme est un business au Parti socialiste" », LCI, (version du sur archive.org).
- 1 2 « Le fondateur de l'ONG BarakaCity condamné pour cyberharcèlement envers Zohra Bitan », Marianne, (consulté le ).
- ↑ Louis Nadau, « Idriss Sihamedi, fondateur de l'ONG musulmane BarakaCity, placé en garde à vue pour harcèlement sur Twitter », Marianne, (consulté le ).
- ↑ AFP, « Le fondateur de l'association islamique BarakaCity à nouveau en garde à vue, accusé de cyberharcèlement », Le Monde, (consulté le ).
- ↑ B. S., « Essonne : Idriss Sihamedi, fondateur de Barakacity, sera jugé pour harcèlement en ligne »
, Le Parisien, (consulté le ). - ↑ Sébastien Morelli, « Cyberharcèlement : dix mois de prison avec sursis pour le fondateur de Barakacity », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ Ian Hamel, « Blanquer : « Nous devons nous organiser face aux adversaires de la laïcité » »
, Le Point, (consulté le ). - ↑ Nadia Henni-Moulaï, « Zineb El Rhazoui, Mohamed Sifaoui, Zohra Bitan : pourquoi la critique de l'islam fait vendre »
, Jeune Afrique, (consulté le ).
Liens externes
modifier- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Virginie Martin, « Interview Virginie Martin : Répondre à une injonction par une autre injonction est ridicule #JeKiffeMonDécolleté », Revue politique et parlementaire, (consulté le ).
- Asif Arif, « Réponse à Zohra Bitan sur « une société communautarisée » », sur Saphirnews, (consulté le ).