Álvaro Urbano

artiste espagnol

Álvaro Urbano, né en à Madrid (Espagne)[1], est un artiste contemporain espagnol.

Álvaro Urbano
Álvaro Urbano
Naissance
Nationalité
Activité
Distinction

Il vit et travaille à Berlin. Son art est principalement connu pour ses installations et ses sculptures[2].

Álvaro Urbano est professeur à l'École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris, titulaire d'une chaire conjointe avec Petrit Halilaj (en) de 2019 à 2025[3].

Biographie

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Álvaro Urbano grandit à Madrid, en Espagne. Il étudie l'architecture d'intérieur à l'École technique supérieure d'architecture de Madrid (ETSAM)[4]. Il s'installe à New York où il commence à expérimenter l'art de la performance. En 2009, il déménage à Berlin et entreprend des études en beaux-arts à l'Institut für Raumexperimente de l'Universität der Künste, dans un cours dispensé par Ólafur Elíasson.

En 2026, il est professeur invité à la Städelschule de Francfort pendant le semestre d'été[5].

Travail

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Le travail d'Álvaro Urbano se caractérise par la création d'installations. Il utilise des techniques théâtrales et cinématographiques pour influencer la perception du public, collaborant souvent avec des concepteurs lumière, des scénographes et des ingénieurs du son afin de développer des environnements immersifs. Dans ces espaces, Urbano expose des sculptures hyperréalistes qui simulent des plantes de différentes espèces et des objets du quotidien[6],[7].

Nombre de projets plus récents d'Álvaro Urbano s'inspirent d'espaces architecturaux oubliés ou détruits[8]. Pour son exposition personnelle El despertar, présentée en 2020 à La Casa Encendida à Madrid, Urbano recrée le Pabellón de los hexágonos. Ce pavillon, présenté par l'Espagne à l'Exposition universelle de Bruxelles de 1958, avait été conçu par les architectes José Antonio Corrales et Ramón Vázquez Molezún. L'exposition explorait les points de convergence possibles entre l'architecture moderniste et le fascisme, et plus particulièrement avec le régime franquiste[9],[10].

En 2023, Álvaro Urbano présente une exposition en deux parties dans les antennes mexicaines de la galerie espagnole Travesía Cuatro, à Guadalajara et à Mexico. Pour ce projet, Álvaro Urbano souhaitait créer une rencontre fictive entre le poète espagnol Federico García Lorca et l'architecte mexicain Luis Barragán[11]. Álvaro Urbano crée des répliques réalistes de plantes présentes dans les jardins de Barragán et mentionnées dans les écrits de Lorca. La disposition de ces plantes dans l'espace suggére une possible conversation entre les deux artistes lors de la visite de Barragán à l'Alhambra en 1924[12]. Álvaro Urbano explique ainsi l'intention du projet : « Mon objectif était de transformer les deux personnages en sculptures botaniques, et de faire dialoguer ces deux figures. »[13].

En 2024, Álvaro Urbano présente son exposition personnelle Tableau vivant au SculptureCenter, dans le Queens, à New York[14]. Ce projet s'articule autour de la figure de Scott Burton, figure majeure de la scène artistique new-yorkaise des années 1970 et 1980. Son héritage est largement méconnu et nombre de ses sculptures publiques sont aujourd'hui retirées ou laissées à l'abandon[15]. Urbano a pu récupérer le groupe sculptural Atrium Furnishment, démonté et exposé dans le hall de l'AXA Equitable Center à Manhattan. Après des travaux de rénovation, l'œuvre démontée est entreposée dans le nord de l'État de New York, sans avenir connu. Urbano réussit à l'emprunter grâce à l'aide de Jeremy Johnston, qui s'est chargé de sa récupération, de son entreposage et de son catalogage. Atrium Furnishment est présenté dans une nouvelle configuration au SculptureCenter, aux côtés de différentes sculptures botaniques d'Urbano, représentatives de la flore du Ramble, un lieu de promenade prisé de Central Park. Urbano souhaitait présenter cette exposition comme un hommage à Burton, décédé des suites du sida en 1989, et attirer l'attention sur la préservation de son héritage[16],[17],[18].

Travail collaboratif avec Petrit Halilaj

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Álvaro Urbano crée aussi des œuvres en collaboration avec son partenaire, l'artiste kosovar Petrit Halilaj (en)[19]. Ils présentent des expositions communes dans des institutions telles que, entre autres, Ocean Space, à Venise (2023)[20],[21], la Biennale de Sydney (2024)[22] ou le MACBA, à Barcelone (2024)[23]. Leur collaboration débute en 2012 avec la publication du fanzine Kush te tu ta?, l'une des premières publications dans les Balkans à aborder les questions queer[24],[25].

Sélection d'expositions individuelles

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  • Tableau Vivant, SculptureCenter, New York, États-Unis (2024)[26]
  • La eterna adolescencia, Tenerife Espacio de las Artes, Santa Cruz de Tenerife, Espagne (2023)[27]
  • Granada Granada, Travesía Cuatro, Guadalajara et Mexico, Mexique (2023)[28]
  • The Great Rings of Saturn, Storefront for Art and Architecture, New York, États-Unis (2021)[29]
  • El despertar, La Casa Encendida, Madrid, Espagne (2020)[30]

Sélection d'expositions collectives

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  • pure intention, Biennale de Singapour 2025[31]
  • Whispers on the Horizon, Biennale de Taipei 2025[32]
  • Tea and Dry Biscuits, Musée Georg Kolbe, Berlin, DE (2025)[33]
  • Viaje a la luna, CCA Wattis Institute for Contemporary Arts, San Francisco, États-Unis (2025)[34]

Prix et distinctions

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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Álvaro Urbano » (voir la liste des auteurs).

Références

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  1. (en) « Petrit Halilaj and Álvaro Urbano », Biennale of Sydney (consulté le )
  2. « Opening: Alvaro Urbano at ChertLüdde | Spike Art Magazine », Spike (consulté le )
  3. (en) « Halilaj and Alvaro Urbano | Beaux-arts de Paris », beauxartsparis.fr (consulté le )
  4. (es) ARTEINFORMADO, « Alvaro Urbano. Artista, Investigador/Docente », ARTEINFORMADO, (consulté le )
  5. « Städelschule », staedelschule.de (consulté le )
  6. Studio Berlin - Berghain, Berlin, DISTANZ Verlag, (ISBN 978-3-95476-369-6)
  7. (es) Tom C. Avendaño, « La casa diseñada por una mujer que obsesionó a Le Corbusier (y que él terminó profanando) », El País, (consulté le )
  8. (en) « TEA presenta dos exposiciones que establecen un diálogo en torno a la ruina como condición humana », TEA Tenerife Espacio de las Artes (consulté le )
  9. (es) Artishock, « Álvaro Urbano: El despertar » [« Álvaro Urbano: le réveil »], Artishock Revista, (consulté le )
  10. (es) La Casa Encendida, « Alvaro Urbano Despertar », La Casa Encendida (consulté le )
  11. « Thyssen-Bornemisza Art Contemporary », www.tba21.org (consulté le )
  12. (en) Gaby Cepeda, « Álvaro Urbano Constructs Botanical Romances », Frieze, (consulté le )
  13. (es) « Crea vínculo entre Barragán y Lorca », www.mural.com.mx (consulté le )
  14. (en) « Álvaro Urbano: Tableau vivant », www.sculpture-center.org (consulté le )
  15. (en-US) Julia Halperin, « A Dying Artist Left His Legacy to MoMA. Today He’s Almost Forgotten. », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
  16. (en-CA) « Álvaro UrbanoTABLEAU VIVANT », Esse (consulté le )
  17. (en) « Plain Sight: How Do We Preserve Public Art? », artreview.com (consulté le )
  18. (en) Justin Beal, « A Landmark Show Gives Scott Burton His Due », Frieze, (consulté le )
  19. (es) Tom C. Avendaño, « La emocionante historia de amor detrás de las flores gigantes del Palacio de Cristal del Retiro », El País, (consulté le )
  20. « Thyssen-Bornemisza Art Contemporary », www.tba21.org (consulté le )
  21. (en) « Artists Petrit Halilaj and Álvaro Urbano take a swipe at Italian government's LGBTQ discrimination in Venice installation », The Art Newspaper - International art news and events, (consulté le )
  22. 24th Biennale of Sydney: ten thousand suns, The Rocks, Biennale of Sydney Limited, (ISBN 978-0-9580403-3-4)
  23. (es) « Petrit Halilaj & Álvaro Urbano. Ensamble lunar para mares en alza | Exposición | MACBA », MACBA Museu d'Art Contemporani de Barcelona, (consulté le )
  24. « Rruga për te Autostrada - K2.0 », Kosovo 2.0, (consulté le )
  25. (en-US) Emily Steer, « This Tender Dedication to Queer Love Confronts Italy’s Fascist Past », ELEPHANT, (consulté le )
  26. (en-US) Zoë Hopkins, Travis, « What to See in N.Y.C. Galleries in October », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
  27. (en-US) Montse, « "Acto I: la eterna adolescencia" », Fundación Docomomo Ibérico, (consulté le )
  28. (es-MX) Daniel Alonso Viña, « Barragán y Lorca se enamoran en Ciudad de México », El País México, (consulté le )
  29. (en) Acción Cultural Española, « Alvaro Urbano. The Great Ruins of Saturn », www.accioncultural.es (consulté le )
  30. (es) Telemadrid, « 'El despertar' del pabellón abandonado de los Hexágonos en una exposición de Álvaro Urbano », Telemadrid, (consulté le )
  31. (en) « Singapore Biennale 2025 | Singapore Art Museum », www.singaporeartmuseum.sg (consulté le )
  32. 臺北市立美術館 Taipei Fine Arts Museum, « 台北雙年展 TAIPEI BIENNIAL », TAIPEI BIENNIAL 台北雙年展 (consulté le )
  33. « Tea and Dry Biscuits. Eine Jubiläumsausstellung : Georg Kolbe Museum », georg-kolbe-museum.de (consulté le )
  34. « CCA Wattis Institute for Contemporary Arts », www.wattis.org (consulté le )
  35. (en) « Villa Romana Fellows 2014 — Villa Romana », www.villaromana.org (consulté le )
  36. (en-US) « Performances », Boghossian Foundation (consulté le )
  37. (en-US) « Alvaro Urbano », MAK Center for Art and Architecture, (consulté le )
  38. (en) « Winners of 2026 Chanel Next Prize announced – with 10 artists awarded €100,000 each », artreview.com (consulté le )

Liens externes

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