Édouard Geffray
Édouard Geffray, né le à Épinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), est un haut fonctionnaire et homme politique français.
| Édouard Geffray | ||
Édouard Geffray en 2025. | ||
| Fonctions | ||
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| Ministre de l’Éducation nationale | ||
| En fonction depuis le (10 mois et 26 jours) |
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| Président | Emmanuel Macron | |
| Premier ministre | Sébastien Lecornu | |
| Gouvernement | Lecornu II | |
| Prédécesseur | Élisabeth Borne | |
| Directeur général de l'enseignement scolaire | ||
| – (5 ans et 7 jours) |
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| Ministre | Jean-Michel Blanquer Pap Ndiaye Gabriel Attal Amélie Oudéa-Castéra Nicole Belloubet |
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| Prédécesseur | Jean-Marc Huart | |
| Successeur | Caroline Pascal | |
| Directeur de cabinet du Garde des Sceaux, ministre de la Justice | ||
| – (1 mois) |
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| Ministre | François Bayrou | |
| Prédécesseur | Éric Ruelle | |
| Successeur | Mathieu Hérondart | |
| Secrétaire général de la Commission nationale de l'informatique et des libertés | ||
| – (4 ans, 8 mois et 19 jours) |
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| Président | Isabelle Falque-Pierrotin | |
| Prédécesseur | Yann Padova | |
| Successeur | Jean Lessi | |
| Biographie | ||
| Nom de naissance | Édouard Jean Gabriel Geffray | |
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Épinay-sur-Seine (France) | |
| Nationalité | Française | |
| Diplômé de | Université Paris-Sorbonne IEP de Paris ENA |
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| Profession | Haut fonctionnaire | |
| Distinctions | Légion d'honneur | |
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Il est ministre de l'Éducation nationale depuis le dans le gouvernement Lecornu II.
Biographie
modifierJeunesse, famille et formation
modifierNé le à Épinay-sur-Seine[1], Édouard Geffray est marié et père de cinq enfants[2].
Après des études au lycée Fénelon à Paris, il poursuit ses études supérieures à l'université Paris-Sorbonne où il obtient une maîtrise d'histoire économique, ainsi qu'à l'Institut d'études politiques de Paris[1].
Admis à l'École nationale d'administration (ENA), au sein de la promotion Romain-Gary (2003-2005), il rejoint à sa sortie le Conseil d'État[3],[4].
Carrière professionnelle
modifierEn 2012, il est nommé directeur des affaires juridiques, internationales et de l'expertise, puis secrétaire général (jusqu'en 2017) de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL)[5].
En 2017, il est nommé directeur de cabinet du ministre de la Justice, François Bayrou[6]. Il est ensuite nommé directeur général des ressources humaines du ministère de l'Éducation nationale puis, à partir de 2019, directeur général de l'enseignement scolaire (DGESCO)[1],[7],[8]. À ce poste, il travaille notamment, sous l'autorité du ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, à la mise en œuvre de la réforme du baccalauréat et à la gestion de la pandémie de Covid-19 dans les établissements scolaires puis, sous celle de Gabriel Attal, à la mise en place des « groupes de besoins » au collège[9],[10],[4].
En 2021, il se porte candidat à la direction de l'Institut d'études politiques de Paris, sans succès[11].
Ayant quitté le poste de DGESCO en , il réintègre le Conseil d’État en [11]. En , il remet au gouvernement un rapport sur l’éducation au cinéma à l’école[12].
Ministre de l’Éducation nationale
modifierNommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement Lecornu II le [13], il est le septième ministre de l'Éducation nationale depuis 2022[14], après avoir servi cinq de ses prédécesseurs en tant que DGESCO[4]. Sa nomination est accueillie fraîchement par les syndicats d’enseignants, son profil étant rattaché à la période de Jean-Michel Blanquer (2017-2022)[10],[12] et, selon Sylvie Lecherbonnier et Éléa Pommiers dans Le Monde, au manque de dialogue social qu'il a incarné[4]. Plusieurs médias mettent en avant son « profil technique » dans un contexte de forte instabilité à l'Éducation nationale[15],[16].
Quelques jours après sa prise de fonction, il annonce la suppression de 4 000 postes dans l'Éducation nationale pour 2026. Face aux critiques des syndicats qui dénoncent un « abandon », Édouard Geffray évoque « l’effondrement démographique » et précise que ces suppressions s'accompagnent de créations de postes de stagiaires dans le cadre de la réforme du CAPES[17],[18],[19].
Dans les semaines qui suivent, les observateurs notent sa maîtrise des dossiers et sa connaissance de l'institution, malgré une incertitude quant à sa vision des politiques éducatives[4].
En , il met en place une politique de soutien aux collèges en difficulté, en concentrant des moyens sur les 800 collèges où 40 % des élèves ont moins de 8⁄20 de moyenne au brevet[20]. Dans un souci de « relever le niveau des élèves » au collège et au lycée, il annonce également la création, en 2027, d'un « concours général des collèges » et fait paraître une circulaire renforçant la prise en compte de l'orthographe et de la grammaire pour l'obtention du brevet et du baccalauréat[21],[22].
Lors de l'examen de la proposition de loi "Bétharram", dont il a soutenu l’esprit global, il a fait partie de ceux qui ont souhaité amoindrir la porté de la création d’un fonds d’indemnisation pour les victimes concernées par la prescription des faits, il a de plus contribué à faire retirer la mention de la responsabilité de l’État, qui avait été mis en cause à de nombreuses reprises pour son inertie récurrente[23].
Décorations
modifierLe , Édouard Geffray est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite au titre de « Secrétaire général de la Commission nationale de l'informatique et des libertés ; 11 ans de services »[24] puis au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur le au titre de « directeur général de l'enseignement scolaire ; 20 ans de services »[25].
En tant que directeur général de l'enseignement scolaire, il devient ex officio commandeur de l’ordre des Palmes académiques le [26],[27].
Publications
modifier- Qu'est-ce que le bien commun ? : hommage à Jean-Marc Sauvé (collaboration), Berger-Levrault, (ISBN 978-2-70132-056-4)
- La Culture générale aux concours administratifs (A et B) : méthodologie et dissertations corrigées (avec Christophe Giolito), SEDES, , 1re éd. (ISBN 978-2301001795)
- Code de la protection des données personnelles annoté et commenté (direction), Dalloz, (ISBN 978-2-247-19676-0).
Pour approfondir
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 Who's Who in France, édition 2020, p. 922.
- ↑ Marie-Estelle Pech, « Édouard Geffray, un "moine soldat" à la tête du ministère de l'Éducation nationale », sur marianne.net, (consulté le ).
- ↑ Arrêté du 14 avril 2005 portant affectation aux carrières des élèves de la promotion 2003-2005 « Romain Gary » de l’École nationale d'administration ayant terminé leur scolarité au mois de mars 2005 (élèves issus des concours externe, interne et troisième concours).
- 1 2 3 4 5 Sylvie Lecherbonnier et Éléa Pommiers, « Edouard Geffray, le « techno » qui doit se muer en politique », Le Monde, no 25160, , p. 11 (ISSN 0395-2037, lire en ligne
, consulté le ). - ↑ Johann Foucault, « Gouvernement Lecornu II : voici qui est Édouard Geffray, le nouveau ministre de l'Éducation nationale », sur actu.fr, (consulté le ).
- ↑ Arrêté du 19 mai 2017 portant nomination au cabinet du ministre d'Etat, garde des sceaux, ministre de la justice.
- ↑ Violaine Morin et Mattea Battaglia, « Edouard Geffray, de la DRH au poste de numéro 2 de l’éducation nationale », sur le site du quotidien Le Monde, (consulté le ).
- ↑
Margot Brunet, Marie-Estelle Pech et Quentin Müller, « Ces inconnus qui dirigent la France : Rémy Rioux, Édouard Geffray, Grégory Émery… les vrais piliers des ministères »
, sur le site du magazine Marianne, (consulté le ). - ↑ Marie-Pierre Haddad, « Gouvernement Lecornu II : pourquoi la nomination d’Édouard Geffray à l’Éducation fait réagir », sur rtl.fr, (consulté le ).
- 1 2 Romarik Le Dourneuf, « Geffray à l’Education nationale, un « bras d’honneur » selon les syndicats », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- 1 2 Caroline Beyer, « Énarque, no 2 rue de Grenelle pendant cinq ans… Qui est Édouard Geffray, le nouveau ministre de l’Éducation nationale ? », sur Le Figaro, (consulté le ).
- 1 2 Christophe Morin, « Fin spécialiste, "période Blanquer"… Qui est Edouard Geffray, longtemps homme de l'ombre, nommé ministre de l'Education nationale ? », sur Franceinfo, (consulté le ).
- ↑ « DIRECT. Jean-Pierre Farandou au Travail, Gérald Darmanin à la Justice, Laurent Nuñez à l'Intérieur, Rachida Dati à la Culture… L'Elysée dévoile le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu », sur le site de la chaîne France Info, (consulté le ).
- ↑ « Nomination Gouvernement Lecornu II : à l’Éducation nationale, Edouard Geffray va faire ses classes », sur Libération, (consulté le ).
- ↑ Olivier Schneid, « Un profil technique pour remplacer Elisabeth Borne à l’Éducation nationale », sur La Gazette des communes, (consulté le ).
- ↑ « Gouvernement Lecornu II : Catherine Chabaud, Serge Papin, Jean-Pierre Farandou, Édouard Geffray, Monique Barbut… Le retour de la société civile », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Budget 2026 : des suppressions de postes enseignants liées à la baisse démographique, prévient le ministre de l’Éducation nationale », sur Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « Budget 2026 : le ministre de l’éducation prévoit environ 4 000 suppressions de postes enseignants », sur La Croix, (consulté le ).
- ↑ A. LG, « Suppressions de postes dans l'Éducation : le nouveau ministre évoque "l'effondrement démographique" », sur TF1 Info, (consulté le ).
- ↑ « Le plan d’Edouard Geffray, ministre de l’éducation, pour les 800 collèges qui concentrent la difficulté scolaire », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Marine Ilario, « "Orthographe, syntaxe, grammaire" : Edouard Geffray annonce un durcissement des règles de notation pour le bac et le brevet », sur le site de L'Étudiant, (consulté le ).
- ↑ Louise Dugast, « Orthographe renforcée, concours d’excellence : le ministre de l’Éducation dévoile sa refonte du bac et du brevet », sur le site de l'hebdomadaire Le Journal du dimanche, (consulté le ).
- ↑ Prisca Borrel, « La « loi Bétharram » votée in extremis à l’Assemblée : « Les bourreaux doivent savoir que la société ne les protégera plus jamais » », sur Mediapart, (consulté le )
- ↑ Décret du 14 novembre 2016 portant promotion et nomination.
- ↑ Décret du 29 décembre 2023 portant promotion et nomination dans l'ordre national de la Légion d'honneur.
- ↑ « Article 1 - Décret du 24 juillet 2019 portant nomination du directeur général de l'enseignement scolaire du ministère de l'éducation nationale et de la jeunesse - M. GEFFRAY (Edouard) » [archive du ], sur Légifrance (consulté le ).
- ↑ « Article D911-72 - Code de l'éducation » [archive du ], sur Légifrance (consulté le ).