Église Saints-Jean-et-Nicolas de Schaerbeek
L’église Saints-Jean-et-Nicolas (en néerlandais : Sint-Jan en Niklaaskerk) est un édifice religieux catholique de style néoclassique (XIXe siècle) sis au n° 75A de la rue de Brabant à Schaerbeek, Bruxelles. Construite au milieu du XIXe siècle pour les services pastoraux catholiques de la localité, l'église accueille également des communautés chrétiennes de rite oriental. La liturgie en slavon y est régulièrement célébrée pour les chrétiens orthodoxes russophones.
| Église Saints-Jean-et-Nicolas | |
Vue de l'église à partir de la rue de la fraternité | |
| Présentation | |
|---|---|
| Culte | catholique et orthodoxe |
| Type | Église paroissiale |
| Rattachement | Archidiocèse de Malines-Bruxelles |
| Début de la construction | 1847 |
| Fin des travaux | 1850 |
| Architecte | J.P.J. Peeters Gustave Hansotte |
| Style dominant | Néoclassique |
| Protection | |
| Géographie | |
| Pays | |
| Région | Région de Bruxelles-Capitale |
| Ville | Schaerbeek |
| Coordonnées | 50° 51′ 37″ nord, 4° 21′ 48″ est |
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Histoire
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L'église de style néoclassique fut construite entre les années 1847 et 1850 selon les plans des architectes J.P.J. Peeters et Gustave Hansotte, et grâce à la générosité de Jean-Nicolas Nevraumont (1774 - ), bienfaiteur habitant à l'époque la commune de Schaerbeek mais dont la tombe se trouve au cimetière de Saint-Josse-ten-Noode.
Situé, dans les années 1920 et 1930, dans un des quartiers « juifs » de Bruxelles, du à la forte concentration d'immigrés d'abord juif polonais, puis juif allemands, le curé Georges Meunier et son adjoint Armand Spruyt se font « spécialistes » de la conversion : De 1939 à 1944 ils baptisent pas moins que 160 juifs. Au moment, que la persécution des juifs par l'occupant s'intensifie, ils se lancent, ensemble surtout avec leur paroissienne Fernande Hennard, de cacher convertis comme non-convertis[1],[2],[3]. Ils réussissent d'en sauver de la mort, leurs actions restent ambiguë : Ils essayent de sauver des enfants juifs des Nazis et du judaïsme…[4].
Invités par le curé Jean-Pierre Dupont, des immigrés en sejour illégal occupent, du au , la sacristie de l'église et se mettent en grève de la faim demandant la régularisation des travailleurs clandestins[5]. Cet événement a débouché sur la décision du 1er août 1974.
L'église a été classée le par la Région de Bruxelles-Capitale[6]. Des rénovations intérieures et extérieures ont eu lieu, pendant les années 1990[6], entre 2000 et 2001 ainsi que de 2003 à 2004.
La dernière messe catholique romaine à lieu dans l'église en juin 2016. À partir de cette date, la fabrique d'église loue le bâtiment à la communauté orthodoxe géorgienne[7], qui de son côté l'appelle Saint Nicolas[8].
Patrimoine
modifier- L'église se distingue par son clocher rectangulaire.
- Les orgues néoclassique datent de 1885 et sont l'œuvre du facteur Pierre Schyven[9].
- L'autel, la chaire de vérité et plusieurs statues sont œuvres du sculpteur Guillaume Geefs[6].
- Les peintures La Crucifixion et la Descente de la Croix par Virginie Bovie[6].
Galerie de photos
modifier- Voutes en interieur.
- Interieur
L'autel Une station du chemin de croix La chaire de vérité
Localisation
modifierL'église a deux entrées, une donnant sur la rue d'Aerschot et la seconde dans la rue de Brabant. La rue de la Fraternité fait face à l'entrée principale de l'église, tandis que la gare du Nord se trouve à l'arrière.
La paroisse Saints-Jean-et-Nicolas fait partie de l'unité pastorale Les Coteaux qui fait elle-même partie du doyenné de Bruxelles Nord-Est.
L'église a donné son nom à une école toute proche, le 'Centre Professionnel Saints-Jean-et-Nicolas'.
Références
modifier- ↑ (nl) Lieven Saerens, Onwillig Brussel, Louvain, Davidsfonds, (ISBN 978-90-5908-556-5), p. 155
- ↑ « Henrard Fernande », sur Yad Vashem, base de données des justes parmi les Nations
- ↑ « Spruyt Armand », sur Yad Vashem, base de données des justes parmi les Nations
- ↑ (nl) Hanne Hellemans, « Tot wie behoort de ziel van het kind ? De herintegratie van kinderen in de joodse gemeenschap na de Tweede Wereldoorlog », Bijdragen tot de Eigentijdse Geschiedenis, nos 13-14, , p. 208 (lire en ligne [PDF])
- ↑ Mazyar Khoojinian, « La campagne de régularisation des travailleurs clandestins en Belgique (1974-1976) : acteurs institutionnels et pratiques administratives », C@hiers du CRHIDI, , p. 5 (ISSN 2406-4157 et 1370-2262, DOI 10.25518/1370-2262.1660, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 4 « Schaerbeek : Église Saints-Jean-et-Nicolas », sur Inventaire du patrimoine architectural, MRBC
- ↑ « L’église Saints Jean et Nicolas confiée aux Géorgiens », sur catho-bruxelles.be (consulté le )
- ↑ « Paroisse Saint Nicolas site=orthodoxia.be » (consulté le )
- ↑ orgues.irisnet.be
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- « Schaerbeek : Église Saints-Jean-et-Nicolas », sur Inventaire du patrimoine architectural, MRBC
- « L’église Saints Jean et Nicolas confiée aux Géorgiens », sur catho-bruxelles.be (consulté le )
Liens externes
modifier- Église Saints-Jean-et-Nicolas sur 1030.be
- « Paroisse Saint Nicolas site=orthodoxia.be » (consulté le )
- Ressource relative à la religion :