L'église Saint-Cybi à Holyhead[n 1] est une église du pays de Galles dans le Royaume-Uni. Créée à l'origine au VIesiècle, le bâtiment actuel date principalement des années 1480 à 1520. L'établissement originel a été construit à l'intérieur d'un château fortifié dont il reste des vestiges importants, notamment les murs qui entourent toujours l'église. Elle a été un lieu de culte sans interruption majeure depuis le VIesiècle jusqu'à nos jours.
Elle est classée Grade I (intérêt exceptionnel), ainsi que les murs romains qui l'entourent.
Cette église est le bâtiment le plus important de cette petite ville. Elle reçoit environ 10 000 visiteurs par an – en sus des fréquentations pour les services religieux[1].
Elle est au centre ville, à deux pas du rivage de l'ancien port dit port intérieur[2],[3].
Elle est au cœur d'un fort romain appelé Caer Gybi dont les vestiges entourent l'église. Le fort a lui aussi été nommé d'après Cybi(en)[n 2], qui a fondé l'établissement religieux dans l'enceinte du fort[5],[6].
Ce fort a été construit au sommet d'un décrochement du terrain (mini-falaise, plutôt apparenté à une butte) de 5 m de hauteur. Jusque dans les années 1800, la mer atteignait le pied de la falaise; mais les grands travaux d'aménagement du port exécutés dans le courant de ce XIXesiècle ont fait notablement reculer la ligne du rivage[4].
La ligne de côte devant l'église avant et après les travaux du port
Les murs du chœur, des transepts et de la tourelle d'escalier sont en blocs de schiste avec un peu de meulière en pierre de taille; les murs de l'aile nord sont en blocs de schiste posés sans grande attention à l'alignement,
ceux de l'aile sud et du porche sud sont en pierre meulière, et ceux de la tour ouest sont en moellons.
Tous les habillages sont en grès ou en meulière[n 3]; les toits sont couverts de plomb[7].
Malgré les destructions du XVIIesiècle, le lieu possède encore quantité de traits historiques remarquables[8],[4].
Le chœur est l'une des parties les plus anciennes de l'église, datant du XIIIesiècle[9].
Des figures ornementales se trouvent dans toute l'église[9] -
notamment des sculptures des XVeetXVIesiècles à l'intérieur de l'église et à l'extérieur sur le côté sud[4].
Parmi les ornements les plus remarquables se trouve une belle frise sculptée sur la porte sud, représentant Dieu en majesté soutenant le Christ en croix[8].
Le chœur abrite un autel original Tudor; les extrémités des bancs sont ornées de sculptures 'Homme vert'[8],[n 4].
Il y a une fenêtre de lépreux dans la nef: les lépreux pouvaient observer les services depuis l'extérieur de l'église[8].
Le pignon du transept sud porte un cadran solaire avec l'inscription «Yr hoedl ar hyd ei haros a dderfydd yn nydd ac yn nos» («La vie bien que longtemps elle dure finira en jour et nuit»)[9].
Eglwys y Bedd ("chapelle de la tombe"). Photo de 2019: l'église est en travaux.
Dans l'enceinte du cimetière supérieur[4] sur le côté sud du fort romain[11], à gauche de l'entrée principale de l'enceinte, se trouve Eglwys y Bedd(en) ("chapelle de la tombe")[4]. Le bâtiment d'aujourd'hui était autrefois la nef d'une petite chapelle, probablement construite au XIVesiècle: il en reste, très visible sur la façade au-dessus de l'entrée, le contour d'un arc du chœur. Les archéologues ont aussi trouvé des vestiges d'un bâtiment antérieur[11].
Selon la tradition, le chef de clan irlandais Sirigi[11] ou Seirgi ou Serigi ou Serygei 'Wyddel'[4] (Serigi[n 5]
"The Irishman") a été tué au combat vers l'an 500 par Cadwallon Lawhir ap Einion[n 6],[n 7],
après une défense si vaillante qu'elle lui a gagné le respect des gallois. Ces derniers l'auraient enterré ici, et un sanctuaire érigé à cet endroit. Elle a un nom alternatif: Capel Llan y Gwyddel, ou “Chapelle de l'enclos de l'irlandais”[11].
Ce bâtiment a aussi la réputation de se trouver sur le site de la tombe de saint Cybi mort ici en l'an 554[4].
Cette chapelle est classée Grade II[4]; de nos jours elle sert de church hall(en), lieu à proximité d'une église et utilisé pour des activités laïques appropriées aussi bien que des activités religieuses[11].
Cette chpelle porte aussi le nom de "chapelle de saint David (St David's Chapel)[14].
Elle combine l'art préraphaélite, le style gothique victorien et l'Art nouveau; c'est un bel exemple de l'architecture de la fin du XIXesiècle. Les vitraux richement colorés sont l'œuvre du célèbre atelier de William Morris. La pièce centrale est une statue de W.O. Stanley (voir plus bas «Histoire» > «XIXesiècle») grandeur nature en marbre de Carrare par le sculpteur Hamo Thornycroft[8],[15], réputée être parmi les meilleurs exemples de cette période. Devant ce mémorial se trouve une grille en fer forgé formée entièrement des initiales de Mme Stanley, E. et S., et qui est l'œuvre de T.J. Gawthorp[n 8], métallurgiste d'art pour la reine Victoria[16], Edward VIII[17] et George V[16],[17] et travaillant beaucoup dans le style Arts and Crafts[17], avec son atelier dans Long Acre(en) à Londres[14].
La serpentine verte (parfois appelée “marbre Mona”, Mona marble) des marches précédant le mémorial Stanley a été extraite dans la carrière de Rhoscolyn[9],[18], qui a cessé son activité en 1897[19].
Mozaïque à Holyhead représentant saint Cybi(en), par Gary Drostle, 2006
Le premier établissement religieux sur les lieux est établi par Cybi(en) vers l'an 540[15]. C'est un clas, à la fois monastère et collège[20], qui a contrôlé les églises de l'ouest d'Anglesey pendant plusieurs centaines d'années suivantes[8]. Car les disciples de Cybi ont essaimé dans Anglesey; ainsi Cyngar, qui a fondé l'église de Llangefni; et Maelog, qui a fondé Llanfaelog. Saint-Cybi était l'église-mère de Bodedern, Bodwrog (église Saint-Twrog(en)) et Llandrygarn (église Saint-Trygarn(en))[21].
En 1405, elle est de nouveau endommagée par les troupes d'Henri IV envahissant Anglesey depuis l'Irlande pour réprimer la rébellion d'Owain Glyndŵr. L'armée anglaise vole l'autel et les reliques de Cybi[8]
et les place dans la cathédrale Christ Church de Dublin. Après ces vols, les pèlerinages à Saint-Cybi cessent[23].
L'église actuelle est construite à partir de c.1480 jusqu'après la Réforme[15].
En 1646 selon Coflein[24], ou/et dans les années 1650 selon D. Ross[8], en tout cas pendant la guerre civile en Angleterre (1642-1651), l'armée d'Oliver Cromwell utilise l'église comme poste de garnison. Les soldats endommagent les accessoires religieux, les statues, les fonts baptismaux, les monuments commémoratifs et les vitraux[8],[1]. Ils rehaussent aussi la tour-clocher de 5,2 m (17 pieds) pour l'utiliser comme tour de guet et surveiller la côte[1].
Eglwys y Bedd, abandonnée, est tombée en ruine. En 1748, le révérend Thomas Ellis oeuvre pour sa reconstruction – et pour l'éducation des jeunes garçons pauvres de sa paroisse. Il exhorte Margaret Owen de Penrhos à demander à son riche parent Edward Wynne, chancelier du diocèse de Hereford, des fonds pour l'école qu'il veut fonder. Edward paye les travaux de construction et donne 120 £, dont l'intérêt annuel finance l'entretien des bâtiments et l'éducation de «six pauvres garçons de cette paroisse»[4].
Les ruines du chœur d'Eglwys y Bedd sont déblayées en 1810 pour faciliter l'accès à l'église principale[15],[11]. Selon la tradition populaire, les os d'un homme imposant – supposé être Sirigi – y ont été trouvés dans un cercueil en pierre puis emmenés en Irlande[11].
En 1816, deux galeries, une chaire et un lutrin sont installés, et quelques ajouts sont faits aux hauts bancs attribués aux propriétés de la paroisse. C'est peut-être à cette époque que les quatorze anciens bancs de prébendes sculptés, et l'ancien quadrant marin noté par Pennant, sont enlevés. Ces changements sont malvenus aux yeux des paroissiens; Lady Stanley ne manque pas de protester contre ces incongruités, qui sont rectifiées lors de la série de travaux suivante par G. Scott[14].
Jusqu'en 1817 les services religieux sont en gallois le matin et le soir, sauf le troisième dimanche du mois où le service est en anglais. Cette année-là, après de fortes pressions de la part de la section anglaise de la communauté, le révérend Ellis Anwyl Owen change cet ordre: pour les trois premiers dimanches du mois le service gallois avec sermon est à 10h00 et celui anglais à 14h00; le dernier dimanche du mois, le service en anglais est à 11h00 et le service gallois à 14h00[14].
Un autre changement notable vient en 1826. Suite aux travaux d'aménagement du port, la ligne de côte s'est éloignée de l'église et de nouveaux terrains deviennent accessibles; le 2 septembre 1826, le cimetière de cette nouvelle cour basse est consacré[14].
En 1876 l'architecte George Gilbert Scott (père) fait des plans pour restaurer cette église; ils sont initialement rejetés par l'Incorporated Church Building Society pour une subvention. Le politicien local William Owen Stanley de Penrhos (Holyhead)[25], député d'Anglesey[15], propose sous conditions de contribuer à hauteur de 4 000 £ sur le coût estimé à 6 000 £; en contrepartie de cet apport, il veut que le chœur soit restauré selon ses plans – en consultation avec Scott, tout de même – et veut aussi la poursuite des services en anglais. Ces conditions sont acceptées pourvu que l'église soit libre sauf pour le banc de Penrhos[25].
Scott reconstruit le toit de la nef, installe une couverture sur la tourelle extérieure, refait le pavage du chœur, et exécute d'autres réparations et une remise en état. Ces travaux ont commencé en 1876 ou 1877, et après la mort de Scott en 1878 ils sont achevés en 1879[25] par Arthur Baker, élève de Sir Gilbert de 1864 à 1867 et resté en place en tant qu'assistant[14].
Au centre, la chapelle Stanley; à sa gauche, le transept sud de l'église; à sa droite, le presbyterium.
Elin, la femme de W.O. Stanley – décédée avant lui –, commande une chapelle[15].
En 1877, Scott (père) dessine la chapelle Stanley[25] qui n'est construite qu'en 1897[20],[15]. Elle se trouve sur le côté est du transept sud de l'église[15], au sud du presbyterium (l'espace derrière le chancel). Les travaux sont commencés sous la direction d'Arthur Baker, mais il décède avant leur achèvement; son gendre et partenaire Harold Hughes de Bangor supervise leur achèvement. Les travaux de construction sont effectués par M. R. Bridgeman de Lichfield[14]. C'est la dernière addition à l'église et l'une de ses principales attractions[15].
L'orgue de l'église est construit en 1794 par Mr A Gray. Il est installé à Eaton Hall, Chester (dans le Cheshire), en 1794 comme cadeau de mariage à la marquise de Westminster Lady Eleanor, par son père le comte de Wilton. Le buffet d'orgue actuel, en noyer, décoré de nacre, date de cette époque, ainsi que les touches et les jeux en ivoire. En 1881, l'orgue est rénové par Charles Whitely de Chester. En 1929, il est donné à la Chester City Mission; mais il est trop grand pour y être installé. Peu de temps après, en 1932, il est installé à l'église Saint-Cybi dans le transept nord; et à cette occasion un rang de tuyaux est ajouté[26].
Juste à côté de cet orgue se trouve une section d’une peinture murale partielle de la fin du XVesiècle représentant la rose de la famille Tudor, qui avait ses racines à Anglesey[20].
En 2012 le National Lottery Heritage Fund(en) attribue 4 800 £ pour des réparations sur la tour de l'église: il faut enlever la végétation qui pousse sur ses murs et repointer les pierres (retoucher les joints). Cadw, l'organisme gouvernemental chargé de la conservation du patrimoine, parle de s'engager à hauteur de 21 000 £. La vicaire de l'église, Jane Bayley, donne une estimation de 100 000 £ pour ces mesures d'entretien[1].
En 2013, des travaux de restauration sont effectués. Le plâtre du mur ouest de la nef est retiré et la maçonnerie exposée révèle des traces de certaines altérations antérieures. Selon le Gwynedd Archaeological Trust, les deux lignes diagonales mises au jour dans les coins au sommet du mur, marquent une ancienne ligne de toit en pente, datant peut-être de l'église du début du XIIesiècle. Une petite porte bouchée trouvée haut sur le mur correspondrait peut-être à un ancien escalier intérieur ou extérieur disparu depuis. Deux autres ouvertures centrées et plus basses, sont placées l'une au-dessus de l'autre; la plus haute d'entre elles est la plus ancienne et daterait peut-être de l'occupation de l'église par la soldaterie de Cromwell; l'ouverture inférieure pourrait indiquer l’existence passée d'une galerie, un mobilier fréquent dans les églises d'Anglesey du XVIIIesiècle et, peut-être, correspondrait à l'une de ces galeries controversées de 1816[14].
Début 2025, l'église est en cours de rénovation importante dans le cadre des plans du centre-ville du conseil du comté d'Anglesey (elle a en principe rouvert ses portes au culte vers le milieu de l'année). Les travaux sont financés par le gouvernement britannique via le UK Shared Prosperity Fund ("Fonds pour une prospérité partagée au Royaume-Uni") qui a attribué les fonds nécessaires en janvier 2023. Au programme: installation d'une rampe pour faciliter l'accès à l'édifice; dépose et repose des carreaux victoriens d'origine pour installer un système de chauffage par le sol; nettoyage des délicats carreaux à décor d'engobe du chœur et du maître-autel avant leur réinstallation dans leurs positions d'origine; nouveaux bancs en bois pour le culte et des chaises empilables pour les grands événements communautaires[27]. Les nouveaux bancs sont en chêne et sont censés être plus facilement amovibles que les anciens bancs. Le chauffage au sol doit être activé par une pompe à chaleur[28].
Toutefois ces travaux ne suscitent pas un accord unanime.
L'orgue a besoin d'être rénové, il en coûterait 200 000 £ et l'autorité chargée des travaux refuse de payer. En 2024 l'orgue a été stocké ailleurs, en attente de trouver un preneur acceptant de payer la rénovation et ayant assez de place pour l'intaller[28] (l'orgue mesure 3,48 m x 2,39 m x 5,80 m). L'Institut pour la Construction d'Orgues Britanniques[n 9] l'a d'ailleurs listé comme "available for Relocation", "disponible pour relocation"; mais précise aussi que l'orgue a subi une révision complète en 2013[26], par quoi on peut assumer qu'il ne tombe pas en ruine; il est donc légitime de se demander ce que le devis de 200 000 £ est supposé couvrir - et s'il est bien nécessaire de supprimer cet orgue – pour le remplacer par quoi, est une autre question légitime[28].
Le Gwynedd Archaeological Trust a fait des sondages «pour établir la substructure du sol de l'église», et ce faisant a dérangé des vestiges de squelettes humains. Un porte-parole pour Church in Wales a confirmé que ceux-ci ont été réenterrés «dans le cimetière de St Seiriol avec toute la dignité voulue et les rites chrétiens appropriés»[28]. Ce cimetière sans grand attrait n'est même pas dans l'enceinte qui entoure l'église, il se trouve à plusieurs centaines de mètres vers l'intérieur de l'île[29] – ce qui ne respecte guère les volontés des défunts. On peut aussi se demander s'il y a d'autres tombes sous le sol de l'église, et si oui quel effet aura le chauffage au sol sur les vestiges de sépultures.
↑Saint Cybi était un membre d'une riche famille romano-britannique des VeetVIesiècles, liée aux fondateurs de la dynastie des princes de Galles. Son père était Selyf(en), un chef de clan cornique dont le pedigree est lié à Cystennin Gorneu (Constantin de Cornouailles, successeur d'Arthur Pendragon). La mère de Cybi était Gwen, fille de Gynyr de Caergawch(en) et sœur de Non (ou Nonna), la mère de David, saint patron du pays de Galles (dont Cybi est donc le cousin). Cybi est né en Cornouailles en 480, il est arrivé à Holyhead en 540 et y est mort en 554[4].
↑La traduction des types de pierres des murs de l'église relève d'un domaine spécialisé et n'est peut-être pas totalement exacte. Le texte originel est:
The walls of the chancel, transepts and stair-turret are of schist rubble with some grit; the walls of the N. aisle are of schist blocks roughly coursed, those of the S. aisle and S. porch are of grit ashlar, and those of the W. tower are of rubble. All the dressings are of sandstone or grit; the roofs are covered with lead[7].
↑Les représentations de l'“Homme vert” sont toujours d'actualité: on les retrouve sur le tablier du Celtic Gateway Bridge(en) reliant le centre ville et le port pour les piétons et cyclistes[10].
↑
Serygei: en gaélique, "Saoirghin" signifie "personne née libre" (source).
↑
Les colonisateurs irlandais ont été définitivement expulsés de la région par le roi de GwyneddCadwallon Lawhir ap Einion (†534); il a annexé Ynys Mon (l'île d'Anglesey), qui est subséquemment devenue le fondement politique et culturel du royaume de Gwynedd.
Cadwallon Law Hir signifie "Cadwallon aux mains longues" – il aurait eu des bras notablement longs.
↑Trioedd Ynys Prydein, ou «Triads of the Island of Britain», est une collection de textes médiévaux qui compile des fragments du folklore, de la mythologie et de l'histoire traditionnelle gallois en ensembles de trois. L'une de ces triades mentionne Cadwallon Lawhir tuant Seregri Wyddel:
Kynyr or Kevyr (by another name) and Meilir and Yneigr, sons of Gwron ap Cunedda, who were all three with Cadwallon Lawhir their cousin when he drove the Gwyddyl Ffichti from Mên [Mên signifie “stone” en gaélique[12], mais nous ne trouvons pas à quel lieu ce nom se réfère]. And then they destroyed them (the Gwyddyl Ffichti) completely, when Cadwallon Lawhir slew Seregri Wyddel (= the Irishman) in Llan y Gwyddyl at Caer Gybi [= Holyhead] in Mon[13].
Thomas John Gawthorp (1831/32, Hull–1911[16])
est un artisan réputé pour son travail sur métal. Il a produit plusieurs catalogues de sa production et de petits ouvrages sur ce sujet:
[1856] (en) Catalogue of Memorial Brasses Engraved by Gawthorpe, non publié mais présent à la bibliothèque d'Art du Cictoria & Albert Museum, (cité dans mbs-brasses.co.uk)
[1881] (en) Designs and Examples of Monumental, Heraldic and Memorial Brasses, Drawn, Wrought and Engraved by T.J. Gawthorp, Londres, édité par l'auteur, (OCLC1063077873)
[T.J. & W.E. Gawthorp 1891] (en) A Manual of Practical Instruction in the Art of Brass Repoussé for amateurs ... Illustrated, Londres, R. Sutton & Co, (réimpr.1899 (2e éd.), 1902 (3e éd., B.T. Batsford, 76 p.), 1907 (B.T. Batsford, 88 p.), 2018 (ISBN9780342139088) (126 p.), 2022 (ISBN9781015560109) (126 p)), 55p. (OCLC1064717793, présentation en ligne) (la date sur la couverture est 1892. Cité dans mbs-brasses.co.uk)
La couverture de son livre de 1886 indique qu'il a reçu une médaille à l'exposition internationale des inventions (International Inventions Exhibition(en)) de 1885, et qu'après ou – plus probablement – en sus de son atelier de Long Acre il a ouvert un magasin (avec ou sans atelier attenant?) au 16, Olde London Street (Londres). Il est listé dans «Mapping the Practice and Profession of Sculpture in Britain and Ireland 1851-1951», banque de données tenue par le University of Glasgow History of Art et par HATII(en).
Ses deux fils Thomas George (?-?) et Walter Edmund Gawthorp (1859-1936[16]) ont suivi ses traces; l'entité "Gawthorp and Sons" est créée à Londres dès 1909. Leur style Arts and Crafts a eu beaucoup de succès; ils ont travaillé le métal pour la reine Victoria[16], Edward VIII[17] et George V[16],[17].
Son fils W.E. a lui aussi produit quelques ouvrages:
[1922] «Ancient and modern methods of engraving brasses», Trans. St. Paul's Ecclesiolog. Soc., vol.9, , p.65-74 (cité dans mbs-brasses.co.uk)
[1923] The Brasses of our Homeland Churches, London, (cité dans mbs-brasses.co.uk)
[1912] «Some remarks on Stones used for Ancient Brasses and Incised Slabs», The Builder, , p.186-188 (cité dans mbs-brasses.co.uk)
Il semble aussi qu'à partir de 1907 les fils ont pris à leur charge la publication des nouvelles éditions des ouvrages du père.
L'atelier est repris par J Wippell and Co., probablement à la suite de la mort de Walter Edmund Gawthorp – mais la compagnie du nom de Gawthorp est encore signalée dans la London Gazette du 3 janvier 1938[16].
↑(en) Jana Horák, «Mona marble: characterisation and usage», dans Stone in Wales. Materials, heritage and conservation, articles de la Welsh Stone Conference, Cardiff [PDF], sur researchgate.net, (consulté en ), p.4.
↑(en) An Inventory of the Ancient Monuments in Anglesey, vol.2, Her Majesty's Stationery Office / William Clowes and sons Ltd, (1reéd. 1937), sur books.google.co.uk (lire en ligne), p. xci.
↑(en) «Caer Gybi Roman Fort, Later College Precinct; Caergybi», sur coflein.gov.uk, Coflein (du Welsh cof, “mémoire”, et lein, “ligne”), la base de données en ligne pour le Registre des monuments nationaux du pays de Galles (National Monuments Record of Wales, NMRW) (consulté en ).
1234(en) Robert Scott (arrière-arrière-petit-fils de George Gilbert Scott (père)), «St Cybi's, Holyhead», sur gilbertscott.org (consulté en ).