Zu Yong

poète chinois

Zu Yong (chinois : 祖咏 ; chinois traditionnel : 祖詠 ; pinyin : Zǔ Yǒng ; Wade : Tsu³ Yung³) (699–746), prénom de courtoisie et pseudonyme inconnus, est un poète chinois célèbre de la dynastie Tang. Il est originaire de Luoyang, dans l’actuelle province du Henan, troisième de sa fratrie, il obtient le titre de jinshi en 724[1] vol. 1. C’est une figure remarquable de la scène poétique du Haut-Tang (712-756). Il est ami avec les poètes célèbres Wang Wei (王维) et Chu Guangxi et il est connu pour ses poèmes de paysages et de campagne associés au courant de la poésie rustique[2].

Zu Yong
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
祖咏 (Zu Yong)
Nom de naissance
祖詠 (Zu Yong)
Nationalité
Activité
Mouvement
école de la poésie rustique
Œuvres principales
  • En contemplant la cime enneigée du mont Zhongnan (終南望余雪)
  • Regarder la porte de Ji (望薊門)

Biographie

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Zu Yong naît en 699[a 1],[3],[1] vol. 1. Il vient de Luoyang, dans l’actuelle province du Henan[4]. Il est ami d’enfance du poète Wang Wei avec qui il compose des poèmes[3]. Ce dernier lui offre trois poèmes[a 2] dont l’un dit : « Vingt ans d’amitié sans un jour d’oubli. Malgré la pauvreté et la maladie, notre lien n’est pas superficiel[a 3]. »,[5], ce qui montre la situation difficile et la négligence dont souffre Zu Yong. Zu Yong se fait peu connaître dans sa jeunesse, mais il excelle dans la création poétique. Il écrit un célèbre poème intitulé En contemplant la cime enneigée du mont Zhongnan (终南望余雪) qui attire l’attention et l’estime des examinateurs des examens impériaux ce qui lui permet d'obtenir le titre de jinshi en 724[1] vol. 1.

Zu Yong gagne la faveur du haut fonctionnaire Zhang Yue (张说). Suite à la recommandation de ce dernier, il occupe pendant une courte période le poste de fonctionnaire auxiliaire au département chargé des attelages impériaux, puis il est exilé[6]. Sa carrière est chaotique et la vie à la cour ne lui convient guère. Après avoir échoué dans sa carrière officielle, il finit par se retirer, dans ses dernières années, à sa résidence au nord du fleuve Ru[a 4] pour mener une vie pastorale et il passe sa vie en se consacrant à la pêche et au bois[7]. Au cours de cette retraite, il compose ses poèmes les plus célèbres consacrés à la nature. Solitaire et mélancolique, ses manuscrits restent régulièrement inachevés. Il est souvent malade et il vit séparé de ses amis[8]. Selon le site Baike.baidu, il meurt en 746.

* * *

Au cours de sa vie, Zu Yong a pu montrer l’envergure et l’esprit de servir la patrie des hommes du Haut-Tang, mais sa vie a été relativement difficile et il n'a pas connu la réussite officielle. Pendant les années sombres où leur carrière officielle échoue, Zu Yong et Wang Wei se consolent mutuellement avec la poésie[2].

Poésie

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Zu Yong est ami avec les poètes Wang Wei, Lu Xiang, Chu Guangxi et Qiu Wei avec qui il échange correspondance et poèmes. Il entretient notamment une relation très proche avec Wang Wei grâce à de nombreux échanges poétiques réciproques[9]. Il est également un associé du poète Wang Han[10]. Zu Yong occupe une place importante parmi les poètes du courant poésie rustique de la période du Haut-Tang. En plus de décrire les paysages naturels, ses poèmes chantent les louanges de la vie retirée[1] vol. 1. Ils mettent aussi l’accent sur l’antithèse et l’équilibre et présentent également une dimension picturale[9],[5]. Beaucoup de ses poèmes traitent aussi des échanges poétiques en réponse à des amis, des voyages de fonctionnaire, généralement écrits avec soin et maîtrise[6]. Zu Yong n'aime pas rédiger de longs textes, mais il médite souvent toute la journée pour obtenir un vers parfait, ce qui explique pourquoi ses poèmes étaient fréquemment loués.

Recueils

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  • Poésies complètes des Tang (全唐詩) : cette anthologie comprend trente-six poèmes de Zu Yong. Le livre 131 du Quan Tangshi est entièrement consacré à sa poésie[11] vol. 231.
  • Trois cents poèmes des Tang (唐詩三百首): cette anthologie contient deux poèmes de Zu Yong.
  • Anthologie de Zu Yong (祖詠集, 祖咏集) : compilation datant de la dynastie Ming[1] vol. 1,[12],[7].

Œuvres représentatives

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Liste non-exhaustive

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  • La Nuit du Double Sept (七夕)
  • Automne à Rufen avec Wang Han, préfet de Xianzhou, entendant les moineaux (汝墳秋同仙州王長史翰聞百舌鳥)
  • Pavillon du fleuve Luhun (陸渾水亭)
  • Assis dans le jardin la nuit, adressé à Guo Wei (家園夜坐寄郭微)
  • Accompagner Qiu après son échec au concours (送丘為下第)
  • Deux poèmes d’ancienne inspiration (古意二首)
  • Ma résidence à Ru Fen (汝墳別業) : poème post-retraite. La première moitié du poème exprime la solitude et l’isolement de sa vie de paysan après avoir quitté la cour, tandis que la seconde moitié célèbre son amour pour le nouvel environnement dans lequel il vit[7],[1].

Les plus célèbres de ses poèmes

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  • En contemplant la cime enneigée du mont Zhongnan (終南望余雪)
  • Regarder la porte de Ji (望薊門) : écrit de manière grandiose et impressionnante, ce poème décrit les couleurs du champ de bataille et de la frontière.

En contemplant la cime enneigée du mont Zhongnan (终南望余雪)

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Chinois

终南阴岭秀,
积雪浮云端。
林表明霁色,
城中增暮寒。

Traduction libre

Le versant ombragé du mont Zhongnan est magnifique,
La neige amassée semble flotter au sommet des nuages.
À la lisière de la forêt se révèle la clarté du ciel après l’averse,
Dans la cité s’accroît la fraîcheur du soir.

Notes et références

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  1. Le site Baike.baidu donne 699 comme date de naissance alors que l'Encyclopédie internationale Britannica et le Shijin to Shi no Shōgai (Les poètes et leur vie (Recueil de Shikū) de Ueki Hisayui et all. disent que sa date de naissance n'est pas certaine.
  2. Trois chants offerts à Zu (赠祖三咏).
  3. Traduction libre de : « 结交二十载,不得一日展。贫病子既深,契阔余不 ».
  4. Le fleuve Ru (汝水) est un cours d’eau ancien situé au centre de la province du Henan aujourd’hui.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (ja) Ueki Hisayui et all., Shijin to Shi no Shōgai (Les poètes et leur vie (Recueil de Shikū), Tokyo, Taishūkan Shoten, (OCLC 41025662), p. 81-82
  2. 1 2 (zh) « 盛唐山水田园名家,祖咏这十首诗作,展现别具一格的美感,收藏了 (Ces dix poèmes de Zu Yong, célèbre représentant de la poésie paysagère et champêtre de la haute dynastie Tang, révèlent une esthétique unique et ont été collectionnés.) », sur Sohu.com, Hebei, (consulté le )
  3. 1 2 (ja) Zu Yong, Encyclopédie internationale Britannica, The Editors of Encyclopaedia Britannica, William H. Nienhauser et all,
  4. (zh) Xin Wenfang, 唐才子传 ; 顾况传 (Biographies des talents de la Dynastie Tang); biographie de 祖詠 (Zu Yong),
  5. 1 2 (zh) « 皎然 (Zu Yong) », sur Gushiwen.cn, (consulté le )
  6. 1 2 (zh) « 祖詠 (Zu Yong) », sur Baike.baidu, Pékin, (consulté le )
  7. 1 2 3 (zh) « 祖詠 (Zu Yong) », sur Ctext.org (consulté le )
  8. (zh) « 汝坟别业 », sur Ctext.org (consulté le )
  9. 1 2 (zh) 周勛初 (Zhou Xunchu), 唐诗大辞典 (Grand dictionnaire de la poésie des Tang), 鳳凰出版社 (Phoenix Press), , 1155 p. (ISBN 978-7-80643-186-3)
  10. « 王翰詩研究 [Recherche sur les poèmes de Wang Han] (résumé de thèse) », Sapporo Mandarin Studies (en chinois), Sapporo, Hokkaido University of Education,
  11. (zh) 顾况 (Jiaoran), « 全唐詩(全唐诗) (Poésies complètes des Tang) », (consulté le )
  12. (zh) 毕宝魁 (Bi Baokui), 唐诗三百首译注评(Traduction, annotation et commentaire des Trois cents poèmes Tang), Pékin, 现代出版社 (Modern Press), , p. 299

Liens externes

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