Parc zoologique de Montpellier
Le parc zoologique de Montpellier, qui prend place dans l'ensemble du parc de Lunaret, est un parc zoologique français situé en région Occitanie, au nord de la ville de Montpellier. Implanté dans le quartier Hôpitaux-Facultés, au sein du sous-quartier Aiguelongue, le parc de Lunaret comprend aussi la réserve naturelle du Lez. Fondé en 1964, il présente aujourd'hui environ 170 animaux de 29 espèces sur une superficie de 80 hectares. Propriété de la ville de Montpellier, qui le finance entièrement, il est dirigé par Marine Baconnais depuis début 2023.
| Date d’ouverture |
1964 |
|---|---|
| Date de fermeture |
(Fermeture temporaire pour travaux) |
| Situation | |
| Superficie |
80 hectares (dont 10 hectares pour la réserve du Lez) |
| Coordonnées | |
| Nombre d’animaux |
environ 750[1] |
| Nombre d'espèces |
29 selon la carte officielle du zoo |
| Accréditations | |
| Site web |
Membre permanent de l'Association européenne des zoos et aquariums depuis 1997, il s'engage dans la conservation ex situ en participant à des programmes européens pour les espèces menacées (EEP: EAZA Ex-situ Program).
La gratuité de l'entrée de la plus grande partie du parc contribue à en faire l'un des dix parcs zoologiques les plus fréquentés de France, avec environ 300 000 visiteurs annuels. Il fait partie des cinq zoos les plus vastes de France[n 1].
Le parc est fermé depuis le 1er août 2026 dans le but de réaliser des travaux de réaménagement. Sa réouverture est prévue pour 2028.
Historique
modifierAu XIIe siècle, le seigneur de La Valette possède des propriétés terriennes qui s'étendent sur les communes de Montpellier, Castelnau-le-Lez et Montferrier-sur-Lez. Durant les guerres de religion, le domaine de La Valette situé à Montpellier est la propriété d'une famille protestante, les Trémolet, dont le père, Antoine Trémolet est premier médecin de François 1er. Le domaine de La Valette sert pour faire des assemblées nocturnes de partisans de la religion réformée. En 1604, Étienne Planque, juge au « Petit Scel », achète la propriété au fils d'Antoine Trémolet. La famille des Planques conserve le domaine durant près d'un siècle. En 1720, Pierre Chirac, conseiller du roi et premier médecin du duc d'Orléans, se porte acquéreur du domaine. À sa mort en 1732, François Chicoyneau, Chancelier de l'Université de Montpellier et époux de sa fille, hérite du domaine de La Valette et du titre de Pierre Chirac à Versailles. En 1778, François Farrel, industriel protestant qui a fait sa fortune grâce à une usine de tissage de coton, achète la propriété et les droits seigneuriaux. En 1788, le fils Farrel hérite de la propriété et la donne en cadeau de mariage à son neveu et fils adoptif Paul-Louis Hours en 1821. Par suite de faillite de la famille, la Valette doit être revendue en 1851[2].
À partir de cette date, le domaine devient successivement la propriété d'Euphémie Dyany (1851-1869), Eugène Dubois (1869-1872), Hippolyte Parazol et le fils aîné de ce dernier (1872-1906). Chacun de ces propriétaires ayant fait faillite sont contraints de revendre le domaine. En 1906, le domaine est adjugé à Henri de Lunaret qui y fait un placement financier. Celui-ci meurt en 1919 sans héritier et dans son testament, il donne La Valette à la ville de Montpellier tout en laissant l'usufruit à sa sœur Madame Busson de Lavèvre. Le legs est assorti d'une condition : créer sur La Valette un orphelinat ou bien donner au domaine une autre affectation pourvu qu'il s'agisse d'une œuvre de bienfaisance[2].
Le directeur de l'École d'agriculture de l'époque, Gabriel Buchet, est fortement intéressé par le domaine de La Valette, qu'il pense idéal pour servir de champ d'expérience. Madame de Lavèvre accepte de lui louer son domaine. La ville de Montpellier, en la personne du maire Jean Zuccarelli, donne son accord et un bail emphytéotique est conclu le avec le directeur de l'École qui reçoit le domaine. Sur la partie acquise par l'École se trouvent aujourd'hui les nombreux laboratoires de recherche du centre Agropolis[2].
Il laisse à la Ville la partie haute et boisée du domaine qui devient en 1964 le Parc zoologique de Lunaret, avec Marcel Gallet pour directeur, après que François Doumenge, alors adjoint à l'urbanisme au Maire de Montpellier François Delmas, a proposé d'y construire un tel équipement[3]. Le premier animal présenté au public dans ce parc est un Zèbre, nommé François en l'honneur de l'adjoint qui est à l'origine de l'idée de sa construction.
Entre 2014 et 2016, de nouvelles infrastructures sont construites pour favoriser la reproduction des guépards.
En 2016, la Ville décide de moderniser le zoo en investissant 30 millions d'euros dans un plan de rénovation s'étendant de 2016 à 2021. Ce projet a finalement été abandonné.
Le parc zoologique de Montpellier, alors jugé vieillissant, inadapté à certains animaux avec des enclos trop petits ou non-conformes aux normes en vigueur, ferme ses portes le 1er août 2026 pour une période de 29 mois afin de réaménager les lieux, dans le but d'améliorer le bien-être des animaux, l'expérience des visiteurs, la sécurité et de réduire le coût énergétique du parc. Le plan de collection sera également revu afin de se concentrer sur les espèces adaptées au climat méditerranéen, avec l'arrivée de nouvelles espèces, comme le vautour percnoptère ou le tamarin-lion doré, ainsi que le retour d'espèces déjà présentes comme les girafes ou les guépards. À terme, le parc devrait accueillir 300 animaux de 50 espèces différentes, soit deux fois plus qu'avant sa fermeture, pour un coût total estimé à 27,7 millions d'euros. La réouverture du zoo est prévue pour 2028[4],[5].
Installations et faune hébergée
modifier170 animaux représentant 29 espèces sont répartis sur une quarantaine d'enclos répartis sur 11 km de chemins de garrigue et de forêt méditerranéenne.
- Trois girafes proche du panier repas.
- Oryx algazelle sur le site en 2011.
- Banteng face au photographe.
- Rhinocéros blancs vu de profil.
Serre amazonienne
modifierInaugurée le , la serre couvre une surface de 2 600 m2. Elle ferme ses portes en 2021. Selon la page Facebook du Zoo, dans un post de , il y a un projet pour rouvrir la serre sous une autre forme, mais ce projet prendra beaucoup de temps.
Ferme pédagogique
modifierCréée en 1982, cette ferme pédagogique est réservée aux enfants d'environnement scolaires ou de centres de loisirs, qui permet de présenter des animaux de la ferme.
Réserve
modifierLa réserve occupe 20 hectares, délimitées par des falaises et le cours d'eau du Lez. Autrefois la zone comportait des moulins au fil du Lez.
- Vue du cours d'eau du Lez, après une crue en avril 2015.
- Vue panoramique depuis une des retenues du cours d'eau du Lez, en 2008.
- Vue sur la réserve et les environs, depuis le sentier sud.
Conservation
modifierLe zoo s'oriente sur la sauvegarde des espèces les plus menacées et participe aux Programmes Européens d'Élevage (EEP) dont l'objectif final est la réintroduction des espèces dans leur milieu naturel.
Fréquentation
modifierEn 2014, le parc zoologique est fréquenté par 579 084 visiteurs et la serre amazonienne par 141 776 visiteurs[6].
Polémique
modifierPendant l'été 2025, les médias Sciences & Avenir et Libération révèlent que 200 chauves-souris auraient été euthanasiées dès par faute de place au sein du zoo, et en raison de la fermeture de la serre amazonienne. Cette décision d'euthanasie massive, opérée par les vétérinaires habilités du zoo, serait la conséquence d'une décision municipale, dénoncée au sein même du conseil par l'adjoint délégué au bien-être animal[7],[8].
Notes et références
modifier- Notes
- ↑ Les cinq zoos les plus vastes de France sont la Réserve africaine de Sigean (300 ha), le Parc zoologique de Thoiry (150 ha), le Parc animalier de Sainte-Croix (120 ha), la Réserve zoologique de la Haute-Touche (100 ha) et le Parc zoologique de Montpellier (80 ha).
- Références
- ↑ (en) « Institution (Parc zoologique de Montpellier), Animal Statistics », sur zims.isis.org (consulté le ).
- 1 2 3 Franck Richard (dir.), Pierre Marie Aubert (dir.) et Arnaud Martin (dir.), Rôles du Parc Zoologique Henri de Lunaret : Historique du parc zoologique du Lunaret (Mémoire de stage collectif du Master 2e année Chaire Unesco Développement et aménagement intégré des territoires), Montpellier, Unesco, , 142 p., 21 × 29,7 cm (« lire en ligne » (version du sur archive.org) [PDF]), p. 17-18.
- ↑ « Une nouvelle vie pour le zoo de Montpellier : un pôle majeur en matière de biodiversité », sur montpellier.fr, (version du sur archive.org).
- ↑ « "C'est très long, mais ça en vaut la peine" : les visiteurs se pressent au zoo de Montpellier pour le dernier jour avant sa fermeture pour 29 mois de travaux », sur France 3 Occitanie, (consulté le )
- ↑ Alix Drouillat, « Le zoo de Montpellier ferme ses portes pendant deux ans », sur La Gazette, (consulté le )
- ↑ Jérôme Diesnis, « Hérault : Découvrez le classement des 30 sites touristiques les plus visités », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ « Un élu français porte plainte après l'euthanasie de 200 chauves-souris dans un zoo », sur Sciences et Avenir, (consulté le ).
- ↑ Sarah Finger, « Bien-être animal à Montpellier, après l'euthanasie des chauves-souris, la lente agonie de la serre amazonienne du zoo »
, sur Libération, (consulté le ).
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifier- Réserve naturelle nationale de l'Estagnol (78 ha de surface)
- Château des évêques de Montpellier (40 ha de surface)
- Jardin des plantes de Montpellier (fondé en 1593)
- Planet Ocean Montpellier
- Parc animalier de Pradinas (Aveyron)
- Parc à loups du Gévaudan (Lozère)
